En 10 ans, la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de l’Union européenne a quasiment doublé, pour atteindre 9%. La France est à la peine. Il faudra poursuivre l’effort dans les 10 prochaines années.
En Lettonie et en Suède, les énergies renouvelables représentent plus du tiers de la consommation intérieure brute d’énergie. Dans les 27 pays de l’Union, cette part du renouvelable (1) a augmenté entre 1999 et 2009. En moyenne, elle a presque doublé, passant de 5 à 9%.
En comparaison, la France a plutôt stagné. Bien placée en 1999, avec 6,5%, elle n’a accru sa part de renouvelable que d’un point en dix ans. Ce qui n’empêchait pas le ministère de l’Environnement de compter, il y a un an, sur un sursaut ambitieux : porter cette part à 10% en 2010. On saura cet été si cet objectif a été atteint.
Et l’effort devra se poursuivre, en France comme en Europe. En 2007, les Etats de l’Union se sont engagés à porter la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie – un indicateur sensiblement différent – à 20% d’ici 2020. Un engagement répété, parmi d’autres, dans une « feuille de route énergétique » établie le mois dernier. Pour la France, l’objectif est porté à 23%. Ce qui demande un effort significatif. Selon cet indicateur, le pays en était à 10,3% en 2009, contre 9,6% en 2005.
Les chiffres publiés par Eurostat, à l’occasion de la semaine européenne de l’énergie durable, du 11 au 14 avril, rappellent que la France est le premier pays du nucléaire en Europe. L’atome fournit 40% de l’énergie consommée dans le pays, aujourd’hui comme il y a 10 ans. Dans l’Union, la part du nucléaire est de moins de 14%, en baisse d’un point en 10 ans. A noter que la Suède a réduit sa part de consommation d’énergie nucléaire de plus de 37% à moins de 30%. Et a augmenté sa part d’énergies renouvelables dans les mêmes proportions, de 27 à 34%.
Photo © Laurent Mignaux/MEEDDM
(1) L’énergie renouvelable comprend l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la géothermie et l’énergie solaire.
