Après la photo de Donald Trump, entouré d’hommes, s’en prenant à l’avortement, les réactions ironiques n’ont pas manqué. Tour d’horizon grinçant.
Après la signature par Donald Trump de la « Global Gag Rule », interdisant le financement par les Etat-Unis de toute ONG qui soutiendrait de près ou de loin l’avortement, c’est la santé et la vie de milliers de femmes, dans les pays les plus pauvres du monde, qui est en jeu.
L’image de la signature du décret présidentiel réinstaurant cette règle est déjà devenue un symbole : uniquement des hommes rassemblés pour prendre une décision concernant le corps des femmes. De quoi susciter de la colère mais aussi, heureusement, de l’humour salutaire.
Le Huffington Post dresse ainsi « la liste complète des fois où des femmes uniquement ont légiféré sur les corps des hommes ». La voici :

En France un nouveau collectif, « Nous sommes 52 », a publié un photomontage réjouissant. Une présidente Hillary Clinton, entourée uniquement de femmes, en uniforme, signant un nouveau décret. Il s’agit d’« interdire aux hommes d’éjaculer hors procréation dans un souci d’égalité entre les hommes et les femmes ».
https://twitter.com/noussommes52/status/824164811424616448
[En fait c’est Barack Obama, non Hillary Clinton, qui figure sur la photo originale. C’était en juillet 2009, le tout nouveau président attribuait la médaille d’or du Congrès aux WASP, les femmes pilotes de la seconde guerre mondiale.]
Le site satirique belge NordPresse a, dans la même veine, imaginé la signature d’une loi par la gouverneure de l’État de l’Oregon : « Les hommes ne peuvent plus se masturber sous peine de prison, voire de castration. » Avec cette justification : « Pourquoi devrions-nous laisser certains présidents ou ministres décider de ce que nous pourrions faire de l’enfant que nous portons, alors que ces hommes sacrifient chaque jour des millions, même des milliards de spermatozoïdes sans jamais s’en plaindre. Ils s’en vantent même ! La décision est claire. Ce gaspillage est considéré comme un meurtre pré-natal. »
Voilà un an, une élue démocrate du Kentucky déposait très officiellement, tout autant qu’ironiquement, une proposition de loi visant à réguler l’accès au Viagra pour les hommes. Elle expliquait ainsi sa démarche : « Ils me fatiguent… j’en ai assez de ces 80 mecs qui disent aux femmes ce qu’elles doivent faire .J’en suis venue à me demander : ‘Comment ce groupe d’hommes se sentirait si le gouvernement s’immisçait dans leurs décisions médicales privées ? ‘».
