Comment le choix des mots dans la presse banalise les violences faites aux femmes. Une enquête d’Arrêt sur Images.
« La mayonnaise monte, assaisonnée de quelques marrons et coups de saton qui se traduiront par un flamboyant coquard à l’œil droit de madame. » Voilà un exemple de la façon dont la presse peut traiter des violences conjugales. « Comment le choix des mots banalise la violence faite aux femmes », c’est une enquête de Laure Daussy à lire sur Arrêt sur Images.
De la narration sur le mode ironique à l’usage immodéré de l’expression « crime passionnel », ces violences, qui ont tué 174 femmes en 2012 en France, sont régulièrement minimisées dans la presse. Quand les femmes ne sont pas culpabilisées. Exemple avec La Dépêche du Midi qui, en conclusion d’un article sur un viol, conseille aux femmes de ne pas sortir seules le soir. Et les journalistes interrogés par Laure Daussy ne semblent pas voir le problème.
« L’immunité amoureuse dans la presse », c’est aussi ce que dénonçait Natacha Henry sur Les Nouvelles NEWS.
