« Un flamboyant coquard à l’œil droit de madame »

par La rédaction

Comment le choix des mots dans la presse banalise les violences faites aux femmes. Une enquête d’Arrêt sur Images.


 

« La mayonnaise monte, assaisonnée de quelques marrons et coups de saton qui se traduiront par un flamboyant coquard à l’œil droit de madame. » Voilà un exemple de la façon dont la presse peut traiter des violences conjugales. « Comment le choix des mots banalise la violence faite aux femmes », c’est une enquête de Laure Daussy à lire sur Arrêt sur Images.

De la narration sur le mode ironique à l’usage immodéré de l’expression « crime passionnel », ces violences, qui ont tué 174 femmes en 2012 en France, sont régulièrement minimisées dans la presse. Quand les femmes ne sont pas culpabilisées. Exemple avec La Dépêche du Midi qui, en conclusion d’un article sur un viol, conseille aux femmes de ne pas sortir seules le soir. Et les journalistes interrogés par Laure Daussy ne semblent pas voir le problème.

« L’immunité amoureuse dans la presse », c’est aussi ce que dénonçait Natacha Henry sur Les Nouvelles NEWS.

 

 

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09 Aziza 25 juin 2013 - 09:47

Le film de jacques Demy « les Parapluies de Cherbourg » est parait il au programme du bac option cinéma.
Fort bien. Comme c’est un film que j’aime beaucoup, on m’offre la version restaurée; et là, qu’est ce que je lis sur la pochette du DVD qui résume l’argument du film?  » Guy est appelé en Algérie, et Geneviève SE DONNE À LUI avant son départ » (sic!) Qu’est ce que les élèves de terminale vont entendre de cette phrase? rédigée en 1992, date de restauration de la pellicule! est ce ainsi qu’ils vont concevoir des relations saines et égalitaires entre les sexes ?

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