Un grand emprunt pour quoi faire ?

par Isabelle Germain
grand empruntNicolas Sarkozy a fixé à la commission pilotée par Alain Juppé et Michel Rocard une feuille de route plutôt industrielle. Les investissements d’avenir pour la France ne devraient-ils pas se situer, aussi,au niveau social, en amont  des investissements industriels ?

 

Le 26 août, Nicolas Sarkozy confiait les clés de la réflexion sur le futur grand emprunt à un groupe de chercheurs, entrepreneurs, syndicalistes pilotés par deux anciens Premiers ministres : Michel Rocard et Alain Juppé.

A eux de faire des propositions sur de grands investissements d’avenir, stratégiques pour la France. Le Président de la République a bien insisté : il ne s’agit pas de combler des trous dans les dépenses courantes de l’Etat ou d’allonger le plan de relance, mais de construire l’avenir de notre pays.

Il laisse à la commission le soin de définir ces grandes orientations mais livre tout de même une feuille de route assez précise : « l’économie de la connaissance », « la compétitivité des entreprises » et « les équipements industriels innovants ». Voilà qui ressemble furieusement aux objectifs des pôles de compétitivité et autres missions de soutien à la recherche et développement dans l’industrie.

Créés en 2004, les pôles de compétitivité « associent, sur un territoire donné, des entreprises, des centres de recherche et des organismes de formation sur des projets innovants conduits en commun pour plus de compétitivité au niveau national ou international ». Ils ont bénéficié, dès leur création d’une enveloppe globale de 750 millions d’euros sur trois ans et d’une nouvelle enveloppe de 1,5 milliard d’euros pour trois ans en 2008. Le soutien à l’innovation technologique passe aussi par des organismes comme OSEO.

Mais le système souffre d’un trop grand saupoudrage des aides publiques et peine à atteindre ses objectifs…. Alors faut-il injecter plus d’argent ou optimiser les dispositifs existants ? Pourquoi les « investissements stratégiques pour l’avenir de notre pays » doivent-ils être voués à l’industrie comme au bon vieux temps des Trentes Glorieuses ? Peut-être faudrait-il envisager ces investissements en amont : dans le social, dans une politique éducative de qualité qui fera le terreau de l’économie de la connaissance, dans la lutte contre l’analphabétisme, contre la délinquance (« quand on ouvre une école, on ferme une prison » disait Victor Hugo), dans la formation des individus tout au long de la vie. Bref, dans la cohésion sociale et la sécurité qui permet aux individus d’entreprendre pour l’avenir. Qu’en pensez-vous ?

 

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3 commentaires

TROSTIANSKY 27 août 2009 - 23:25

ce serait interessant d envisager des investissements qui permettent de reduire les inegalites entre les hommmes et les femmes : un plan creche par exemple permettrait des emplois supplementaires
en esperant que rocard et juppe se saisissent de ce type d idee innovante

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mariem 28 août 2009 - 11:10

Sur ce sujet, je rejoins l’avis de Isabel Germain : investir dans le social, dans une politique éducative de qualité…

mais tout le monde a compris que ce gouvernment n’a que des amtitions de capitalistes, « tout casser », « tout réprimer »… et qu’il n’est nul besoin d’un emprunt quand on ne VOLE pas l’argent (150% d’augmentation du salaire de sarko!), qu’on ne le DONNEe pas aux banques, aux grands groupes… aux « copains » (Rocard, 80 ans, devedjan – age d’un retraite depuis longtemps : toujours grassement payé par l' »état !)

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minette11 31 août 2009 - 11:23

Pour quoi faire cet emprunt ?

Pour continuer a prendre le CONcitoyen pour un crétin…

un jour la France est soit-disant en faillite… le len demain, on découvre des milliards pour les GROS

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