La Grande-Bretagne choisit la flexibilité pour le congé parental

par La rédaction

NickClegg

Pour le gouvernement, les nouvelles règles qui prendront effet en 2015 sont une affaire d’égalité tout autant que de bon sens économique.


 

 

Le gouvernement britannique a annoncé, mardi 13 novembre, une réforme du congé parental, qui prendra effet en 2015. Il s’agit de rebattre les cartes qui éloignent les jeunes mères du marché du travail.

« C’est non seulement la clé pour une société plus juste, mais aussi pour la prospérité », a expliqué le vice-Premier ministre Nick Clegg en dévoilant le projet. Au cours de la dernière décennie, le taux d’emploi féminin n’a pas progressé dans le pays. Selon une récente étude, un million de femmes manquent à l’économie britannique

A l’heure actuelle, une mère peut bénéficier d’un congé parental de 52 semaines. Le père peut en prendre la part qu’il souhaite, pour un maximum de 6 mois, à partir de 20 semaines après la naissance. Ces congés ne peuvent être pris qu’en bloc.

La nouvelle formule proposée mise sur une totale flexibilité. La mère disposera d’un congé de deux semaines après la naissance. Les 50 semaines restantes pourront être prises par les parents comme ils le souhaitent, ensemble ou de manière alternée, en bloc ou de façon fractionnée. Le salaire sera garanti pendant 9 mois.

« Bonne nouvelle »

Cette réforme est globalement saluée par les associations de droits des femmes. Pour la Fawcett Society, « donner aux familles plus de choix et de flexibilité sur la façon de partager leurs responsabilités de soins (…) est une bonne nouvelle. Ce nouveau modèle de congé transférable devrait aussi permettre de remettre en cause la ‘pénalité de la maternité’, qui voit les travailleuses discriminées en raison de leur rôle, effectif ou potentiel, de mères ; une des principales cause des inégalités salariales ».

La quête d’une meilleure implication des pères a toutefois des limites… économiques elles aussi. Le gouvernement n’a toutefois pas retenu le choix, comme c’est le cas en Norvège par exemple, d’imposer au père une durée de congé non transférable. Il peut continuer, s’il le souhaite, à ne prendre que ses deux semaines de congé paternité. Nick Clegg ne ferme pas la porte à un allongement de cette période, mais ce sera pour plus tard, quand l’économie ira mieux. Car il existe « de fortes inquiétudes , à la fois au sein du gouvernement et du secteur économique, sur le coût immédiat » d’une telle mesure, a indiqué le vice-Premier ministre.

 

 

Photo : Nick Clegg le 22 septembre 2012

 

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