Accueil Politique & SociétéÉducation Grippe A/H1N1, le Gouvernement néglige la garde des enfants

Grippe A/H1N1, le Gouvernement néglige la garde des enfants

par Isabelle Germain

écoleLorsque trois cas seront avérés, il faudra fermer les classes. Mais qui va garder les enfants ? « Solidarité familiale », répond Luc Chatel, le ministre de l’Éducation. A ses yeux, le virus est donc une affaire publique jusqu’à la fermeture des classes. Ensuite il devient une affaire privée. Pas d’accord disent des parents et quelques organisations syndicales. Il faut envisager différents scenarii et prévoir une politique ad’ hoc.


 

L’Etat prend ses responsabilités à moitié

Fermer les classes, voire les établissements lorsque trois enfants ou plus sont atteint du virus, c’est de la responsabilité de l’Etat. En revanche imaginer un plan de prise en charge des enfants ainsi renvoyés chez eux ne fera l’objet d’aucune politique publique. C’est le message du ministre de l’éducation. Nous sommes en 2009, la France est un pays de couples biactifs, mais pour une crise de l’ampleur de celle qui s’annonce, il faut faire appel à la « solidarité familiale ». L’affaire sort du champ du politique. Lors de catastrophes naturelles par exemple, l’Etat ne dit pas « débrouillez-vous avec la solidarité familiale » pour reloger les victimes.  Mais pour ce qui est de la garde des enfants, la « solidarité nationale » ne joue pas. Les vieilles habitudes sont tenaces. 

Le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) n’est pas d’accord. « La fermeture des écoles sans solution de substitution pour les parents participant aux soins aurait pour conséquence de créer un absentéisme forcé. Il augmenterait la pénurie de soignants au moment même où ils sont le plus indispensable… Le SNCH demande que les mesures envisagées face à la grippe A/H1N1 soient prises en concertation et que toutes leurs conséquences soient envisagées », dit-il dans un communiqué. 

Impossible solidarité familiale

Dès l’annonce par le ministre de son inertie sur ce sujet, de nombreux témoignages ont afflué dans les médias pour souligner  l’impossible solidarité familiale : les grands parents peuvent être éloignés, encore en activité ou trop âgés pour prendre le risque d’être contaminés par les enfants… Et en dehors des grands parents, on ne voit pas trop qui pourrait venir garder les enfants : une tante au chômage longue durée sous antidépresseurs ? Un grand-oncle pédophile ?

La crise de la grippe A pourrait bien voir exploser la colère des parents travailleurs. Mais ils ont du mal à se mettre en ordre de bataille. La PEEP, association de parents d’élèves pas vraiment marquée à gauche, a d’abord montré son impatience. Corinne Tapiro, PEEP, « c’est une utopie de penser que la solidarité familiale va être une solution au problème »Corinne Tapiro sur TF1 déclarait le 16 août « c’est une utopie de penser que la solidarité familiale va être une solution au problème ».  Mais quelques jours plus tard, le Président de la PEEP, Philippe Vrand, est allé dans le sens du Gouvernement.  Côté FCPE, prudence. Interviewée par LES NOUVELLES news, Christiane Allain, secrétaire générale de la FCPE reste sereine : « Dans les pays dans lesquels la pandémie a eu lieu, l’éviction scolaire a duré six jours. Six jours, c’est gérable pour les parents, estime-t-elle. Au-delà, il faudra envisager d’autres mesures mais on peut imaginer que si on doit en arriver là, tout le pays sera bloqué. » Jérôme Ballarin de l’observatoire de la parentalité, estime lui aussi, qu’il faudrait dès maintenant imaginer plusieurs scénarii. « Cette question devrait en effet faire partie du plan de crise. On parle de crise, pas de business as usual . Jérôme BallarinA partir d’un certain stade,  il serait souhaitable d’envisager une prise en charge par l’Etat de certains modes de garde. » 

Résistances culturelles 

Mais pour décider de réunir une cellule de crise consacrée à cette question de garde, Il faudrait vaincre de fortes résistances culturelles. En France la parentalité n’est pas une question politique. Et son incompatibilité avec le droit du travail ne trouble pas le sommeil de nos Gouvernants. « Mais qui va garder les enfants ? »  aurait demandé Laurent Fabius pour moquer la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle. La bourde a fait rire, c’est tout. Pourtant l’ancien premier ministre soulevait  une question politique qui aurait dû occuper une bonne partie de la campagne présidentielle. Il n’en fut rien.  La question se pose aujourd’hui de façon cruciale pour la grippe A avec en guise de réponse, de grands effets de manches culpabilisateurs sur le thème de la solidarité familiale. «C’est vrai qu’il n’est pas facile d’imaginer une solution de garde pour cette épidémie. Mais il n’est pas normal qu’il n’y ait pas au moins une cellule de réflexion sur ce sujet » estime Hélène Périvier, économiste à la Fondation nationale des sciences politiques, « Invoquer la solidarité familiale, c’estHélène Périvier parfaitement hypocrite. Ce sont encore les femmes qui vont trinquer. Aujourd’hui, lorsqu’un enfant est malade, c’est, dans l’immense majorité des cas la maman qui s’arrête de travailler.  Les modes de garde sont insuffisants, ce sont elles dans plus de 98 % des cas qui prennent des congés parentaux. 64 % des enfants de moins de trois ans sont gardés par leurs mamans qui interrompent leur activité professionnelle faute de structures de garde.  Il y a fort à parier que ce seront encore elles qui s’arrêteront pour garder leur enfant si l’école est fermée. Et les employeurs qui rechignent à les embaucher ou à leur accorder des promotions seront confortés ». Depuis que les femmes sont entrées dans la vie professionnelle, la garde des enfants n’a jamais fait l’objet d’une politique de grande ampleur. Et le monde du travail reste difficilement compatible avec la parentalité. On parle toujours de « double journée » pour les femmes qui assument plus de 65 % du travail domestique et familial.  Il serait pourtant juste que l’économie leur rende ce qu’elles lui apportent. Plusieurs enquêtes montrent que, si le travail domestique et familial était compté, il représenterait 35 à plus de 50 % du Produit intérieur brut. Hélène Périvier a démontré, avec Dominique Méda* que le travail des femmes est bon pour la collectivité puisque qu’il alimente les comptes sociaux, en direct et via l’activité de service à la personne induite. Tout cela devrait mériter un peu plus que l’évocation d’un revers de main de la solidarité familiale. « Cette crise pourrait être l’occasion d’amorcer un changement culturel… Et peut être aussi l’occasion pour les pères de montrer leur forte implication dans la garde des enfants… » rêve  Jérôme Ballarin qui doit plancher prochainement sur la politique de la petite enfance au Haut conseil de la famille.

 

* « Le deuxième âge de l’émancipation » (Seuil)

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

28 commentaires

duduche 24 août 2009 - 14:36

En effet on envoie pas ses enfants malade a l’école ! Quand on prévoit de faire des enfants…. on doit aussi penser qu’il faudra prendre ses jours de RTT ou de congés quand les enfants seront malades ou payer une nourrice . Ce n’est pas aux parents ou a la société de payer pour les autres toujours et continuellement !

Répondre
Isabell Germain 24 août 2009 - 19:38

Cher Duduche, je ne comprends pas « ce n’est pas aux parents ou à la société de payer » ?

Répondre
duduche 25 août 2009 - 10:40

J’explicite : ce n’est pas aux grands-parents (= aux parents des parents) de toujours prendre en charge les « problemes » de leurs enfants. Quand on est parent, on assume ! De la meme facon, ce n’est pas aux celibataires de « payer » pour les personnes qui ont souhaité avoir des enfants. Quand on a un chat, un chien… on ne demande pas aux autres de prendre charge (via la secu) les factures de veterinaires.

Concernant les personnes qui travaillent : pour un couple a 35H, 1 jour de RTT par mois permet au couple de consacrer 2 jours de RTT a la garde des enfants malades… ce qui represente presque 1 semaine tous les 2 mois. Je ne parle pas des entreprepises (Anpe, Sanofi…) ou les parents ont droit a des jours de conges donnes en cas de maladie des enfants. Ces gens aont en plus le toupet d’occuper des postes de managers… et de faire faire le travail (ils « deleguent » c’est bien plus joli!) par les celibataires ou les plus timides.

Répondre
matthias 25 août 2009 - 10:57

Quand on irresponsable, on ne met pas de preservatif – meme si on a le SIDA -, on tousse a la tete des gens, on se debarasse de ses enfants a l’ecole des 7H et on se moque qu’ils contaminent les autres…
en plus on « exige » que la mairie (c’est a dire « la societe ») s’en occupe pendant les vacances scolaires et quand on est malade.

La malhonnetete pousse aussi a demander un poste de Directeur, avec parachute dore a la clé, a employer des esclaves via les combines bien huilées des « hautes instances »… et surtout on porte une belle cravate ! La belle cravate a le merite de faire incliner la tete des imbéciles, de pouvoir prendre toutes les mauvaises decisions et de demander un bonus! Le seul ennui avec la cravate, c’est que les gros cochons comme ça… en general ca laisse trainer la cravate dans les plantureux repas bien arrosés.

Répondre
bonsens 25 août 2009 - 11:48

Le bon sens voudrait qu’on respecte les regles de securite et d’hygiene : porter un masque dans un avion et aeroport, dans le metro, les ecoles et pourquoi pas les entreprises. Le bon sens voudrait qu’on n’ait pas d’enfant si on ne peut pas prevoir de s’en occuper convenablement jusqu’a ses 10 ans… a partir de 11 ans il peut reste malade a la maison tout seul !

Le bon sens voudrait que les « autres » ne veulent plus se sacrifier pour des parents qui elevent mal leurs enfants et reclament tout et n’importe quoi. Les enseignants n’ont pas a mettre leur vie en danger a cause d’une « societe malade ».

Prenons l’exemple de la Chine qui dans ce domaine reussit a merveille.

Répondre
Isabelle Germain 25 août 2009 - 12:04

ça veut dire quoi, ne pas faire d’enfants si on n’est pas capables de s’en occuper ? Il faut bien travailler pour précisément nourrir ces enfants. Il faut bien éduquer ces enfants, et pour cela, il existe l’école publique. Mais quid de la garde des enfants petits ou malades ? Cet article voulait montrer qu’on est dans le registre du « non pensé » politiquement. Simplement parce que pendant longtemps la garde des enfants était assumée par les femmes au foyer. Depuis que le modèle obligatoire de la femme au foyer n’existe plus (pour le plus grand bien de tous), c’est le vide, le bricolage, le système D. Il faut penser une politique de garde intelligente, mais ça ne fait manifestement pas partie des urgences politiques.

Répondre
patron 25 août 2009 - 13:15

Ceux qui ont voté pour « travailler plus et gagner plus  » doivent se feliciter d’avoir plus d’argent pour payer une « nounou » !

Répondre
izzy 25 août 2009 - 13:35

la décision d’avoir un ou des enfants relève d’abord d’un choix de couple ; certes. mais elle est aussi très importante pour un pays, une société, une collectivité qui ne peut croître et être dynamique sans jeunes !! qui accessoirement aussi paient nos retraites… et on sait aujourd’hui que ce fort taux de natalité de la France que de nombreux pays nous envient a pour principale origine les structures d’accueil qui permettent aux familles de travailler ET d’élever sereinement leurs enfants. Crèches, maternelles, assistantes maternelles, halte garderies sont des moyens incontournables pour garantir aux parents que la société les soutient dans leur choix dont elle retire le bénéfice aussi. voyons donc un peu plus loin que nos seuls foyers, pensons plus large et réfléchissons mieux à des solutions imaginatives pour tous. qui va conduire le bus, faire le pain, soigner les gens, ramasser nos poubelles si les parents restent à la maison ? je dis bien les parents, pas les mères ….!

Répondre
alain123 25 août 2009 - 17:38

Un pays, une société ne peut croître et être dynamique sans jeune… sauf qu’actuellement la tranche des 40-55 n’a pas les moyens de prevoir une retraite en France, les 20-55 n’ont pas les moyens de payer les retraites des « autres » et pendant ce temps les ministres s’octroient des retraites a vie ! Quant a l’école.. on détourne le pbe : les classes sont surchargées, le gouvernement fait diversion avec « la grippe » pour supprimer encore plus d’enseignants !

Répondre
patron 25 août 2009 - 17:44

 » une garde intelligente » : vous rêvez ? Vous avez deja vu les français se conduire comme des intelligents ? Excepté « la cigarette » (ça a quand meme pris 20 ans .. puis qqes mois) les français sont les champions de la connerie : dans ce domaine, en soutenant sarko ils font aussi « nulls » que les anglais avec Thatcher !

Répondre
NR 77 25 août 2009 - 17:49

Les entreprises dépensent depuis des semaines, une grande énergie (et donc de l’argent) pour se préparer à cette pandémie. Certaines sont déjà prêtes car elles avaient prévu des plans de crise pour la grippe aviaire. Si le scénario envisagé s’accomplit, ce sera un absentéisme de 30 % dans tous les secteurs avec des conséquences importantes pour les soins, le transport, et autres activités de la vie sociale (école, entretien des villes…). Dans ce contexte, je me dis que la fermeture des classes à cette condition de 3 malades va amplifier le phénomène d’absentéisme et de désorganisation générale. Espérons que les technocrates des ministères ont bien fait leurs calculs !

Répondre
NR 77 25 août 2009 - 17:53

En ce qui concerne la prise en charge des enfants par l’Etat, je suis partagée. Bien sûr cela va être un pb important pour les familles et les entreprises. Mais c’est une opportunité de plus d’apprendre à gérer l’incertitude. Cette grippe A,c’est un entraînement à des risques bien plus lourds qui se préparent. Je pense donc que notre responsabilité à tous est d’apprendre, d’inventer nous débrouiller dans l’incertitude. Il est grand temps de sortir de l’illusion que l’Etat peut tout prendre en charge, tout contrôler, tout prévoir. Il n’en a pas les moyens c’est au-delà de son rôle. D’ailleurs l’Etat a t-il des agents immunisés qui garantissent leur présence lors de fermetures d’école. ?! En revanche, nombre d’entreprise ont déjà prévu la possibilité d’un télétravail ponctuels. Beaucoup d’autres solutions sont envisageables. Soyons créatifs ! c’est notre seule chance de relever les défis qui s’annoncent (crise énergétique, climatiques, économiques…).

Répondre
NR 77 25 août 2009 - 17:55

J’ajoute que je ne suis pas en accord sur le débat tel qu’il a été posé par les lecteurs duduche et bon sens. Un enfant n’est pas un objet de consommation qui s’acquiert lorsque on est riche, beau et bien portant. L’enfant est un être vivant , sa venue obéit aux règles de la vie pour perpétuer l’espèce. Pas d’enfant, pas d’humanité. Pas d’humanité …
Profitons de cet espace de débat pour partager les idées et les expériences sur l’entraide et l’organisation en situation de crise, ce sera bien plus fécond.

Répondre
tinou 26 août 2009 - 09:30

Cette pauvre ecole publique – qui ne paie pas ses enseignants (ou avec 6 mois de retard parfois!), avec ses WC sans papier et sans porte, avec 2 enseignants aggréssés par semaine (et dont Luc Chatel se moque bien!) , des classes surchargées… – va-t-elle revenir à un sytstème autre que la démagogie ?

Répondre
solidarité 26 août 2009 - 09:34

Soyons solidaires – pour pallier aux manques de l’état, pour payer les parachutes dorés et erreurs des banques, pour payer des impots quand l’état est en faillite, pour payer encore quand pour arroser les producteurs ou autre corporation, pour arroser les ministres & cie,

oublions de réclamer à l’état nos droits, ce qu’il nous a pris, la laïcité, la parité, la santé pour les citoyens (les vrais, pas ceux qui crachent sur les enseignants par exemple!) …

AMEN le voile et la burqa !

Répondre
titeuf12 26 août 2009 - 09:54

Luc Chatel a quand meme plus urgent a faire que de s’occuper de cela : supprimer en masse les postes, trouver de nouvelles méthodes démagogiques, favoriser le developpement d’ecoles coraniques, introduire le voile (via le pretexte du masque.. ca tombe bien!) et la religion dans le cursus public, endormir les parents avec des questions stupides… et avec zele… il va meme nous dire qu’il faut plus de vaccins anti-grippe pour se faire de nouveaux copains chez les directeurs de labo ! Quel homme talentueux !

Répondre
planeur 26 août 2009 - 10:01

Et oui, les creches, les haltes garderies… sont indispensables aux parents… surtout que ceux-ci ont pour habitude de trouver leur chemin tout de suite… et surtout pour y laisser les enfants pendant les RTT ou les 20% demandés a l’employeur sous pretexte qu’on est « maman » ou « papa ». Sinon on demande 20% d’augmentation quand on devient « parent »… et on va le boire au bistrot pour feter ca – entre copains bien sur !

Répondre
Ornicar 26 août 2009 - 16:53

Merci d’avoir relevé ce vide politique en matière de prise en charge des enfants les jours où l’école est fermée…Car lorsque ce point-là n’est pas pensé, ce sont le plus souvent les femmes qui doivent « assumer » la garde d’enfants qu’elles ont pourtant choisi de faire avec leur conjoint, tout autant responsable de cette garde donc, en théorie. Ce n’est pas un détail car le fait que les femmes assument plus cette responsabilité est l’une des raisons qui poussent les entreprises à les discriminer à l’embauche, à la promotion mais aussi sur les niveaux de salaire.
La solidarité nationale a donc tout son rôle à jouer en la matière. Au-delà de cette question, quid de toutes les personnes isolées, hommes ou femmes, qui élèvent un enfant seul, parfois à des centaines de km de leur famille (les grands-parents du débat)? Nous ne sommes pas égaux devant la prise en charge d’un enfant, c’est pour ça qu’on est solidaires et que c’est une question d’intérêt national.

Répondre
octavus 26 août 2009 - 17:55

Dieu-junior, va s’occuper des 0-15 ans pour montrer l’exemple (parents des Hauts de Seine et Paris est allez donc faire garder vos gosses chez Dieu_le_fils), dieu_le_pere des 16-20 ans : il va leur apprendre a parler comme un CulTerreuxSansEducation, et Carlita continuera sa demago avec le 9-3. A quoi ca sert de faire des etudes si on peut devenir CHef de Bande aussi bien dans le 9-3 qu’a Neuilly ? faut juste aimer mentir, voler, insulter…

Répondre
laconcirge 26 août 2009 - 18:03

La concierge m’a dit que 2 enseignants par semaine sont « violentés » par les enfants ou LES PARENTS, ma coiffeuse m’a dit qu’elle ne voulait plus travailler dans un établissement scolaire car on ne punit plus un enfant (meme s’il viole un autre dans les WC… en plus des WC cassés, sans PW c’est pas le top pour un pays dit « developpé »), la femme de ménage continue de mentir et de soutenir que « les enfants de cet ecole ils ont pas fait brule le dortoir », et avec ca on s’embete pour une gripette ? Meme la dadame du metro elle a mis son masque et elle se lave les mains, bon, elle s’en fou des Labos qui vont vendre 3 fois plus de medocs que d’habitants en France ! seul l’economie et l’enseignement religieux devraient devnir obligartoire a l’ecole de Jules Ferry, Sano-Roche-et-des-banques, des directeurs-d-ecole qui protegent les enfants, se protegent des parents… et Plus-belle-la-vie !

Répondre
minon 27 août 2009 - 10:20

En réponse à Ornicar : j’admire cet usage de la langue française qui conduit à utiliser le terme « entreprise » quand il s’agit de minimiser la responsabilité de la Direction ou des Managers, dans la discrimination des femmes — et qui sont quand meme payés pour avoir un minimum de culture et de neurones, avoir en tendu parlé de « On ne nait pas femme on le devient’ et savoir que 30% des citoyens sont des célibataires ! Pas contre quand il s’agit de prendre en charge les enfants , la on designe du doit le « responsable », le « coupable » : les FEMMES, les Meres, les grand-pères ! Exit le Chef de famille, le géniteur, le super héros de 70 ans qui est papa et bien sur un papa sage et dans la fleur de l’age !

Répondre
celib23 27 août 2009 - 10:33

Réponse à Ornicar : vous etes solidaire de votre voisin, célibataire, quand il est malade et qu’il ne peut ni aller chez le médecin ? ni faire ses courses ? Vous passez le voir combien de fois le voisin célibataire ? La solidarité… ca a du bon quand ca vient vers vous Ornicar… Comien de temps/d’argent par mois Ornicar est-il « solidaire » avec les autres ? (donne-t-il 10 euros par jour a tous les SDF qu’il rencontre ou les evite-t-il ? fait-il le tour des voisins pour s’assurer qu’ils vont bien… ou habite-t-il sur une ile ? )

Répondre
Ornicar 27 août 2009 - 18:53

A minon : ne vous méprénez pas sur mes propos, ce n’est pas moi qui le dit, c’est simplement le résultat d’études sur la discrimintation sexuelle : les recruteurs considèrent que les femmes sont moins disponibles que les hommes dans leur travail car elles s’occupent plus des enfants, notamment lorsqu’ils sont malades. Le constater n’est pas le légitimer. C’est même le début d’une pensée pour arriver à une solution concrète.
A celib 23 : vous confondez solidarité individuelle et solidarité nationale. Concernant la seconde, je travaille, paie mes impôts, je contribue donc à cette solidarité et n’y suis donc pas favorable que lorsque j’en bénéficie, notamment en allant chez le médecin en cas de grippe A 😉

Répondre
martineg 28 août 2009 - 11:25

Mère de 3 enfants, grand-mère, j’ai toujours travaillé et arrive en retraire dans quelque mois, surement pas « dignement » puisque « le groupe » qui m’emploie mene une politique de licenciement « de masse » (techniques classiques – on change de site, on menace…). De Gaulle avait reconnu la place des femmes, sarko et sa clique cherche a retirer le peu de consideration (2 ans pour 1 enfant) qu’on a pour une « mere ». La SOLIDARITE : ce n’est pas que dans un sens ! Des millions ont été gaspillés, donnés … j’aimerais partir en retraire dignement, et n’ai pas a passer mon temps a pallier aux manquement de l’état (ni a garder mes petits-enfants quand je n’en n’ai pas envie) !

Répondre
gérard 28 août 2009 - 11:28

Je réagis sur les messages d’Ornicar : pour un homme la solidarité ca s’arrete à « faire le minimum » (payer ses impots) et pour une femme « faire le maximum » (bénévolat, sourire meme quand on souffre, la delicatesse, generosité…)…a moins qu’Ornicar soit discret sur ses actions quotidiennes en terme de solidarité « personnelle ».

Répondre
Ornicar 28 août 2009 - 18:09

A gérard : vos propos sous-entendent que vous penser que je suis un homme…qu’est-ce qui vous fait croire ça??? Si je m’amusais à vous faire le même genre de procès d’intentions stériles qui peuplent les échanges sur ce site, comme sur d’autres d’ailleurs, je vous demanderais si ce sont vos propres préjugés qui vous amènent à ces conclusions ? Quant à ma réponse précédente, elle ne concernait que la solidarité nationale et collective qui est l’objet du débat, non pas la solidarité individuelle, vous aviez un bon début d’intuition : je suis effectivement discret(e) sur mes petites pièces aux sdf qui n’ont rien à voir avec le sujet, ne vous en déplaise 😉

Répondre
minette11 31 août 2009 - 11:27

les « gueulard-e-s » feraient mieux de se concentrer sur les vrais problèmes – 13.500 postes en moins, des maternelles menacés, des parents qui ne soutiennent pas les enseignants, des parents qui envois leurs non francophones enfants en au collège (comme le prof faisait du multinguisme en 4 langues en cours de maths, histoire ou physique !) … – et ces « agités » devraient surtout se laver les mains, mettre des masques en milieu « dangereux » (aéroport, avion, métro…)

Répondre
Toto 24 septembre 2009 - 12:35

En étendant la « Suspension du repos hebdomadaire », le « dépassement de la durée maximale quotidienne » de 10h de travail, la « dérogation à la durée maximale quotidienne des travailleurs de nuit (8h) », la « dérogation à la durée maximale hebdomadaire absolue de 48h (dans la limite de 60 heures) » et la « modification du contrat de travail » de la circulaire du 3 juillet 2009 aux enfants qui ne vont plus à l’école, il devrait y avoir un moyen de les faire travailler. Pas de frais de garde et les entreprises continuent de fonctionner gratuitement : Win-Win!

Répondre

Laisser un commentaire