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Isabelle Germain

par La rédaction
Isabelle Germain

Isabelle_GermainFondatrice du journal d’information paritaire Les Nouvelles News

Avant Les Nouvelles News: journaliste dans la presse économique et d’information générale pendant 20 ans. Indépendante pendant 12 ans, j’écris dans la presse d’information générale et économique et dans la presse professionnelle. Je suis ensuite chef de service à L’Usine Nouvelle avant de créer Les Nouvelles News. Je suis aussi très engagée à l’Association des femmes journalistes (AFJ) dont je serai présidente de 2001 à 2005, puis vice-présidente. J’ai créé le prix de la publicité la moins sexiste.

J’ai également été, à titre bénévole, présidente de la commission stéréotypes du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes de 2013 à début 2016.

Formatrice

Nos formations « Prendre la parole pour booster sa carrière » sont présentées ici. J’ai suivi des formations en média-training, technesthésie, thérapies comportementales qui m’ont permis de mettre au point la formation « Déclic », unique en son genre. Objectif pour les femmes : prendre la parole de façon assurée dans la vie professionnelle ou dans l’espace public. Pour que les femmes ne soient plus les « oubliées des promotions ».

Auteure

Si elles avaient le pouvoir…, Isabelle Germain, Larousse, coll. À dire vrai, 2009.

18 ans Respect les filles !, Isabelle Fougère, Isabelle Germain et Natacha Henry, la documentation française, 2009.

Dictionnaire iconoclaste du féminin, Annie Batlle, Isabelle Germain et Jeanne Tardieu, Bourin Editeur, février 2010.

Pourquoi j’ai créé Les Nouvelles News

Pendant 10 ans, à l’AFJ chargée de promouvoir nos études sur la place des femmes dans les médias, je répète que les femmes sont sous-représentées et stéréotypées dans le contenu de l’information. Mais la dénonciation ne suffit pas : d’une étude à l’autre la situation n’évolue pas ou très peu. La presse perpétue les stéréotypes qui enferment les femmes dans la sphère privée et gardent la sphère publique pour les hommes.

Lasse de crier dans le désert, je décide de créer un magazine dans lequel les femmes auront la parole autant que les hommes, de l’actu avec 50% de femmes dedans en somme.

Point d’angélisme. Il ne s’agit pas de dire que les femmes sont meilleures que les hommes ou l’inverse. Elles représentent un peu plus de 50 % de l’humanité, elles doivent occuper 50 % des postes de décision. Du pragmatisme aussi : quand on prend en charge 80% des tâches familiales et domestiques – ce qui est le cas des femmes – on a une autre façon de concevoir la vie dans la cité, on a d’autres priorités, d’autres ambitions pour « la politique » au sens le plus noble du terme. Il faut que les femmes expriment ce qu’elles ont à dire au monde. Faute de quoi nous continuerons à vivre dans des démocraties incomplètes.

Et aussi

J’ai fait quelques études : maîtrise de droit, Institut français de presse (maîtrise), DEA au CELSA. (Et même BAFA ski…).
Je suis mariée, mère de deux enfants merveilleux.
J’ai grandi dans le Gers avant de monter à la capitale.

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3 commentaires

marie laure de langh 24 juillet 2013 - 09:39

bonjour, on se croise, ici au 19, sans se connaitre vraiment. je vous parlerai à la rentrée d’un projet mené par plusieurs amies femmes au sein d’une fondation en Belgique répondant à un appel à projet de la commission européenne sur le thème du gender equality (cf projet de loi de viviane redding sur horizon 40% de femmes dans les CA des entreprises listées). Marie laure

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Philippe Jamet 19 août 2013 - 17:55

Bonsoir Madame,
Je vous ai écoutée ce soir lors de l’émission « On refait le monde » sur RTL. Vous y avez indiqué que la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur n’avait pas retenu l’amendement mettant fin à la gratuité des classes préparatoires, en soulignant, à juste titre, que les frais d’inscription aux concours étaient déjà suffisamment onéreux.
Malheureusement, à notre grand regret et en dépit de nos mises en gardes, le gouvernement et le parlement ont bien retenu cette disposition. Elle ne va évidemment pas dans le sens de rendre les classes prépas plus accessibles aux catégories socio-professionnelles modestes qui ont déjà à prendre en charge non seulement les frais d’inscription aux concours, mais le coût de la logistique de ceux-ci, notamment ceux qui se passent à Paris.
Bien cordialement à vous.

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Matisi Tiumasoi 25 mars 2021 - 11:51

Chère Madame,
Plutôt génialissime ! Je ne voudrais certes pas en ajouter sur votre pile de bouquins éblouissants, qu’on vous conseille et qui accablent votre bureau… Et pourtant, il est un livre stupéfiant du délire va-t-en-guerre, paru en novembre, et qui pourfend à l’effroyable le malheur des hommes… Ça nous a laissés inimaginablement, d’un bout à l’autre, fort enivrés !
Laissez-moi vous recommander ce livre (couverture ci-jointe), dont ma fraîche relecture vient époustoufler et déranger plus mon confort littéraire !
De guerre lasse, dans un pays non cité dont on devine le territoire (syrien), mais surtout ses deux villes (Alep et Raqqa) qui explosent de barbaries à la gueule d’un antihéros, d’où suintent leurs stigmates moraux et que pleurent leurs scarifications de tendresses… un monde saigne s’arrache à l’âme artistique ! Le tout narré aux hurlements de : « La défunte vie s’éclaire grande à la nuit. Ample et multiple image d’abats humains… Et leurs croûtes de sang. Sang durci ! Sang bruni ! Même sans le songe, les viandes écarlates me saignent des yeux… Craquelés. Disjoints. Clignotants… » — C.Soutine – F.Bacon – J.Bosch ; ils ne sont pas loin.
Il faut voir si un tel livre saurait se faire dompter pour le cinéma — peut-être par la trempe d’un Kubrick ?

Cordialement,
Matisi Tiumasoi

Satané d’À Cœur d’Onde Assassine !
ci-dessous donc ce qu’en dit M. Franck Fiévet

— Wahou, j’ai lu 20 pages. Je suis happé par son style : c’est nerveux, hypnotique, halluciné. Je cite au passage: «Une fois entré dans votre propre fiction, allez donc en sortir ! La fiction stimule mon réel, à ne plus me retrouver avec la réalité !», ou encore «Et puis oui ! Je m’en foutais aussi, j’étais vivant, ça me suffisait assez pour passe-temps. Voilà tout.» et tant d’autres déjà imprimés dans mon écorce de lecteur. Sincèrement, j’avais peur de ne pas aimer ; je suis conquis.

————————————–

— Tout d’abord chapeau ! Comme déjà écrit dans un de mes textos, je suis épaté par le métier qu’il a acquis en matière d’écriture. Un véritable style se dégage de ton texte, une voie singulière – la patte d’un auteur.
Sa prose est alerte, dérangeante, déton(n)ante. Chaque mot jaillit dépassant celui qu’on attendait pour le remplacer par un inattendu qui sert la magie, l’émotion, la surprise, la poésie et le dépaysement du langage. Il emmène ton lecteur en terra incognita. Il rompt avec le train-train ronflant des formulations convenues, dans une tentative incessante de faire rendre gorge au langage tous les trésors qu’il recèle, qu’il ignore, qu’il évite, qu’il refoule, qu’il oublie, etc. Au risque parfois d’un sentiment de confusion (de préciosité ?) qui nimbe l’ensemble du texte. Mais cette confusion reflète l’état mental du narrateur, tout en étant le produit de ton entreprise de sape de la langue académique. Si parfois on perd le fil, on sent toujours où on en est. D’autant qu’un aphorisme dont il a le secret vient souvent couronner brillamment chaque passage, chaque cheminement de réflexion tortueuse et obscure. Bref, il explore à merveille les méandres de la caboche de son personnage.
Me plaisent aussi le thème du roman (retour de l’enfer de la guerre), le prétexte du texte (un témoignage livré à un psy), le registre courant de conscience qui fracasse la langue parce que tout droit sorti du cerveau abasourdi et littéralement sourd d’un pauvre hère qui a joui aux premières loges du spectacle de la guerre.
Je dis joui parce que même si on ressent tout au long du récit que son anti-héros a vécu dans la peur, a mobilisé toute son énergie pour rester en vie, l’expérience de la guerre a ceci de vertueux qu’elle le fait se sentir vivant.
Je dis pauvre hère et je suis injuste tant il apparaît que son personnage est pétri de culture, non pas de celles académique et du comme il faut, mais de la soif d’apprendre, la curiosité, la volonté d’avancer qui caractérisent l’autodidacte.
Je dis pauvre hère et je ne suis au fond pas si injuste car il semble bien que son personnage bringuebalé, balloté d’une horreur l’autre soit davantage… un déserteur qu’un combattant. Il est foncièrement empêtré dans toute cette merde ; on se demande ce qu’il fout là. Lui aussi sûrement. Il n’a pas choisi son camp, juste de prendre la tangente.
Alors c’est l’irruption du tragique !
Son narrateur, plus hallucinant qu’halluciné, et qu’une surdité accidentelle a doté d’un sens aigu de l’observation mais surtout mis sur un qui-vive de tous les instants, traverse comme sur un fil ce théâtre macabre qu’est la guerre. Et avec toute sa prescience de l’âme humaine, il explore la psyché universelle et rapporte avec une acuité rare que la guerre n’est en définitive que l’état de nature de l’homme, sa vérité. Tout ce qui se passe est dans l’ordre des choses. Rien de surprenant à tout cela. On est plus dans le délit d’initiés que dans la quête initiatique. Avec – encore une fois – ce talent qu’il a de dispenser des aphorismes toutes les 3 pages (j’exagère un chouia, là).
Il y a dans le récit plusieurs morceaux d’anthologie. Je cite pêle-mêle : le premier viol qu’il subit, les feux nourris quand il est à bord d’un camion en rade retombé sur son groin, les longues heures passées planqué sur une poutrelle en haut d’un immeuble dévasté pendant qu’une milice balance des innocents du 10ème étage, la rencontre improbable avec une muette, l’interrogatoire au débotté d’un islamiste qui cherche à le piéger sur sa foi et lui qui répond dans un trait de génie qu’il croit à Zeus…
La présence de la fille au livre offre une accalmie, un baume à toutes ces meurtrissures… La fille du quai, c’est Dulcinée.
Un regret peut-être : j’ai moins aimé la répétition des réflexions de son anti-héros sur ses anamnèses, terme qui revient à chaque nouveau chapitre pour relancer la machine. Je pense que cette mécanique-là aurait pu être allégée, et pour tout dire, il me semble que son bouquin aurait gagné en efficacité avec quelques pages de moins. Combien ? Je ne saurais te dire exactement.
Il y aurait tant à dire, encore encore et encore… mais ça, tu le sais mieux que moi.
Hâte de partager un tête-à-tête au Dôme.
Franck Fiévet

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