Karine Berger pour une fiscalité qui interdit l’obsession du résultat à 1 an

par La rédaction

Dans un billet intitulé « PSA, Air France et Sanofi, les fossoyeurs du capitalisme »,  l’économiste Karine Berger* remet les idées en place.
Les suppressions d’emplois annoncées comme planche de salut de l’économie ne font qu’accélérer son déclin. « Les attentes de résultat de ces grands groupes sont peu à peu passés de 10 ans à… 1 an. Faisant fi du temps nécessaire au mécanisme de retombées de l’investissement – c’est-à-dire la « vraie » productivité, celle qui résulte de la combinaison du travail et du capital. »…
Critiquant la vacuité intellectuelle du management par la réduction des coûts, elle se demande comment une entreprise de services peut se redresser en éliminant les emplois de ceux qui assurent les services en question… Selon elle, il faut au contraire passer « par une fiscalité qui interdit cette obsession du résultat à 1 an ; par une fiscalité qui différencie la redistribution du bénéfice sous forme de dividendes plutôt que sous forme de fonds propres. Par un discours politique qui revendique un rôle dans le fonctionnement du vrai capitalisme. » Et de défendre cette idée… de gauche : en proposant cela elle ne condamne pas le capitalisme, ce sont les dirigeants obsédés par les réductions de coûts qui en sont les fossoyeurs.

*Karine Berger est députée des Hautes-Alpes, économiste, elle faisait partie de l’équipe de campagne de François Hollande. Elle est co auteure, avec Valérie Rabault de « Les Trente Glorieuses sont devant nous » éditions Rue Fromentin, 2011

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