La fausse fatwa et les vrais viols de guerre

par La rédaction

Non, il n’y a pas de fatwa appelant au viol des femmes syriennes. Mais des risques que la propagation de telles fausses informations sèment le trouble.


 

L’information a fait son apparition ce jeudi 3 janvier sur le web français. Elle avait éclos mondialement sur internet la veille, après être apparue furtivement dès le 29 décembre. Une fatwa attribuée à l’imam radical saoudien Mohammed al-Arifi autoriserait les jihadistes luttant contre le régime syrien à contracter des « mariages temporaires » avec des femmes de plus de 14 ans (autrement dit, les violer), afin d’évacuer leurs frustrations et montrer d’autant plus d’ardeur au combat.

Mais arrêtons là : cette horrible fatwa n’existe pas. Le site états-unien AlterNet, qui s’en était d’abord fait l’écho parmi d’autres, présentait ses excuses mercredi. En regrettant les implications de la propagation de cette fausse nouvelle, symbole des « écueils sur le circuit de vitesse de la presse en ligne », tout en en décortiquant les raisons : le terreau de l’islamophobie ambiante en occident (sans compter la personnalité effectivement sulfureuse d’al-Arifi), mais aussi la propagande qui accompagne, des deux côtés, le conflit syrien. Entre également en compte le contexte international d’indignation suite au viol collectif de New Delhi.

Mais cette fausse nouvelle et sa propagation mettent mal à l’aise. Car la démentir ensuite, c’est risquer de semer le doute sur ce qui est pourtant, plus globalement, une réalité : « la question de la violence sexuelle à l’encontre des femmes est sérieuse, et sérieusement sous-évaluée, et cela en Syrie aussi », écrit AlterNet. Dès le mois de juin Human Rights Watch faisait état de viols et violences sexuelles, de la part de soldats du régime.

Le 25 décembre, dans une tribune, plusieurs grands noms français s’indignaient qu’en RDC, « au Kivu, on viole et on massacre dans le silence ». Dans un silence plus assourdissant encore, l’envoyée spéciale de l’ONU en Centrafrique s’alarmait quelques jours plus tôt de la guerre civile dans cet autre pays où sévissent « des groupes armés qui disposent des femmes comme des pillards disposeraient de ressources naturelles ».

 

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2 commentaires

Masque-sans-visage 5 janvier 2013 - 22:26

Et celà même partout ! Malheuresement .
J’arracherais de mes propres mains les couillles des hommes qui oseraient faire du mal à une fémimine-qui-se-doit.
( hors skyzo et tout ça bien entendu …..et encore !!!!! )
Si un homme s’en prend à une femme,il ne peut pas glammé qu’il est un homme,moi,je dit haut et FORT !
Mesdammes,soyaient forte et FUCK les gamins-sans-couilles (ou mal placé…..)

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ghislaine asper 26 juillet 2014 - 13:37

qui voudrait ça ?

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