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Le léger coup de rabot au quotient familial

par La rédaction

Jean-Marc Ayrault a confirmé l’engagement de campagne de François Hollande sur le quotient familial : il n’y aura pas de révolution. Un simple coup de rabot pour les 20% les plus aisés.


Le débat sur le quotient familial est – sans doute – clos. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé vendredi 1er juin sur RMC que le plafond du quotient familial serait abaissé. C’est la position qu’avait arrêtée le candidat François Hollande en janvier, après des semaines de tergiversations.
Aujourd’hui, l’avantage en impôts qu’offre le quotient familial à un couple avec un enfant est plafonné à 2 366 euros. Le gouvernement entend ramener ce plafond à 2 000 euros. Et les économies pour le gouvernement seraient de l’ordre de 400 millions d’euros. Des économies aussitôt redistribuées : comme annoncé lors de la campagne présidentielle, c’est cette mesure qui financera la hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, elle aussi confirmée la semaine dernière et dont le coût est justement estimé à 400 millions d’euros. 

Six Smic

Il s’agit là d’une mesure de justice fiscale, selon le gouvernement. « C’est pour que ce soit juste. Toujours la justice », a souligné le Premier ministre sur RMC. L’UMP n’a cessé, pendant la campagne présidentielle, de marteler que la volonté de François Hollande de « s’attaquer » au quotient familial pénaliserait les classes moyennes. Une critique irrecevable en l’état : seuls seront concernés par cet abaissement du plafond les 20% de Français les plus riches. Ceux qui gagnent au-delà de 6 fois le Smic. Ce qui concerne, selon le PS, environ un million de familles.
Et même pour elles la facture ne sera pas si sévère. A titre d’exemple, selon Les Echos, un ménage avec trois enfants qui gagne 9 fois le SMIC ne perdra que 273 euros par an. La hausse de l’allocation de rentrée scolaire bénéficiera, elle, aux 2,8 millions de foyers les plus pauvres, qui recevront en moyenne 70 euros supplémentaires par enfant scolarisé.

Avant d’opter pour l’abaissement du plafond du quotient familial, l’équipe de François Hollande avait envisagé de le supprimer pour le remplacer par un crédit d’impôt. C’était le virage prôné par les tenants de la « révolution fiscale ». Et une mesure d’équilibre choisie par la plupart des pays de l’OCDE, rappellent Les Échos.

 

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3 commentaires

titnet 4 juin 2012 - 16:24

Parler des décotes d’impots pour la rentrée scolaire c’est d’une mesquinerie ! 70 euros supplémentaires par enfant de classes sociales défavorisées : j’évalue à 53 euros le cout d’une rentrée pour un élève de 6°, moins pour les 5, 4 et 3° aussi on peut se demander où vont encore passer l’argent versé pour la rentrée — des clopes pour les parents ? Ah si, cette mesure va permettre au gouvernement d’aider la SADELE ou les hypermarchés !

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dandan 5 juin 2012 - 08:20

….des clopes pour les parents !!
vous oubliez l’écran plat acheté avec les allocs ??
53 euros le coût d’une rentrée pour un élève de 6ème ?? moins ensuite ??
j’ai une question qui est votre fournisseur ? ça m’intéresse !
comment peut-on se montrer tellement méprisant envers celles et ceux qui (sur)vivent avec si peu

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Lucie 5 juin 2012 - 15:40

Bonjour,

A quel titre évaluez-vous le coût de la rentrée à 53 euros pour un élève de sixième, et moins ensuite ? Je veux dire : êtes-vous parent, collégien, enseignant ou encore papetier ?

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