Accueil Société « Les lois sont comme les femmes, elles sont faites pour être violées »

« Les lois sont comme les femmes, elles sont faites pour être violées »

par La rédaction

Le notable espagnol auteur de cette phrase a démissionné de la présidence à laquelle il venait d’être nommé. L’opposition réclame des poursuites.


 

José Manuel Castelao Bragaña n’est plus président du Conseil des citoyens espagnols de l’étranger. Cet ancien député de Galice, membre du Parti populaire au pouvoir, avait été nommé 5 jours plus tôt à ce poste. Mais une phrase lui a été fatale : « Les lois sont comme les femmes, elles sont faites pour être violées ».

C’est lors d’une réunion interne de ce Conseil, juste après sa prise de fonction, qu’il a prononcé ces mots, choquant son assistance, puis la classe politique.

Castelao Bragaña, 71 ans, a déclaré que sa démission n’avait rien à voir avec ce commentaire, mais qu’elle était liée à des raisons personnelles. Il s’est excusé pour cette phrase, tout en assurant qu’elle avait été mal interprétée. C’est une femme, Marina del Corral, qui l’a remplacé à la présidence du Conseil.

Le principal parti d’opposition, le PSOE, a demandé officiellement au Procureur général de l’État de se pencher sur cette déclaration. Selon le Parti socialiste espagnol, elle pourrait constituer un crime en tant qu’incitation à la violence contre les femmes – et à la violation des lois.

 

 

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4 commentaires

maryse 8 octobre 2012 - 16:30

L’histoire du pain au chocolat de Copé à côté, c’est du pipi de chat.Incitation à la haine ET à la violence… Il faut les calmer là nos politiques populistes

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ONG SOS PMM 8 octobre 2012 - 17:02

Nous, membres de l’ONG SOS pour un monde meilleur, dont le siège social est à Genève, dénonçons le comportement inadmissible de Monsieur Castelao Bragana et demandons instamment à la justice Espagnole de faire son travail et de le poursuivre pour incitation à la violence contre les femmes et incitation à la violation des lois.

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chacha 9 octobre 2012 - 11:31

C’est ce qui se passe quand on a une gérontocratie qui en plus d’être machiste est complètement has been, out, à côté de ses pompes. Ils ne voient même pas que, même chez les sexistes, ils sont dépassés. Ca me rappelle les débiles de l’AN qui ont sifflé Dufflot. Il y a 30 ans, c’était scandaleux, aujourd’hui c’est… anachronique. Scandaleux aussi évidemment, mais on a plus envie de se battre contre le sexisme actuel omniprésent et dire à certains d’aller s’intéresser aux pissenlits. J’en sais qq chose.

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Élisabeth Germain 15 octobre 2012 - 04:10

Ici au Québec, c’est un juge qui avait dit la même chose en pleine cour en 1989. Plus précisément, le juge Denys Dionne, le 27 janvier 1989, en présidant un procès en cour criminelle. La répétition montre comment ce machisme est profondément ancré… Pour les détails de l’histoire, voir l’audition du juge Dionne au conseil de la magistrature: http://www.cm.gouv.qc.ca/fr/medias/fichiers/rapports/rapport_d_enquete_116.pdf

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