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« Madame la présidente » ne passe toujours pas à droite

par La rédaction

Alors que le président de l’Assemblée nationale a souligné qu’il « ne saurait être question de revenir en arrière » sur la féminisation des noms de fonctions, les députés LR n’acceptent toujours pas qu’on dise « madame la présidente » ou « madame la ministre ».


 

Des titres et fonctions au féminin ? Ce n’est pas encore une évidence. En ouvrant la séance, mardi 5 décembre, le président de l’Assemblée nationale a tenu à rappeler les règles au sein de l’hémicycle : « Ici on dit Madame la députée, Madame la présidente, Madame la rapporteure ou encore Madame la ministre ». Il s’agit d’une règle qui s’impose à l’Assemblée depuis 1998, rappelait François de Rugy, en insistant : « Il ne saurait être question de revenir en arrière sur cet usage ».

On pourrait croire que le débat sur l’écriture inclusive avait laissé de côté cet aspect, la féminisation des noms étant, contrairement au controversé « point milieu », rentré dans l’usage. La récente circulaire du Premier ministre allait aussi dans ce sens, en appuyant l’utilisation des « noms de métier, titres, grades et fonctions » au féminin.

Mais, visiblement, les élus de droite n’ont toujours pas accepté cette évolution en cours depuis 30 ans. La communication de François de Rugy a éclairé cette situation : s’il a été applaudi depuis les bancs de la France Insoumise jusqu’à ceux du Modem, les député·e·s Les Républicains sont, au mieux, restés de marbre.

 

Au pire, ils se sont élevés contre cet usage. « Suivez plutôt les règles de la langue française ! », lâchait Claude Goasguen dans l’hémicycle. Tandis que Julien Aubert se fendait de tweets vengeurs, accusant par exemple le président de l’Assemblée de vouloir « imposer sa vision politisée et genrée de la langue ».

Rappelons que c’est ce député qui, en 2014, avait écopé d’une sanction financière pour son entêtement à vouloir appeler la présidente de séance « Madame LE président ». Et 140 député·e·s UMP lui avaient alors apporté leur soutien, dénonçant rien de moins qu’une « police de la pensée ».

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Contre l’écriture inclusive, une “violence significative”

 

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joepasc 7 décembre 2017 - 16:20

Les hommes du groupe les républicains, sont tous notoirement des vieux dont l’ambition première est seulement de préserver les prébendes dont ils sont bénéficiaires et ce jusqu’au gâtisme quasi complet.
Quant à ceux qui représentent la branche « jeune », rappelons nous que ce sont justes les rejetons légitimes des anciens.
Pourquoi et comment pourraient ils être différents : les chiens ne font pas de chats … (enfin jusque là !)

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