Magazine pour parents ? Non, pour maman

par La rédaction
Par Damián Bakarcic sur Flickr (CC BY 2.0)

Par Damián Bakarcic sur Flickr (CC BY 2.0)

Le rôle du père est quasi-absent dans les magazines pour les nouveaux parents. Cas d’école avec Famili, sous le regard d’Acrimed.


 

L’œuf ou la poule ? Les mères consacrent en moyenne quatre fois plus de temps que les pères à leurs enfants. Et les magazines qui ciblent les nouveaux parents intègrent cette situation. Permettant aux inégalités de perdurer…

Le site de critiques des médias Acrimed décortique ainsi le discours du magazine Famili. Ce mensuel du groupe ‘Marie Claire’ se présente comme un magazine à destination des futurs et nouveaux parents. Mais il a « en réalité tout du « magazine féminin » (..) C’est dire, d’une certaine façon, que la famille, c’est d’abord et avant tout la maman et les enfants, le père étant essentiellement chargé de se substituer provisoirement à la mère quand les circonstances (exceptionnelles) l’exigent », résume Acrimed.

Pour les soins au bébé, le magazine considère « comme allant de soi l’omniprésence féminine ». Alors que le rôle du père est réduit à la portion congrue. Et ce n’est pas tout, observe Acrimed. Comme dans les magazines féminins, la cible – ici la jeune mère, donc – est « réduite à son apparence, son look et sa beauté ». Et se voit assignée aux rôles stéréotypés, en premier lieu celui de la mère aux fourneaux. Le partage des tâches ? Oublié. En témoigne ce conseil au père pour permettre à sa compagne enceinte de se reposer : « Par exemple, interdisez-lui l’aspirateur et peu importe si le ménage laisse à désirer. »

L’exemple de Famili n’a rien d’exceptionnel. Globalement, les magazines pour nouveaux parents reproduisent ces stéréotypes. D’autant que les publicités dans leurs pages y contribuent également, comme le remarque Acrimed.

Ce regard biaisé s’observait aussi par exemple dans cette récente étude sur les « processus d’achat d’articles de puériculture », menée par le Credoc pour la Fédération française des industries jouet-puériculture : elle n’a été menée qu’auprès de femmes : plus de 500 mamans et futures mamans. Comme si les pères n’étaient pas impliqués dans ces achats.

 

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