Accueil Politique Marlène Schiappa lance des appels à projets contre les violences

Marlène Schiappa lance des appels à projets contre les violences

par La rédaction

Quatre millions pour un plan de communication, un million pour un nouveau dispositif contre les violences au travail, invitée sur les ondes, la secrétaire d’Etat envoie des chiffres.

Alors que le projet de loi pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes de Marlène Schiappa est discuté à l’Assemblée nationale cette semaine, la Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a fait plusieurs annonces lors d’entretiens télévisés en cette période de ponts.

D’abord dimanche, lors du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1 avec CNews et Les Echos, Marlène Schiappa a annoncé que Matignon venait de lancer un appel d’offres d’un montant de 4 millions d’euros pour une campagne télévisuelle et pluri-média. Elle veut, avec une nouvelle campagne de communication, sensibiliser l’ensemble des citoyens et cibler en particulier les témoins de violences sexuelles. Et de rappeler : « Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint car nous n’avons pas réussi à la faire ‘sortir’ de son foyer »

En octobre dernier, elle lançait, via les moyens de communication propres à son ministère, une campagne en trois volets. Le premier visait les auteurs d’agressions sexistes ou sexuelles, le deuxième, fin novembre, ciblait les violeurs. Et le troisième, en mars dernier, «Arrêtons-les !», s’adressait aux témoins. Mais la campagne n’était visible que sur le site du secrétariat d’Etat et sur les réseaux sociaux. Avec un budget de 4 millions d’euros, l’achat d’espace publicitaire devrait permettre de diffuser plus largement le message, au-delà des personnes déjà convaincues.

Deuxième annonce au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFM ce mardi 8 mai : « Nous lançons cette semaine un appel à projets contre les violences sexistes et sexuelles au travail dans toutes les régions, pour un montant d’un million d’euros de fonds publics. » La ministre a ajouté que « l’État doit reprendre la main » sur ces sujets et précisé qu’il y aurait un appel à projet national et un appel à projets dans chacune des treize régions. Objectifs : « mieux protéger les femmes », « les informer » et « les défendre. »

Jusqu’à présent, ce travail de défense des femmes victimes de violences sexuelle et sexistes au travail était réalisé essentiellement par l’AVFT, Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, qui existe depuis 1985. Une association qui a dû marquer une pause car elle n’avait plus les moyens de répondre aux demandes (voir “Submergée”, l’AVFT doit faire une pause)

L’association attend de savoir quelle subvention de l’Etat elle va recevoir pour pouvoir continuer à aider les victimes de violence. Et le climat semble tendu avec la secrétaire d’Etat qui reproche à l’AVFT d’avoir cessé de prendre de nouveaux appels téléphoniques sans l’en avertir.

Interrogée sur l’avenir du travail réalisé par l’AVFT, Marlène Schiappa avait, dès l’interview de dimanche, annoncé qu’il y aurait un numéro de téléphone de remplacement. Et dans un texte publié le 27 avril dernier sur son site, l’AVFT interpelle : « De la liberté (d’expression) des associations féministes »… 

Laisser un commentaire