C’est l’appel lancé dans le magazine The Atlantic, qui déplore l’absence des femmes dans les conférences technologiques. Pas du goût de tout le monde.
C’est une prise de position repérée par Atlantico.fr : le 4 janvier, la journaliste du magazine US The Atlantic Rebecca J. Rosen s’en prenait à ces « conférences tech » dans lesquelles aucune femme, ou presque, ne figure parmi les intervenants. Elle prend pour exemple la conférence Edge sur les technologies du web, prévue en février à Londres, où parmi les 24 intervenants annoncés on ne compte qu’une seule femme.
Rebecca J. Rosen adresse alors aux hommes qui se sentent concernés par sous-représentation des voix des femmes une « suggestion toute simple » : le boycott. « Refusez de parler depuis des scènes exclusivement masculines. Dites non ».
Elle emprunte cette idée, explique-t-elle, à une organisation juive, Advancing Women Professionals and the Jewish Community, qui appelle des conférenciers influents à prêter ainsi serment. Avec des « résultats encourageants », notait l’association en 2009 : ces « hommes alliés » ont rapporté que « leur refus d’apparaître dans certains événements publics a conduit à voir davantage de femmes représentées ».
Sur le site de The Atlantic, les hommes étaient alors invités à signer cet engagement : « Je ne serai ni intervenant, ni modérateur, pour des panels 100% masculins dans les conférences scientifiques ou technologiques ».
Une idée simple mais pas au goût de tous ces messieurs, visiblement : la liste des signataires a dû être masquée au bout de quelques heures seulement « en raison d’un afflux de spams et de trolls », regrette Rebecca J.Rosen. De quoi provoquer, en tout cas, un débat passionné, souligne Atlantico qui met en avant une série de commentaires soutenant cette initiative.
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