« Modeste progrès » pour les femmes dans les CA

par La rédaction

La « fille sans peur » de Wall Street © Richard Zinken (@zinken)

Dans les plus grandes entreprises mondiales, seuls 15% des sièges des conseils d’administration sont occupés par des femmes : 3 points de plus en deux ans. Le pourcentage de femmes dirigeantes plafonne à 4%.


 

« Les femmes restent largement sous-représentées dans les conseils d’administration des grandes entreprises, malgré les efforts continus pour accroître la mixité ». C’est un constat sans grande surprise que dresse le cabinet d’audit Deloitte dans la cinquième édition de son rapport « Women in the Boardroom » publié mardi 6 juin.

Ce rapport analyse la composition genrée des conseils d’administration (CA) de 7 000 grandes entreprises dans 64 pays du monde, au 15 décembre 2016. Conclusion : seuls 15% des sièges sont occupés par des femmes : un « modeste progrès » de 3 points depuis la dernière édition deux ans plus tôt.

La hausse est plus spectaculaire dans certains pays, comme en France où, on le sait, la loi impose à partir de cette année 2017 un minimum de 40% dans toutes les grandes entreprises.

Voir : “Les femmes ont le pied dans la porte, elles ne lâcheront pas !”

Le rapport Deloitte note une corrélation entre la présence d’une femme aux commandes et la présence de femmes dans les conseils : elles sont deux fois plus nombreuses dans les conseils d’administration présidés par une femme que dans ceux présidés par un homme. Même situation quand l’entreprise a une femme PDG.

« Cela illustre une tendance importante : l’augmentation du nombre de femmes PDG et présidentes de conseils d’administration est susceptible d’impulser une plus grande diversité dans les conseils. Pour autant, le pourcentage de femmes dirigeantes reste très bas : elles n’occupent en moyenne que 4% des postes de PDG et de présidente de CA », note Dan Konigsburg, responsable de Deloitte.

En France, 40% des sièges des conseils d’administration du SBF120 (les 120 principales entreprises cotées) sont occupés par des femmes. Quotas obligent, c’est le pays qui a connu, avec la Nouvelle-Zélande, la plus forte augmentation en deux ans : 10 points de plus. La France se place ainsi à la deuxième place mondiale derrière la Norvège. Mais seuls 2,7% de ces conseils sont présidés par une femme. Sur ce point, la France ne pointe qu’à la 30ème place mondiale, et en dessous de la moyenne. En Norvège, pays pionnier des quotas, les chiffres sont respectivement de 42% et 7%.

 

Partager cet article

Laisser un commentaire