
Le concours se met au classique, en rupture avec l’ère Berlusconi. A l’inverse de Miss France, aussi.
Cette année, les prétendantes au titre de Miss Italie ne défileront pas en bikini. A la place, elles porteront des maillots une pièce, en noir et/ou blanc, « en référence à la beauté classique et à celle des années 50, du mythe féminin », expliquait la patronne du concours, Patrizia Mirigliani le 14 août. Une décision prise alors que la nouvelle présidente de la Rai (la télévision publique italienne), Anna Maria Tarantola, et la ministre de l’égalité des chances, Elsa Fornero, avaient appelé à davantage de respect des femmes sur les écrans. Le concours de Miss Italie est traditionnellement diffusé dans le cadre de deux soirées ; ce sera cette année les 9 et 10 septembre.
Le quotidien britannique The Guardian voit dans ce changement vestimentaire « un signe que l’Italie est entrée dans une période plus collet monté après la chute de Silvio Berlusconi ». Une nouvelle ère qui ne plaît pas à tout le monde. Le quotidien italien Il Giornale (proche, d’ailleurs, de Berlusconi) s’emporte pour sa part contre cette « sobriété propre à l’ère Monti », le nouveau chef du gouvernement. « Si nous recouvrons le principal objet des fantasmes masculins, les fesses, avec des centimètres de tissu, quel sens ce concours a-t-il encore ? », interroge notamment le journal dans un article titré : « La Rai met des caleçons à Miss Italie« .
L’habillage des candidates de Miss France a connu récemment, lui, une évolution inverse. Bannis par Geneviève de Fontenay, les bikinis ont fait leur apparition sur les candidates en 2011, après que la société Endemol a pris les commandes du concours.
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Photo : Marisa Jossa, Miss Italie 1959 (à droite)
