Les pères restent réfractaires au congé parental

par Arnaud Bihel
Par Sakena sur Flickr (CC BY 2.0)

Par Sakena sur Flickr (CC BY 2.0)

Les pères ne représentent que 3,5% des bénéficiaires du congé parental, selon les tous derniers chiffres. Et quand ils le prennent, c’est deux fois moins longtemps que les mères. De quoi conforter la volonté de réforme du gouvernement.


 

« Les pères qui ne travaillent pas ou travaillent à temps réduit pour s’occuper de leurs enfants, rompant ainsi avec les schémas traditionnels de comportements des hommes au travail, font figure d’exception ». Selon une étude de la CNAF publiée le 23 janvier (« Les pères bénéficiaires du complément de libre choix d’activité »), ils ne représentaient en 2011 que 3,5% des bénéficiaires du congé parental (soit un peu plus de 18 000 personnes). Autant dire que la situation n’évolue pas : en 2008, ils étaient 4%.

Si un quart des jeunes mères ont recours au CLCA (complément de libre choix d’activité, la prestation qui accompagne ce congé), seuls 1% des pères interrompent leur activité pour s’occuper de leur enfant de moins de 3 ans. Et encore le font-ils partiellement : 70% d’entre eux choisissent de continuer de travailler à temps partiel, alors que plus de la moitié des mères (56%) cessent totalement leur activité. Ils prennent également en moyenne un congé deux fois moins long que la mère.

« S’ils s’en démarquent, [les pères] ne rompent ainsi pas avec le modèle prescriptif de travail masculin : être pourvoyeur de revenu », souligne l’étude. D’ailleurs, 60% des pères bénéficiaires du Clca ont des revenus inférieurs à celui de leur conjointe.

Ces chiffres ont de quoi conforter la volonté du gouvernement de réformer le congé parental, pour le rendre davantage attractif pour les pères (Lire : Une réforme du congé parental, dans la loi au printemps). La Suède, où il est plus court et mieux rémunéré qu’en France, a de plus instauré en 2002 un « quota » de deux mois à prendre par le père (sur 480 jours de congé global), sans quoi ils sont perdus. Résultat : en 2000, les pères suédois prenaient 12% des jours de congé parental. En 2011, ils en prenaient deux fois plus : 24%. Bien au-delà des 3,5% des pères français…

La réforme devrait être inscrite dans le projet de loi cadre sur les droits des femmes, qui sera présenté en mai prochain.

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

Parentalité, égalité : « changer de paradigme »

Dossier – CONGÉ PARENTAL

 

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14 commentaires

moi 24 janvier 2013 - 17:01

Moi je suis cadre bien payé (3,500€/mois net) j’aurais vraiment souhaité prendre un temps partiel, sauf que dans ce cas j’étais viré.

Je pense que pour la plupart des pères, il n’y a pas de choix délibéré de ne pas participer à l’éducation de son enfant, c’est la société qui les empêche. On ne peut donc les taxer de réfractaires.

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De profundis 24 janvier 2013 - 17:27

« moi »
Moi je suis cadre bien payé (3,500€/mois net) j’aurais vraiment souhaité prendre un temps partiel, sauf que dans ce cas j’étais viré.

Je pense que pour la plupart des pères, il n’y a pas de choix délibéré de ne pas participer à l’éducation de son enfant, c’est la société qui les empêche. On ne peut donc les taxer de réfractaires.

« moi »
Moi je suis cadre bien payé (3,500€/mois net) j’aurais vraiment souhaité prendre un temps partiel, sauf que dans ce cas j’étais viré.

Je pense que pour la plupart des pères, il n’y a pas de choix délibéré de ne pas participer à l’éducation de son enfant, c’est la société qui les empêche. On ne peut donc les taxer de réfractaires.

@moi vous croyez vraiment que les femmes cadres bien payés comme vous peuvent prendre des temps partiels ou des congés parentaux sans risque pour leur carrière ? Combien ne retrouvent jamais leur job après un congé parental. Combien font le boulot d’un temps plein alors qu’elles sont supposées bosser à 80 %… et sans avoir aucune augmentation et perspective d’évolution par dessus le marché. Ce titre est juste. Les pères sont réfractaires et ils ont raison de l’être, les femmes feraient bien de faire comme eux. Si la société est responsable de quelque chose ici, c’est d’envoyer les femmes au casse pipe en les poussant à prendre le congé parental

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moi 25 janvier 2013 - 08:28

@moi vous croyez vraiment que les femmes cadres bien payés comme vous peuvent prendre des temps partiels ou des congés parentaux sans risque pour leur carrière ? Combien ne retrouvent jamais leur job après un congé parental. Combien font le boulot d’un temps plein alors qu’elles sont supposées bosser à 80 %… et sans avoir aucune augmentation et perspective d’évolution par dessus le marché. Ce titre est juste. Les pères sont réfractaires et ils ont raison de l’être, les femmes feraient bien de faire comme eux. Si la société est responsable de quelque chose ici, c’est d’envoyer les femmes au casse pipe en les poussant à prendre le congé parental[/quote]

Je suis partiellement d’accord avec vous. Effectivement toute personne qui travaille à 80% est lésée sur beaucoup de points ce qui est inadmissible. Malheureusement, beaucoup de décideurs considèrent à tort que l’enfant est incompatible avec l’entreprise. Dans ce cas, nombre d’hommes et de femmes n’ont pas le choix du temps partiel, même s’ils n’y sont pas réfractaires (être réfractaire c’est un choix, là il n’y en a pas).

Mais il n’en reste pas moins que nous héritons d’une société patriarcale qui est très ancrée dans l’entreprise. Lorsqu’un patron (souvent un homme malheureusement) emploie une jeune femme, il s’attend à ce qu’un jour elle tombe enceinte et aménage sont temps de travail (ce qu’a surement fait sa femme). Il est donc « compréhensif » lorsque cela se produit. En revanche il ne s’attend pas à une telle demande de la part d’un homme (car lui n’aurait même pas imaginé faire ce choix) et n’est pas du tout arrangeant avec lui. On ne peut pas nier ce point non plus.

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Lili 25 janvier 2013 - 08:38

[/quote] @moi vous croyez vraiment que les femmes cadres bien payés comme vous peuvent prendre des temps partiels ou des congés parentaux sans risque pour leur carrière ? Combien ne retrouvent jamais leur job après un congé parental. Combien font le boulot d’un temps plein alors qu’elles sont supposées bosser à 80 %… et sans avoir aucune augmentation et perspective d’évolution par dessus le marché. Ce titre est juste. Les pères sont réfractaires et ils ont raison de l’être, les femmes feraient bien de faire comme eux. Si la société est responsable de quelque chose ici, c’est d’envoyer les femmes au casse pipe en les poussant à prendre le congé parental[/quote]

Des femmes payées 3500 € par mois avec une grosse pression au renvoi et qui prennent un congé parental ou un temps partiel, il n’y en a pas beaucoup, ne serait-ce que parce que l’écart de salaire est tellement énorme entre CP et salaire que c’est ingérable. Du reste moi ne parle pas de « risque pour la carrière » mais bien d’être viré. Ce n’est pas pareil.
C’est un fait que une femme qui demande un CP ou un temps partiel, elle récolte une sale remarque, elle met du temps à retrouver sa place. Et que ça justifie la discrimination des femmes à l’embauche. Et donc en effet les femmes ne devraient pas prendre de CP.
Mais c’est un fait aussi que pour un homme qui fait ce choix, les conséquences sont plus grandes, parce que l’entreprise le voit comme un déserteur, alors qu’en embauchant un homme elle pensait justement être à l’abri de cela. Alors que de la part d’une femme, elle est juste vue comme… une femme.

Moralité : il faut rentre le congé paternité long et obligatoire.

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Lili 25 janvier 2013 - 09:01

Je viens de me renseigner concernant les réactions à la réforme envisagée, et en fait je trouve surtout des pétitions de mamans qui veulent garder le droit au choix, y compris celui de s’arrêter 3 ans pour leurs enfants… Et pour quoi cette réforme les poussera à … démissionner, faute de mode de garde et/ou d’autre solution pour pouvoir passer du temps avec leur enfant, ce qui est leur priorité…

A réfléchir, donc… Comment concilier ces aspirations différentes et permettre un vrai choix?

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Malicia 25 janvier 2013 - 09:22

« De profundis »
@moi vous croyez vraiment que les femmes cadres bien payés comme vous peuvent prendre des temps partiels ou des congés parentaux sans risque pour leur carrière ? Combien ne retrouvent jamais leur job après un congé parental. Combien font le boulot d’un temps plein alors qu’elles sont supposées bosser à 80 %… et sans avoir aucune augmentation et perspective d’évolution par dessus le marché. Ce titre est juste. Les pères sont réfractaires et ils ont raison de l’être, les femmes feraient bien de faire comme eux. Si la société est responsable de quelque chose ici, c’est d’envoyer les femmes au casse pipe en les poussant à prendre le congé parental

Il y a une réalité sociologique du congés parental : ce ne sont clairement pas les femmes cadres bien payées qui le prennent, hein. Dans cette situation, elles retrouvent le même pb que « moi ». Et puis le manque à gagner et bien trop important, comme le souligne Lilile.

En pratique, de nombreux CP sont des choix plutôt subis, faute de mode de garde attractifs (disponibilité ET coût, car qd on gagne le smic, c’est pas très rentable de payer 700€ par mois pour faire garder son enfant, sans parler de la fatigue et des transports) et donc c’est le parent avec le plus petit salaire (souvent la mère, donc) qui le prend. Ce n’est pas forcément un signe de réticence des pères, mais bien un choix rationnel, bien sûr lourdement influencé par le sexisme ambiant (écarts de salaires H/F, préjugés sur leur dévouement respectifs à leur travail, etc…)

Et en effet, la vraie question qui pointe derrière la réforme du CP : si on le raccourci, qui va garder les enfants en attendant qu’ils entrent à la maternelle ? La réforme des modes de gardes promise risque de ne pas suffire…

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hic 25 janvier 2013 - 09:57

Il me semble qu’il est illégal de licencier un père comme une mère pour prise de congé parental(mais je veux bien être contredite); Il s’agit donc bien d’un choix de ne pas être réfractaire pour les pères.

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moi 25 janvier 2013 - 13:02

« hic »
Il me semble qu’il est illégal de licencier un père comme une mère pour prise de congé parental(mais je veux bien être contredite); Il s’agit donc bien d’un choix de ne pas être réfractaire pour les pères.

Je travaille prestation pour un client pour qui il est inenvisageable d’avoir une prestation que 4 jours sur 5. Du coup, si je prends un CP certes mon employeur ne me licenciera pas, mais il me retirera ma mission courante et me fera 3 propositions à des endroits où je ne peux pas accepter. Dès lors je suis licencié pour faute. Vous savez combien de pères travaillent en prestation en France ? Ils n’ont pas le choix, pourtant ils ne sont pas tous refractaires.

Je reprends également ce que je viens de lire, c’est malheureusement souvent l’homme qui a le plus gros salaire du couple, et donc à lui revient la charge de ramener l’argent (au détriment du temps passé en famille) pendant qu’est sacrifiée la carrière du plus petit salaire. Est-ce que ce choix rationnelle indique que les hommes soient refractaires au CP ?

Il faut en finir avec ces stéréotypes SEXISTES (machistes) comme quoi les hommes ne sont pas intéressés par leurs enfants.

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moi 25 janvier 2013 - 13:02

« Lili »

@moi vous croyez vraiment que les femmes cadres bien payés comme vous peuvent prendre des temps partiels ou des congés parentaux sans risque pour leur carrière ? Combien ne retrouvent jamais leur job après un congé parental. Combien font le boulot d’un temps plein alors qu’elles sont supposées bosser à 80 %… et sans avoir aucune augmentation et perspective d’évolution par dessus le marché. Ce titre est juste. Les pères sont réfractaires et ils ont raison de l’être, les femmes feraient bien de faire comme eux. Si la société est responsable de quelque chose ici, c’est d’envoyer les femmes au casse pipe en les poussant à prendre le congé parental[/quote]

Des femmes payées 3500 € par mois avec une grosse pression au renvoi et qui prennent un congé parental ou un temps partiel, il n’y en a pas beaucoup, ne serait-ce que parce que l’écart de salaire est tellement énorme entre CP et salaire que c’est ingérable. Du reste moi ne parle pas de « risque pour la carrière » mais bien d’être viré. Ce n’est pas pareil.
C’est un fait que une femme qui demande un CP ou un temps partiel, elle récolte une sale remarque, elle met du temps à retrouver sa place. Et que ça justifie la discrimination des femmes à l’embauche. Et donc en effet les femmes ne devraient pas prendre de CP.
Mais c’est un fait aussi que pour un homme qui fait ce choix, les conséquences sont plus grandes, parce que l’entreprise le voit comme un déserteur, alors qu’en embauchant un homme elle pensait justement être à l’abri de cela. Alors que de la part d’une femme, elle est juste vue comme… une femme.

Moralité : il faut rentre le congé paternité long et obligatoire.[/quote]

Absoluement d’accord avec cette proposition !

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hic 25 janvier 2013 - 18:38

@moi
je comprends mieux votre situation, effectivement.
Concernant le « cliché » des hommes pas intéressés par leur progéniture.
Je suis d’accord avec vous pour penser qu’il existe des contraintes matérielles à la répartition des tâches d’entretien des enfants, mais je pense sincèrement que ces contraintes ne font pas tout, et rien qu’en regardant mon entourage (mais cela se retrouve aussi à un niveau statistique plus général), je constate que le temps « libre » des hommes n’est pas autant consacré à s’occuper des enfants que ne l’est celui des femmes. Il y a de mon point de vue, bel et bien une dimension de choix, là dedans.

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Othman 31 janvier 2013 - 09:02

J’en ai un petit marre d’entendre à tout va que les hommes délaissent leurs progénitures et s’investissent peu dans la vie familiale. C’est de moins en moins frais et en tant que jeune papa, je souffre de cette image qu’ont énormément de femmes.
Sachez que j’ai pris un Congé parental d’éducation pour mon premier enfant, alors que j’étais en plein « boom » de ma carrière et cela afin que ma femme puisse s’épanouir dans sa profession. Je ne dit pas que c’était facile ou autre mais j’ai passé 1 année superbe à m’occuper de mon enfant. Ok il y a les tâches ménagères et autres joyeusetés du quotidien mais c’est extra. Cependant, à mon retour de CPE, mon poste a été filé à quelqu’un d’autre, on m’a proposé 3 alternatives nécessitant de longs déplacements. J’ai refusé et hop licenciement pour faute comme l’a dit le monsieur si dessous. Pas grave je trouverai quelque chose d’autre (je cherche toujours…).
Donc on ne m’y reprendra plus.
J’aimerai ajouter aussi quelque chose d’important et que très peu de femmes réalisent. Le regard des femmes est pesant, leurs commentaires envers notre manière de nous occuper des enfants très acerbe. La critique vole toujours. Il y a des moments ou je refusais d’aller au parc car je pouvais être sûr que les femmes qui y venaient ne manqueraient de leurs petites allusions ou commentaires désobligeants. Donc charité bien ordonnée commence par soi même.
Changez votre mentalité et peut être que les hommes feront de même.
Bien à vous.

Répondre
Seb. 1 février 2013 - 11:37

« Othman »

J’aimerai ajouter aussi quelque chose d’important et que très peu de femmes réalisent. Le regard des femmes est pesant, leurs commentaires envers notre manière de nous occuper des enfants très acerbe. La critique vole toujours. Il y a des moments ou je refusais d’aller au parc car je pouvais être sûr que les femmes qui y venaient ne manqueraient de leurs petites allusions ou commentaires désobligeants. Donc charité bien ordonnée commence par soi même.
Changez votre mentalité et peut être que les hommes feront de même.
Bien à vous.

Je suis d’accord avec vous. Lorsqu’un jeune homme se déplace avec un enfant, à la manière dont certaines femmes le regardent on a l’impression d’être des kidnappeurs. Certaines femmes considèrent également l’éducation comme leur territoire, et se croient toujours mieux avisées que les hommes sur ces questions.

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09 Aziza 12 février 2013 - 09:19

les jeunes pères qui prétendent que les femmes les regardent de travers au parc ne seraient ils pas un peu parano ? Personne ne fait plus attention! En 1974, mon mari emmenait parfois seul notre bébé au parc, et lui donnait son biberon si c’était l’heure. LÀ, à cette époque, c’était insolite, mais ça lui était complètement égal que des gens regardent; et en souriant avec bonne humeur, tout va bien!
Ensuite, vous semblez tous oublier un fait de taille: CE SONT LES MÈRES QUI ACCOUCHENT ET QUI ALLAITENT.Donc, elles sont beaucoup plus fatiguées que le père, beaucoup plus « chamboulées » dans leur corps; et réagissent différemment: certaines ont hâte de reprendre le travail; d’autres ont besoin, au contraire, d’une période de repos et d’adaptation. Il n’y a pas de norme, attention à ne pas substituer de nouvelles normes aux normes d’antan! Et puis, tout ça est pensé pour les pères cadres (blancs) des classes moyennes supérieures! Un père d’origine maghrébine ou africaine ne va pas prendre un congé parental; il est convaincu que ce n’est pas son rôle. Et si le congé devient obligatoire, il va juste rester à la maison, mais il ne s’occupera pas beaucoup du bébé. Ça fera seulement une bouche de plus pour qui préparer les repas pour la mère! Et vous croyez vraiment que dans une usine, un atelier, où déjà des milliers de gens sont mis à pied, les gars vont trouver prudent d’en plus demander un congé parental! Il faut arrêter de voir la vie des bobos privilègiés comme la manifestation de l’interêt général! énormément de souplesse en la matière est nécessaire, et pas de norme instituée.

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Lili 16 février 2013 - 12:39

« 09 Aziza »
les jeunes pères qui prétendent que les femmes les regardent de travers au parc ne seraient ils pas un peu parano ? Personne ne fait plus attention!

Vous rigolez? Oui les jeunes pères qui prennent un congé parental sont regardés comme des faibles, avec une femme qui « porte la culotte ». Oui pas mal de femmes exigent que leur mec fasse 50% du boulot (normal) mais les couvrent de reproches parce qu’ils le font différemment et donc « pas bien » selon elles.

Tout ce que vous dites sur les mères qui accouchent est vrai… Mais ça l’est aussi pour les pères !!! Ils sont chamboulés, ils sont crevés par les nuits blanches, certains se sentent impuissants devant les besoins de leur bébé, ont peur de le « casser », d’autres deviennent plus confiants en eux… Il faut arrêter de croire que ça ne change rien aux hommes de devenir père.

Et d’accord avec vous sur la différence entre « bobos » et ouvriers. Le féminisme « bobo » est mieux défendu et plus médiatisé, alors effectivement pas toujours adapté à d’autres réalités…

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