Accueil Eco & Social Pour la parité dans l’économie, un appel à la transparence

Pour la parité dans l’économie, un appel à la transparence

par La rédaction

Photo Pixabay

A l’occasion du women’s forum, des dirigeant.e.s d’entreprise appellent à un affichage des progrès réels de la parité dans les entreprises. Nouvelle tentative de « name and shame ».

Le Women’s Forum 2019 qui se tient à Paris du 20 au 22 novembre a inspiré à cinq dirigeant.e.s d’entreprises  un appel, publié dans Le Monde, intitulé « Egalité femmes-hommes en entreprise : ‘On ne peut se payer de mots’… »

Publier des faits, des chiffres, des outils de mesure : c’est ce qu’elles et ils veulent imposer aux entreprises pour qu’elles cessent de croire qu’il suffit de déclarer de temps en temps qu’on est favorable à l’égalité professionnelle pour l’atteindre réellement.

Et la route est encore longue. L’appel annonce le programme : « il nous faudra, en France, beaucoup d’outils : l’index de l’égalité salariale femmes-hommes pour faire pression sur les entreprises, le soutien au financement à l’entrepreneuriat féminin, la promotion de l’ouverture aux étudiantes des filières scientifiques, technologiques, mathématiques et ingénierie, mais aussi une nouvelle culture du capitalisme et du leadership, plus équilibrée et extraite des déterminismes patriarcaux historiques et sociaux. »

Car, si quelques pionnières ont réussi à conquérir des postes de pouvoir « pour autant, la révolution des esprits n’a pas eu lieu»  note la tribune. Alors elles et ils en appellent à la transparence mais pas vraiment à des mesures coercitives. Tout en notant que, s’il faut se réjouir des effets de la loi Copé-Zimmermann sur la presque parité dans les conseils d’administration des entreprises, les instances de direction qui ne sont soumises à aucune obligation de féminisation ne décollent pas (voir : Direction d’entreprise : les hommes gardent la main)

Alors elles et ils en sont persuadés : « seules des mesures univoques et transparentes permettront de mettre en évidence les écarts entre la parole et l’action, l’avancée de la société et celle du monde économique. » Il s’agirait donc de créer un outil pour braquer les projecteurs sur les différences de traitement entre femmes et hommes auprès du public qu’il s’agisse des clients, éventuels futurs employés ou investisseurs qui pourraient se rétracter face à des entreprises trop peu féministes. Cet outil s’inspirerait du « gender fair » lancé aux Etats-Unis. Il s’agirait de faire du name and shame [« nommer et couvrir de honte »] Et compléter ainsi l’index de l’égalité. (voir Honte sur les entreprises cancres en égalité)

Reste à savoir qui va payer un tel outil de mesure. L’heure est plutôt aux économies de thermomètres (voir Disparition du principal organisme mesurant les violences sexistes et sexuelles ). Autre inconnue : la honte a-t-elle vraiment changé de camp ? Une entreprise qui ne se montre pas « women friendly » est-elle vraiment mal vue ? Aucune étude ne le dit. Mais un « gender fair » pourrait peut-être permettre de changer les choses s’il est détaillé et médiatisé.

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