Accueil Eco & Social Puisqu’il faut être un homme pour lever des fonds

Puisqu’il faut être un homme pour lever des fonds

par Isabelle Germain

Une campagne de Sista interpelle. S’il suffit de quelques poils de barbichette ou de cheveux courts pour obtenir des fonds, les entrepreneures retouchent leur photo.

Côte à côte, le visage d’une femme connue dans le monde du numérique avec le chiffre « 5 % » et le même, transformé en visage d’homme avec le chiffre « 95 % ». Et juste une phrase : « seuls 5 % des fonds sont levés par une femme entrepreneure »  La campagne de Sista imaginée avec Betc Digital met en évidence l’absurdité des préjugés des investisseurs et le ras-le-bol des entrepreneures fatiguées d’adopter des stratégies de contournement de ces préjugés en prenant des prénoms masculins dans certains e-mails ou en allant voir les financeurs accompagnées d’un homme.

Il y a quelques jours, le collectif Sista publiait, avec le BCG, des données qui donnent le vertige et laissent penser qu’il faut être un homme pour lever des fonds.

Voir Pas d’argent pour les entreprises des femmes

Cette semaine, Sista interpelle avec cette campagne diffusée sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin du 23 septembre au 02 octobre. Parmi les premières à y participer : Nathalie Balla (coprésidente de La Redoute & Relais Colis), Mercedes Erra (cofondatrice de Betc et présidente exécutive d’Havas Worldwide), Tatiana Jama (cofondatrice de Selectionnist & Visualbot.ai), Valentine de Lasteyrie (directrice des investissements et associée de Fiblac), Céline Lazorthes (fondatrice de Leetchi & Mangopay), Laura Medji (fondatrice de Tracktor), Céline Orjubin (cofondatrice de My Little Paris), Fleur Pellerin (fondatrice et CEO de Korelya Capital), Roxanne Varza (directrice de Station F). Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes s’est associée au projet.  

 

 

 

Laisser un commentaire