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A qui appartiennent les seins d’Angelina Jolie ? Et ceux des femmes en général

par La rédaction

profilpictureSGDu bébé à Facebook, en passant par la publicité ou parfois par l’employeur, les seins semblent appartenir à tout le monde sauf aux femmes elles-mêmes. Analyse par Sophie Gourion, rédactrice web/journaliste web, auteure du blog « Tout à l’égo ».


« Moi je trouve qu’elle est débile ! Profondément débile ». « Complètement cinglée ». L’annonce en mai dernier de la double mastectomie d’Angelina Jolie a suscité de nombreuses réactions, souvent très violentes et qui dépassent largement la question de l’intérêt médical de son opération.

Certains se sont même sentis dépossédés, comme si les seins d’Angelina Jolie appartenaient au domaine public :  « Combien de mecs ont arrêté de lire dès qu’ils se sont rendus compte qu’Angelina Jolie n’avait pas de seins –Je ne veux plus en entendre parler! », affirmait l’un. Apparemment plus modéré : « Content de savoir qu’elle se donne de bien meilleures chances de vivre. En tant que mec, ses jolies courbes me manqueront cependant. » Et Christine Boutin, la présidente du Parti Chrétien Démocrate, y est allée de son tweet incendiaire : « Pour ressembler aux hommes ? Rire ! Si ce n’était triste à pleurer ».

La question du corps, ces commentaires le soulignent, est éminemment politique. Le sein, plus particulièrement, doit répondre constamment à deux injonctions concurrentes qui continuent à déterminer le sort des femmes : « Le devoir d’allaiter et d’émoustiller », comme l’énonce Marilyn Yalom dans « Le sein, une histoire ».

Dans ce contexte de lynchage médiatique, les seins d’Angelina Jolie lui appartiennent-ils encore ? Qu’en est-il des seins des autres femmes ? Du bébé à Facebook, en passant par la publicité qui en est le réel propriétaire ? Analyse.

La poitrine : puissant marqueur des valeurs de la société

le sein, une histoireSein divin au Moyen Age, sein domestique au XVIIe siècle, sein politique de Marianne torse nu, le sein est un marqueur des valeurs de la société. Pour Elisabeth Badinter, qui a préfacé l’ouvrage de Marilyn Yalom, « il a appartenu successivement à l’enfant, à l’homme, à la famille, au politique, au psychanalyste, aux commerçants, au pornographe, au médecin, au chirurgien esthétique, avant que les féministes n’en reprennent le contrôle à la fin du siècle dernier ».

titeuf sperm
Une « désappropriation » qui trouve ses racines dans l’histoire, comme l’explique aux Nouvelles NEWS Denis Colombi, blogueur et doctorant en sociologie : « Le corps des femmes a toujours été conçu, historiquement et juridiquement, comme ne leur appartenant pas, puisque les femmes elles-mêmes appartenaient d’abord à un homme, père ou mari – au point qu’un viol a longtemps été conçu juridiquement comme une atteinte au père ou au mari et non à la femme (la punition du viol pouvait ainsi frapper également la victime, pensée comme femme adultère, ou consister à l’obligation pour le violeur d’épouser sa victime pour « réparer » sa faute…). Peut-être parce qu’il est un corps « partagé » le temps de la maternité ? Il est d’ailleurs intéressant de regarder nos mythes sur la reproduction : généralement, on se représente le corps de la femme comme le réceptacle du spermatozoïde qui deviendra l’enfant (à l’image du spermatozoïde dans la bande-dessinée « Titeuf » qui a le visage déjà constitué du héros). C’est évidemment biologiquement faux, puisque l’ovule participe à la constitution de l’enfant et ne se contente pas d’un rôle passif. Cette représentation – qui n’a rien à envier aux mythes de ceux que nous considérons comme primitifs – est sans doute pour beaucoup dans l’appropriation du corps des femmes par des groupes sociaux divers ».

Sein nourricier ou indécent

La question de l’allaitement est particulièrement révélatrice de l’importance des pressions extérieures sur le corps des femmes et de la mainmise faite sur leurs seins. Depuis que l’OMS a recommandé l’allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois du bébé, il est plébiscité par tous les experts. Des associations aux pouvoirs publics, tous relayent d’une seule voix les vertus du lait maternel, quitte à s’apparenter à un matraquage en règle : « Un conseil, quand il est répété à plusieurs reprises, ce n’est plus une proposition, c’est une pression », dénonce Odile Buisson, auteure du livre « Sale temps pour les femmes ».

Une mainmise sur les seins des femmes qui n’est pas sans conséquence, comme l’explique la psychanalyste Myriam Szejer : « La pression est davantage exercée par le social que par le médical : les médias, les pouvoirs public et les familles. De nombreux pères exigent maintenant de leur femme qu’elles allaitent. Mais où va-t-on ? ». Alors que les féministes ont jeté leur soutien-gorge à la poubelle en 68 et se sont battues pour la réappropriation de leurs corps, les femmes ne semblent pas toujours en mesure  aujourd’hui de choisir sereinement entre sein et biberon. Les pressions extérieures demeurent extrêmement pesantes et culpabilisantes. Dans cet article (« Ne pas allaiter, le dernier tabou »), l’une d’entre elle témoigne : « J’ai choisi de ne pas allaiter. (…) Les infirmières se sont acharnées. Elles se relayaient pour essayer de me convaincre ! C’était ridicule. » L’article cite une étude récente menée auprès de 28 familles québécoises qui démontrait que les parents qui n’allaitaient pas leur bébé manquaient de soutien. Au Venezuela, le gouvernement est allé encore plus loin en déposant le 18 juin dernier une proposition de loi qui obligerait les femmes à allaiter les 6 premiers mois de la vie du bébé. « Ce serait une atteinte caractérisée au droit des femmes à disposer de leur corps », s’est indignée Elisabeth Badinter, philosophe et auteure de Le conflit : la femme et la mère.

Ce qui nous est aujourd’hui vendu comme naturel et essentiel à la santé du bébé n’allait pourtant pas de soi au XVIIIème. Ainsi, en 1780, « sur environ 20 000 bébés nés à Paris, 10% seulement étaient allaités chez eux,  nous apprend Marilyn Yalom. Les autres étaient placés chez des nourrices par leurs parents ou par les hospices d’enfants trouvés. » « Ouvrières et aristocrates dépendaient toutes du lait mercenaire, les premières afin de pouvoir travailler, les dernières afin de s’adonner librement aux innombrables obligations sociales des dames bien nées ».

Il a fallu un virulent tollé contre la mise en nourrice institué par les moralistes, les médecins, les philosophes pour renverser cette tendance : en 1801, on estima que la moitié des bébés parisiens et les deux tiers des bébés anglais étaient allaités par leur mère. Encore une fois, c’est la pression masculine qui intima aux seins maternels le devoir de nourrir.

Paradoxalement, alors que l’allaitement semble aujourd’hui valorisé (pour être une bonne mère il faut allaiter), la vision d’une tétée dans l’espace public est encore fortement réprimée. Un sondage IFOP révèle ainsi que 25% des Françaises de moins de 35 ans se déclarent gênées lorsqu’elles voient une femme donner le sein à son enfant. Pas étonnant d’apprendre que les réseaux sociaux ont relayé l’année dernière le récit d’une cliente congédiée d’un magasin MAC par une vendeuse au motif qu’elle allaitait son bébé. Cette année, c’était au tour d’une mère allaitante d’être expulsée d’un magasin Celio. Va-t-on voir arriver en France le « milk truck », camion itinérant permettant aux femmes d’allaiter en toute discrétion ?

On le voit bien ici, le regard posé sur le sein, tantôt réprobateur, tantôt concupiscent, n’est jamais neutre. D’où la volonté de certaines de s’émanciper de ces injonctions trop pesantes à travers un activisme d’un nouveau genre, notamment sur les réseaux sociaux.

Facebook et le nipplegate : cachez ce sein que je ne saurai voir

« Mon corps m’appartient, il n’est l’honneur de personne », avait ainsi inscrit Amina, cette militante Femen tunisienne, sur son torse nu. Pourtant, nos corps nous appartiennent-ils encore sur Facebook alors que le réseau social a prouvé à maintes reprises qu’il avait la censure facile dès qu’il s’agissait du corps des femmes ?

cancer_sein_2012Il semble d’ailleurs porter une attention toute particulière aux images de seins postées sur le réseau, n’hésitant pas à les traquer systématiquement. En 2012, la page du magazine The New Yorker avait été ainsi provisoirement fermée. L’objet du délit : un dessin représentant Adam et Eve assis au pied d’un pommier. La même année, le réseau social supprimait de plusieurs comptes utilisateurs et pages fan l’affiche de l’association « Le cancer du sein, parlons-en », au motif que l’ambassadrice, Pauline Delpech, y posait seins nus. Même si une activiste de l’allaitement a réussi à obtenir des excuses suite à la suppression de son compte, le « nipplegate » continue à sévir en 2013.

En mars dernier, c’était au tour du musée du Jeu de Paume d’être victime de la censure sans appel des « standards de la communauté Facebook ». En cause, une photographie de 1940 dont la poitrine a été pudiquement recouverte d’un rectangle noir avant que Facebook ne suspende temporairement la page. Le musée s’est finalement incliné devant la pression du réseau social : « Au prochain avertissement de Facebook, notre compte risque d’être définitivement désactivé. Aussi nous ne publierons plus de nus, même si nous pensons que leur valeur artistique est grande ». Facebook finirait-il par voir des seins partout ? Le site « Theories of the Deep Understanding of Things » a ainsi piégé le réseau social en postant une photo où des coudes pouvaient passer pour des seins. Sans grande surprise, Facebook a retiré le cliché, arguant qu’il enfreignait les conditions d’utilisation du site. Car comme le révèle le magazine en ligne Gawker, y sont interdits « la nudité de certaines parties privées incluant les mamelons féminins gonflés et les fesses. Les mamelons masculins sont OK ». Pour dénoncer la censure à géométrie variable de Facebook, qui censure les seins mais autorise les posts encourageant la violence envers les femmes et le viol, un groupe de féministes a crée la page « Rapebook ». Devant le peu de retours et de réactions de Facebook face aux signalements, les administrateurs ont finalement décidé de fermer la page en avril dernier.

Les seins, fils de pub

williams-pub-sexisme-insidePas question de censurer les « mamelons féminins gonflés » en revanche quand il s’agit de vendre : que ce soit pour une mousse à raser, une console de jeu ou une voiture, les seins semblent être l’argument commercial imparable. Comme le dénonce la journaliste Florence Amalou dans son « Livre noir de la publicité« , la femme dans la publicité reste irrémédiablement réduite à une paire de seins, soit pour séduire, soit pour jouer la partition de mère nourricière.

Dans l’exemple des trois publicités citées plus haut, les têtes des femmes ont été volontairement coupées. Cette « morcellisation » du corps féminin est chose courante : pour les publicitaires, elle favorise la projection mais objective la femme. Celle-ci, privée de sa tête, l’est également de ses facultés intellectuelles. L’accent est mis sur le corps, objet de plaisir interchangeable puisque non identifié.

« Les seins dont les femmes sont dépossédées sont avant tout les seins que valide le regard masculin (male gaze ) », explique Denis Colombi. « En étudiant les seins nus à la plage, Jean-Claude Kaufmann a  ainsi montré que, derrière l’apparente liberté de la pratique (les femmes se mettent seins nus a priori parce que c’est plus pratique, plus agréable, etc…), il y a en fait beaucoup de normes et une véritable contrainte : ce ne sont pas n’importe quels seins qui peuvent s’exposer… »

Cette confiscation des seins des femmes par les publicitaires est loin d’être anodine. puisqu’elle contribue ainsi à perpétuer une impitoyable dictature de l’apparence. Ainsi, dans ce spot pour encourager le dépistage du cancer du sein, pas de bonnet A ou B, uniquement des fortes poitrines, hautes et fermes. A l’inverse, les seins de l’actrice Jennifer Love Hewitt, jugés trop imposants, ont eux subi une réduction mammaire via Photoshop sur les affiches promotionnelles de sa nouvelle série. Signe des temps, une jeune femme proposait en janvier dernier un nouvel espace publicitaire : ses seins.

Métro, boulot, lolos

Vendre ses seins comme un vulgaire espace promotionnel extérieur, détaché de son propre corps serait symptomatique de notre société moderne comme l’explique Nina Power dans « La femme unidimensionnelle » : « Ce sont eux, les seins, et non leur  « propriétaire », qui se trouvent au centre de l’attention, eux qui sont, avec une alarmante régularité, désignés comme des objets complètement autonomes, un peu comme s’il s’agissait de valises ou de doughnuts. Constamment tripotés, ajustés, exhibés, couverts ou analysés, les seins contemporains ne ressemblent à rien tant qu’à des animaux de compagnie bourgeois : à ces petits clébards crétins, édentés, jappeurs, couverts de nœuds-nœuds et arborant des petits sacs personnalisés. Sans cesse, ces mamelles vides de lait, objets d’une scopophilie confuse (et qui, bien souvent, sont explicitement « fausses », conformément à la mode du jour), sont décrites comme si elles étaient dotées d’une volonté et de désirs propres, distincts de ceux de leur propriétaire (« Oh non ! Il est encore sorti de mon haut ! Mais c’est pas vrai ! »). Comme si, au lieu d’extirper un esprit malveillant, la chirurgie plastique et la saignée qui l’accompagne en introduisaient un. La première chose à dire à une femme n’est donc plus « tu es ravissante », mais « c’est des vrais ? » ».

Si les seins, doués d’une existence propre, n’appartiennent plus symboliquement à leurs propriétaires, appartiennent-ils pour autant à leur employeur ? Vend-on seulement sa force de travail ou son corps avec ? La question peut paraître iconoclaste, elle est pourtant furieusement d’actualité. Pour preuve, les hôtesses de train de la compagnie ferroviaire Virgin qui ont récemment boycotté leur nouvel uniforme jugé trop moulant et décolleté. Réponse de la direction : offrir aux hôtesses des bons d’achats de 20 livres (24 euros) à valoir dans des magasins de lingerie. Le directeur de Virgin Andy Cross s’en est expliqué au journal The Telegraph : « C’est important que nos employés soient à l’aise, on leur a donc offert des chèques-cadeaux pour trouver des nouveaux sous-vêtements à porter sous leur blouses ». En Suède, la chaine de lingerie « Change » a été épinglée en avril dernier par les prudhommes au motif qu’elle obligeait ses employées à porter un badge indiquant leur tour de poitrine. Lauren Odes, quant à elle, a été renvoyée de son poste de vendeuse de lingerie à cause de sa poitrine jugée trop imposante.

« Nos seins, nos armes », tel était le nom d’un documentaire consacré aux Femen récemment, une façon d’affirmer la réappropriation de leurs corps. Des corps forcément minces, beaux et épilés, des seins fermes et hauts, qui plaisent aux média. Mais à qui appartiennent véritablement les seins des Femen ? « La stratégie des Femen n’est pas le fait que les femmes contrôlent leur propre corps, mais plutôt de laisser les médias le contrôler – les médias disent : « On ne s’intéresse pas à vous, sauf si vous êtes sexy et nues », et les Femen obéissent. Alors, qui est sous contrôle ici ? », explique Meghan Murphy, une journaliste et blogueuse féministe canadienne.

Contrairement à ce que clament les Femen, la nudité ce n’est pas forcément la liberté. Même si les new-yorkaises ont désormais le droit de se promener seins nus, celles qui pratiquent le topless ne représentent en réalité qu’une dizaine de personnes. Un phénomène microscopique : « Les normes sociales et les mœurs sont plus difficiles à braver que la loi, dans un pays où donner le sein à son enfant en public est jugé déplacé ».

Preuve, s’il en fallait une, que la réappropriation de nos seins n’est pas encore d’actualité…

Sophie Gourion
rédactrice web/journaliste web,
auteure du blog « Tout à l’égo »

 

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8 commentaires

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MEP 1 juillet 2013 - 15:12

Merci pour cet article. Une remarque cependant, on n’est pas plus émancipée pour autant lorsque l’on choisit de ne pas allaiter, là aussi il y a une forte stratégie marketing (Nestlé est bien placé pour le savoir). Le combat des femmes pour disposer de leurs seins à la naissance des enfants est donc à faire dans les deux sens.

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Sof de Bois Co 1 juillet 2013 - 15:53

Il y a 24 ans quand j’ai voulu allaiter mon fils, l’on m’a pris pour une arriérée. J’avais la pression de ma mère et de ma belle-mère qui avaient toutes deux donner le biberon à leurs enfants.Pour elles c’était clairement un signe de libération de la femme. Ma belle-mère m’avait même dit « Tu as quand même les moyens d’acheter du lait en poudre ! ». C’est curieux de voir qu’aujourd’hui la tendance est complètement inversée.

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Dans mon nid 1 juillet 2013 - 17:51

Merci pour cet excellent article qui renvoie à une vérité bien dérangeante !
Angelina Jolie était jugée pour ce qu’elle représente et non la femme et la mère qui cherchait à se préserver d’une maladie grave car oui tous les pays « développés »… je préfère d’ailleurs le terme industrialisés, ne sont pas égaux devant les frais médicaux. Mais il était plus simple de la railler que d’analyser les raisons de ses choix.
Quant à l’allaitement, j’ai choisi d’allaiter car ma mère allaitait, pour moi cela était logique et une envie… Mon fils a également reçu des biberons… Que de critiques des 2 camps et si peu de soutien… je n’était plus une femme ni une mère mais un objet que l’on pouvait juger à loisirs.
A quand une évolution des mœurs et des médias ? sans doute lorsque plus de femmes cesseront de critiquer les actions de leurs voisines pour respecter le droit accordé aux hommes de « la liberté de choix ».

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hic 2 juillet 2013 - 19:34

« Sof de Bois Co »
Il y a 24 ans quand j’ai voulu allaiter mon fils, l’on m’a pris pour une arriérée.

Ce qui ne s’inverse jamais et ne veut toujours pas changer, ce sont les injonctions faites aux femmes.

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Quetche 3 juillet 2013 - 04:34

J’ai entendu aussi de la part de plusieurs jeunes hommes de mon entourage (qui ont 25 ans environ) qu’il feront tout leur possible pour dissuader leurs compagnes d’allaiter parce que  » les filles veulent plus qu’ont leur touche les seins, ça leur fait trop mal, alors que c’est le moment ou ils sont enormes et encore plus enviables » comme si le corps de leurs compagne leur appartenaient… On a encore du pain sur la planche pour se reapproprier nos corps.

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Blandine 3 juillet 2013 - 13:15

Merci pour cet article très intéressant et bien documenté qui vient nous rappeler que le slogan « mon corps m’appartient » reste d’actualité.
Juste une remarque cependant, quand l’article indique au sujet de l’allaitement « Ce qui nous est aujourd’hui vendu comme naturel et essentiel à la santé du bébé n’allait pourtant pas de soi au XVIIIème. Ainsi, en 1780, « sur environ 20 000 bébés nés à Paris, 10% seulement étaient allaités chez eux, nous apprend Marilyn Yalom. »
Cela ne signifie en rien que les bébés n’étaient pas allaités ou que l’allaitement n’était pas « essentiel à la santé du bébé ». L’allaitement etait bel et bien la norme mais il était « professionalisé » et constituait un service marchand, à la différence d’aujourd’hui. Quand à l’adjectif « naturel », tellement galvaudé que je me demande meme s’il signifie quelque chose quand on parle de comportement humain 🙂

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Anita H. 3 juillet 2013 - 16:47

Merci pour cet article passionnant et qui dresse un panorama très complet de la mainmise des hommes sur les seins des femmes. Il y a encore du boulot les filles!

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Frédéric 4 juillet 2013 - 07:48

« hic »

« Sof de Bois Co »
Il y a 24 ans quand j’ai voulu allaiter mon fils, l’on m’a pris pour une arriérée.

Ce qui ne s’inverse jamais et ne veut toujours pas changer, ce sont les injonctions faites aux femmes.

Tout à fait Thierry.

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