Accueil MédiasBruits et chuchotements Sexe et pouvoir : l’exception médiatique française

Sexe et pouvoir : l’exception médiatique française

par Isabelle Germain

aveuglésLes réactions de certaines de nos « élites intellectuelles » à l’affaire Strauss-Kahn ont donné lieu à un enfilage de propos sexistes largement massacrés aux quatre coins de la Toile et dans la presse internationale. Du coup les médias se remettent en question… très légèrement.

Il aura fallu moins de 24 heures  à trois associations pour réunir près de 3000 personnes à Beaubourg dimanche 22 mai 2011 et à peine plus pour rassembler près de 20 000 signatures, via la Toile, contre les relents de sexisme suscités par l’affaire DSK. Rappelons-le : il ne s’agissait pas de se prononcer sur des faits que chacun ignore mais de dénoncer des discours qui verrouillent solidement la loi du silence sur les violences sexuelles. Les femmes seraient des affabulatrices, les violences sexuelles ne seraient pas graves,  et de toutes façons, celles qui les subissent les auraient bien cherchées. Avec, en toile de fond l’idée qu’il est dangereux de dénoncer un homme surtout s’il a du pouvoir. Comme souvent quand il y a violence sexuelle, la victime passe pour coupable et vice versa.

Euphémismes

Jusqu’à l’avènement des médias numériques, les grands médias traditionnels relayaient, de l’écume de l’opinion publique, ce qu’ils voulaient bien relayer.  Sur les violences sexuelles, l’euphémisation était de rigueur. Mais désormais, ça ne passe plus. Jean-François Kahn parlant de « troussage de domestiques » quand il y a suspicion de viol, a achevé d’exaspérer une bonne partie de la toile. « On croyait avoir touché le fond, mais on creuse encore » a-t-on pu lire dans des réseaux sociaux et sur des blogs déjà exaspérés par le « Y a pas mort d’homme » de Jack Lang, ou l’emphase de Bernard Henri Levy sur son blog : « séducteur, sûrement, charmeur, ami des femmes… » Mélanger, amalgamer, minimiser… ceux que la célèbre avocate Gisèle Halimi définit comme « une caste », ont eu l’habitude d’occuper tout l’espace vocal et médiatique  et d’imposer leur point de vue avec cette complicité virile glorifiant ceux qu’ils définissent comme des séducteurs, même lorsqu’il est question de harcèlement et de viol.

Bronca

Nos éditorialistes ont eu à faire face à une bronca dans la presse internationale. J’en ai été la première surprise dès le lendemain de l’arrestation du directeur du FMI, lorsque la télé nationale suédoise est venue m’interviewer après avoir lu mon sujet sur l’omerta. Puis lorsque le Guardian m’a demandé de reprendre le même article en durcissant le ton avec ce titre « Ne laissez pas DSK devenir une victime ».

Et les éditorialistes anglo-saxonnes n’y sont pas allées de main morte ! « Ces narcisses qui défendent DSK » titre Michelle Goldberg dans Newsweek. Bernard Henry Levy qui a occupé l’espace médiatique a été la cible du Huffington Post. Asher Smith voyait dans ses propos – une «rationalisation pathologique de l’agression sexuelle». Même analyse pour Melissa Bell du Washington Post : «C’est une méthode classique pour des avocats de la défense de blâmer la victime dans une affaire de viol. Il est honteux que Lévy ait adopté la même tactique». Vendredi 20 mai, sur France inter, la journaliste Canadienne Denise Bombardier n’a eu que cinq minutes au micro de Pascale Clark. Mais cinq minutes pour dire ce que les Françaises n’osent pas dire. Exaspérée par l’argument des copains « ce n’est pas l’homme que je connais », elle tranche. « Il n’y a que les femmes qui savent si les hommes sont violents. » Oui, mais jusqu’à présent on ne les écoutait pas.

Morale, séduction, abus de pouvoir et violences

La presse française, se félicite de sa législation sur la protection de la vie privée. Très bien. Mais les ténors des médias français multiplient les amalgames. Entre morale et violence d’abord. Les initiatrices de la manifestation du 22 mai, Caroline de Haas ou Clémentine Autain répètent qu’il ne faut pas tout mélanger : infidélité, orientation sexuelle, fréquentation de clubs échangistes, pratiques diverses… Tout cela ne concerne que les principaux intéressés et les médias n’ont pas à s’en emparer. Tant qu’il y a consentement entre les protagonistes, c’est du domaine de la vie privée. Ce qui est reproché aux journalistes français, c’est leur silence sur les comportements « borderline » de certains hommes, ceux qui se passent du consentement ou tentent de le faire. L’affaire DSK ne sert pas vraiment de leçon, ils persistent et signent l’amalgame. Le 18 mai 2010 Nicolas Demorand écrit dans Libération : « Libération continuera, premier principe, à respecter la vie privée des hommes et des femmes politiques. » Le Canard Enchaîné appuie : « l’information s’arrête toujours à la porte de la chambre à coucher ». Même si des viols se produisent derrière la porte ?

Autre confusion entretenue dans les médias : séduction et violence. La presse fait passer pour un homme qui « aime les femmes » (comme il aime les cigares, le bon vin ou le golf…) une personne qui est accusée de viol, ce qui est précisément la négation de l’amour. Samedi 21 mai, sur LCI, dans l’émission Ferry/Julliard, alors qu’il est question du comportement de DSK présenté comme un homme qui aime séduire, Julliard qui a plutôt l’habitude de peser ses mots, lâche : « On savait que c’était un harceleur pas un violeur. » Encore une fois, un homme très influent dans les médias décrète que le harcèlement sexuel est acceptable.

Enfin, nos éditorialistes passent à côté de la question de l’abus de pouvoir. De la remarque déplacée au viol en passant par le harcèlement, les victimes ne peuvent parler sans risquer de se mettre en danger. Piroska Nagy, l’économiste hongroise qui avait accusé le directeur du FMI d’avoir abusé de sa position avait écrit aux enquêteurs : « J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais. » Un sentiment que partagent toutes les victimes de ces abus. DSK a été blanchi et les enquêteurs ont conclu à une grave erreur de jugement de sa part. Mais le sujet reste traité avec beaucoup de légèreté dans les médias français.

Le monopole de la parole

Les hommes qui s’expriment dans les médias en France n’ont pas l’habitude d’être remis en question. Ils éditorialisent, débattent, s’invectivent entre eux et avec les hommes politiques. S’ils vous disent qu’un viol ce n’est pas grave, que la drague appuyée c’est rigolo et que le harcèlement sexuel, franchement, on ne va pas en faire tout un plat… ils n’ont pas l’habitude d’être contredits. Monopolisant la parole dans les médias, ils disent aux femmes ce qu’elles doivent penser.

Seulement  voilà, la caste de dirigeants mâles n’a plus le monopole de la parole publique. Ils se font mordiller le mollet par les blogueurs et prennent en pleine face les assauts de la presse étrangère et ne savent plus comment réagir.  

Sur le plateau de France 2 qui avait bouleversé ses programmes jeudi 19 mai pour suivre les événements à New York, ils sont une poignée de grands éditorialistes. On sent l’affolement, ils hurlent plus qu’à l’accoutumée et entonnent des couplets de vertu contre l’avocat Robert Badinter qui a ouvertement pris le parti de défendre son ami Dominique Strauss-Kahn et, logiquement, parle plus de lui que de la plaignante.

Changer de métier

Sur le plateau, deux femmes auront la parole un peu plus de 30 secondes chacune. Une journaliste anglaise du Guardian et la directrice de la rédaction de France Inter, Hélène Jouan. Dans le faible temps de parole qui leur est imparti, elles auront à peine le temps de répondre à la seule question qui leur est posée : Et vous ? Avez-vous eu à subir des avances ? Remarquons au passage que, comme à l’accoutumée, on demande aux hommes de s’exprimer en tant qu’experts et aux femmes en tant que victimes, mais pour une fois ça a du sens. Hélène Jouan se lance. Elle aura le temps de dire deux choses indispensables : elle-même a failli renoncer au métier de journaliste tant elle en avait assez de subir les assauts de certains hommes. Et « les hommes de pouvoir ont des comportements… difficiles à dénoncer ». Donc oui ça existe. Partout où il y a des hommes de pouvoir, en politique, dans les entreprises ou dans les médias, le phénomène existe et la loi du silence s’impose. Déposer une plainte, est très risqué : la femme peut être mise en quarantaine puis perdre son job et son honneur parce que, bien sûr, elle sera traitée d’affabulatrice. En France, les femmes savent qu’elles ont plus à perdre en faisant un procès qu’en subissant. Même celle qui occupe aujourd’hui un poste très important à la rédaction de France inter a envisagé de renoncer à son métier.

L’affaire DSK va-t-elle contribuer à briser la loi du silence ou au contraire la renforcer ? Entre les fausses accusations de harcèlement et de viol qui pourraient sortir, les difficultés à prouver les histoires vraies, et la notion de vie privée très extensible chez les journalistes français. Difficile à dire.

 

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20 commentaires

20 commentaires

paranormaldutout 26 mai 2011 - 07:07

Pressions des réseaux machistes français
sur une femme ordinaire : blog
paranormaldutout

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michentef sophie 26 mai 2011 - 08:26

Tout à fait d’accord avec cette analyse

L’émission de Pujadas diffusé la semaine dernière sur le cas DSK était aussi un bel exemple de machisme ordinaire : un plateau de journalistes masculins français, plus une malheureuse journaliste du Guardian, à qui on n’a laissé la parole que quelques instants avant de l’interrompre très rapidement !

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Chine Lanzmann 26 mai 2011 - 08:51

Isabelle, je suis 100% de ton avis.

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alexia 26 mai 2011 - 11:51

L’Affaire va-t-elle briser ou renforcer la loi du silence ? Je crois qu’il ne va pas falloir de contenter d’une petite manif à Paris. La femme de ménage du Sofitel va en prendre plein la tête, elle va devoir vivre dans la clandestinité, sa vie va être fouillée , le moindre petit haussement de sourcil va se retourner contre elle… ça va dissuader les autres de porter plainte et l’argent et le pouvoir vont triompher non ?

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laconnectrice 26 mai 2011 - 14:20

Alain Madelin a lancé l’opération « une rose pour Ophelia ».http://www.une-rose-pour-ophelia.fr/?r=1
Je trouve que c’est une gentille idée, quels qu’en soient les initiateurs.
En espérant qu’elle reçoive réellement ces roses blanches et que nos clics ne servent pas à autre chose à l’insu de notre plein gré 😉

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aro 26 mai 2011 - 14:45

Isabelle, ton article est parfait… comme tes autres articles d’ailleurs.

En effet, le risque est grand que l’affaire DSK ne renforce la loi du silence en France, et cela serait insupportable.

Cependant, cette affaire est aussi une excellente opportunité à saisir pour que la peur change de camp, pour que les femmes puissent s’exprimer et être entendues.

Comme type d’action en France (voir au niveau mondial), je suggère des dénonciations massives (de type WikiLeaks, sans nommer bien sûr les victimes et les agresseurs) de tous les harcèlements et violences sexuels (y compris les viols) que les femmes ont subi jusqu’à présent sans avoir pu en parler ou être vraiment écoutées, dans le cadre professionnel comme au niveau du cadre familial.

Cela permettrait a minima de montrer l’étendue des dégâts à tous, à commencer par ceux qui en douteraient encore ou le minimiseraient. Cela devrait faire bouger les lignes.

Qu’en pensez-vous ?

PS Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de voir une sorte de « Printemps des Femmes » en France, voir au niveau mondial.

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Kyrie 26 mai 2011 - 14:47

« laconnectrice »
nos clics ne servent pas à autre chose à l’insu de notre plein gré

Oh innocence!
Voyons voir, qui profite de la chose, la jeune femme en procès pour viol (présumé) qui reçoit un bouquet de fleur d’un politicien dont elle n’a jamais entendu parler OU le dit politicien (pas franchement connu en France non plus) qui du coup fera du bruit sur internet (il te remercie d’ailleurs pour avoir citer son nom et son site) voir même à la tv avec un peu de chance.
Et encore, c’est dans l’hypothèse ou le bouquet arrive, et vu qu’elle est sous protection de la justice pour l’instant (même son nom n’est pas certain à 100%) ça va compliquer la livraison.

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Kyrie 26 mai 2011 - 14:51

« aro »
Comme type d’action en France (voir au niveau mondial), je suggère des dénonciations massives (de type WikiLeaks, sans nommer bien sûr les victimes et les agresseurs)

Hein?? Tu veux dénoncer l’agression sans dénoncer l’agresseur? Genre: quelqu’un a agressé quelqu’un d’autre, j’vous dirais pas qui.
Wikileaks, c’est tout le contraire C’est dénoncer et avancer des preuves (ce qui est dur à faire si la victime se cache même de la justice)

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arsinoé 27 mai 2011 - 10:24

Je n’avais pas entendu parler de ce billet de Demorand. C’était exactement les propos d’un éditorialiste du Figaro sur France Inter. Comment peut-on confondre la protection de la vie privée avec l’harcèlement sexuel et le viol ??? Plus que jamais LE PRIVE EST POLITIQUE !

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lejournaldepersonne 27 mai 2011 - 12:44

scoop sexe
Les femmes vont enfin l’ouvrir cet énorme dossier pour mettre fin à cette infamie.
Puisque j’ai le malin plaisir de vous annoncer que les Japonais viennent d’inventer une petite capsule, toute petite, une sorte de micro processeur qui enregistre pendant 24 heures la moindre vibration ressentie ou subie par votre corps…
Ecoutez la suite…

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/scoop-sexe/

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Claude Larue 29 mai 2011 - 11:00

Pour l’instant DSK est présumé innocent. J’espère cependant que cette affaire libérera la parole des femmes et que les hommes, qu’ils soient politiques ou pas, se remettront en question. Le droit de cuissage est mort avec la révolution. Drague oui, viol non.

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Thaliane 30 mai 2011 - 08:20

Est-ce que la faible présence des femmes en politique en France n’est pas liée aussi à ce harcèlement qui a l’air quasi-systématique ?
Les hommes disent souvent que les femmes ne font pas de politique par peur des coups, ce que je ne crois pas une seconde : les femmes sont très solides. En revanche, par peur ou dégout du harcèlement, ça oui, ça me parait plausible.

On peut du coup s’interroger sur l’intérêt objectif des autres hommes politiques (les non-harceleurs) à protéger les pires d’entre eux, ceux qui garantissent que la politique reste bien la chasse gardée des hommes…

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davider 31 mai 2011 - 22:16

24heuresactu

http://24heuresactu.com/blog/2011/05/31/scandale-luc-ferry-accuse-jack-lang-de-pedophilie-au-maroc/

le pouvoir semble completement degeneres, mais bon y a pas mort d hommes… 😐

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Sophie N 1 juin 2011 - 15:55

Merci d’avoir retranscrit la phrase «Il n’y a que les femmes qui savent si les hommes sont violents.», merci pour cet article. Les hommes ont vraiment besoin de nous pour changer le monde.

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david29 1 juin 2011 - 19:27

Une des personne les plus importante du monde est une femme elle s apelle Blythe Masters, elle a bien plus de pouvoir que des pantins comme sarko, ou l arnaque Obama, je parle d une des plus grosses pointure de wall street qui bosse pour la JP morgan, qui a foutu le monde dans la mouisse en 2008, c est Blythe MASTER, qui a mis au point les crédits dérivés, Crédit Défault Swaps, le coup de maître étant de remettre sur le marché leurs dettes…
l augmentation des denrées alimentaire c est elle qui spécule dessus a la banque JP morgan, vos pattes, café , cacao plus cher c est elle la seul responsable, le sucre et riz plus cher pour un francais c est chiant, mais pour un malgaches ou haitien, c est quasimeent une question de vie ou de mort .. et la spéculation alimentaire va entrainer des emeutesde la faim(cette année ou en 2012, mais ca risque de faire très mal) dans les pays les plus pauvres, des famines des morts.. tout ca pour dire que le cote les hommes ont besoin de nous pour changer le monde. Blythe masters est la femme la plus puissante du monde , et elle seme le chaos et la ruine partout ou elle passe.
tout le monde doit mettre la main a la pattes pour sauver ce monde qui va a l eau, les femmes ne sont pas des blanches colombes dans toutes cette mouisse qui nous tombent dessus, tous responsable sans distinctiosn de sexe…

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Laurence 6 juin 2011 - 18:06

La remise en question des médias aura été de courte durée. Ce soir même Apathie sur Canal Plus nous parle du drame de la Grèce et conclut: « Et pendant ce temps là on parle de massages de pieds, de femmes de ménages dans les hôtels. Elle est belle la France! »
Ca vaut le troussage de domestique.

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meg 6 juin 2011 - 22:20

« david29 »
les femmes ne sont pas des blanches colombes

Je ne sais pas où tu as vu affirmer cette absurdité mais ce n’est pas un discours féministe. L’idée que les femmes soient meilleur que les hommes est aussi sexiste que l’idée qu’elles soient pires. Mais tu as au moins le mérite d’avoir trouvé un autre exemple que de Tatcher. Et pour te donner du grain à moudre, renseigne toi sur Pauline Nyiramasuhuko, je suis sur qu’elle te plaira…

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sylvain 8 juin 2011 - 18:23

Cette semaine alors que l’on aurait pu espérer des progrès,les plateaux de télévision sont toujours encombrés de vieux gâteux, gonflés de prétention, qui empêchent les femmes et même la jeune génération des hommes de s’exprimer.
DE.SES.PE.RANT!!!!

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edith lambda 2 juillet 2011 - 07:10

juste un grand coup de chapeau pour cet article remarquable

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Marco Koskas 23 août 2011 - 08:36

Le  » name dropping » pratiqué dans cet article, ne peut pas remplacer une analyse politique du traquenard dans lequel est tombé DSK. Le  » sexisme », pour reprendre ce terme insignifiant, n’est qu’un instrument, un moyen, un masque de carnaval, dans cette affaire montée par des professionnels de la désinformation.

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