Accueil Politique & Société Têtes de listes pour les régionales : les hommes d’abord

Têtes de listes pour les régionales : les hommes d’abord

par Arnaud Bihel

Une femme (en binôme) sur 8 au PS, 1 sur 7 à l’UMP, 2 sur 11 à l’UDI… les premières désignations de têtes de listes pour les régionales, cette semaine, confirment la tendance : président de région, c’est un rôle masculin.


 Si les conseils régionaux, ainsi que le veut la loi, comptent autant de femmes que d’hommes, 21 régions sur 22 en France sont aujourd’hui dirigées par des hommes. Seule exception : Marie-Guite Dufay en Franche-Comté1. Lors des prochaines élections régionales, en décembre, il n’y aura plus que 14 régions. Et combien de présidentes ? Cela ne risque guère d’évoluer.

Les militants du Parti socialiste ont désigné jeudi 5 février les têtes de liste pour 8 régions : il s’agit de 7 hommes… et un binôme, en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, la secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat Carole Delga est associée au président sortant de Languedoc-Roussillon Damien Alary. La présidence de cette même région pourrait, en cas de victoire de la gauche, revenir au PRG, dont la candidate devrait alors être l’actuelle ministre du Logement Sylvia Pinel.

Du côté de l’UDI, ce sont 11 chefs de file qui ont été désignés mardi 3 février… parmi lesquels deux femmes. Valérie Létard en Nord-Pas-de-Calais/Picardie et Chantal Jouanno en Île-de-France

L’exception francilienne

Comme lors des dernières municipales où ce sont deux femmes qui se disputaient la mairie de Paris, l’Île-de-France sera donc aussi une terre de femmes pour les régionales. Car c’est à ce jour la seule région où l’UMP prévoit une femme tête de liste, en l’occurrence Valérie Pécresse, sur les 7 chefs de file proposés jeudi 5 février par la commission nationale d’investiture.

Et c’est aussi une femme qui pourrait mener la liste PS en Île-de-France : Marie-Pierre de la Gontrie dispute le leadership à l’actuel président de région Jean-Paul Huchon. Ce sera aux militants de trancher, à une date encore indéterminée.

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

Femmes en politique, « portion congrue » et « burqas qui ne se voient pas »

En mars, la parité dans les départements

 


 

1Elles étaient deux jusqu’en avril 2014, date à laquelle Ségolène Royal est entrée au gouvernement, abandonnant la présidence de la région Poitou-Charentes.

Partager cet article

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

3 commentaires

3 commentaires

Sosso 8 février 2015 - 09:29

Mais que font les femmes dans les partis politique ? pas moyen de gueuler un peu ?

Répondre
Lili 8 février 2015 - 16:58

« Sosso »
Mais que font les femmes dans les partis politique ? pas moyen de gueuler un peu ?

Je ne sais pas ce qu’elles « font » (ce qu’elles peuvent sans doute), mais je sais qu’elles sont minoritaires, voire très minoritaires, de toute façon. Ca n’aide pas…

3 de mes ami-e-s sont membres des groupes « jeunes » (- de 35 ans je crois) de 3 partis aussi différents que EELV, l’UDI et l’UMP, et dans leurs réunions locales il y a 2 femme pour 10 hommes, dans les trois cas, et pourtant dans les 3 cas (oui même dans ce groupe UMP) la parité fait partie des principes et idées défendues… Du coup les femmes présentes ont des responsabilités, mais ça ne semble pas suffire…

(pas d’accusation, je fais partie des femmes non-engagées dans aucun parti…)

Répondre
flo 9 février 2015 - 12:56

briser le plafond de verre quand on est dessous, il faut dire que ça fout la trouille… et puis on entend tellement d’histoires sexistes à propos des femmes en politique que peut-être le courage manque d’y aller, affronter les réunions où on n’osera pas prendre la parole, encore moins « gueuler » pour s’imposer… le charisme c’est encore une qualité très masculine, alors on les laisse entre charismatiques, et même si la plupart en manque cruellement, le stéréotype est bien ancré dans nos têtes, les hommes parlent plus fort, ne donnent jamais l’impression de douter ou d’hésiter, et ultime argument qui achève de nous (me) convaincre que la politique c’est difficile pour les femmes : un mec ça n’a pas peur de monter sur l’estrade sans que 20 paires d’yeux lui matent le cul.. mais quel est leur secret ? le pantalon large ?

Répondre

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com