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Grève pour défendre l’accueil des bébés

par Isabelle Germain

crèchesElle est loin la promesse d’un « droit opposable à la garde d’enfants » du candidat Nicolas Sarkozy ! Quelques jours après la journée des femmes soulignant la difficile conciliation vie familiale et vie professionnelle, le collectif « Pas de bébés à la consigne » dénonce les menaces qui pèsent sur la politique de garde d’enfants et appelle à une grève ce jeudi 11 mars.

Le collectif, qui rassemble associations et syndicats, entend lutter contre un projet de décret présenté début février au conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et inspiré du rapport de la députée UMP Michèle Tabarot. Ce nouveau décret permettrait d’abaisser de 50% à 40% le seuil minimal obligatoire de présence de professionnels qualifiés de la petite enfance dans les établissements d’accueil d’enfants de moins de six ans et d’augmenter la capacité d’accueil « en surnombre » en fonction de la taille des établissements.

Certes ces mesures devraient augmenter le nombre de places en crèche mais au détriment de la qualité de l’accueil. Ce qui conduirait les parents à faire d’autres choix de garde. Rappelons qu’aujourd’hui, 10% seulement des enfants de moins de trois ans ont une place en crèche, 18% sont gardés par des assistantes maternelles et 64% par leur parent (en général la maman) qui interrompt son activité professionnelle. Pour le reste, grands parents et système D font l’affaire.

Redéfinir une politique de qualité

« Il y a en effet un risque que la prise de conscience de la nécessité d’augmenter en quantité le nombre de places d’accueil se fasse au détriment de la qualité. » constate Dominique Méda, sociologue, co-auteure avec Hélène Périvier du « Deuxième âge de l’émancipation » (Seuil).  « Il est très important de garder les yeux fixés sur des indicateurs quantitatifs et qualitatifs. De garder également des niveaux élevés de qualification. Mais on ne trouve pas de personnel ayant les qualifications nécessaires en quantité suffisante: cela signifie qu’il faut repenser toute la chaîne (orientation, diplômes…). Ce que préconisait un rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) en 2007.

 

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