Accueil Société Vols sous-classés pour les sportives : épilogue

Vols sous-classés pour les sportives : épilogue

par La rédaction

La ministre des sports australienne admet une « discrimination systémique » ; les footballeuses japonaises sont revenues en classe affaires. Le scandale de la différence de traitement entre joueurs et joueuses dans les vols pré-olympiques a fait réagir.


 

Ce cas de discrimination sexiste avait fait polémique à la veille des Jeux Olympiques : les footballeuses japonaises et les basketteuses australiennes faisaient le voyage pour l’Europe en classe économique, tandis que les équipes masculines, au palmarès bien plus terne, voyageaient en classe affaires (Lire : « Classe éco pour les filles, affaires pour les garçons »).

Finalement, ce double scandale aura fait réagir les instances concernées. Le président de la Fédération japonaise de football avait promis, dans la foulée, que les Nadeshiko – les « œillets », surnom de l’équipe championne du monde – feraient le voyage retour en classe affaires si elles rapportaient une médaille. Elles sont, de fait, rentrées au pays en classe affaires avec leurs médailles d’argent.

« Mais l’égalité entre hommes et femmes ne doit pas dépendre d’une médaille », soulignait une pétition sur internet lancée suite au scandale du vol aller, et qui a recueilli plus de 20 000 signatures. « Si vous considérez notre jeu, vous verrez que nous savons faire preuve de patience », commentait, fataliste, l’entraîneur des Nadeshiko après la victoire des Japonaises sur la France lundi 6 août, victoire qui leur assurait une place en finale.

Discrimination « pas seulement aux Jeux olympiques »

L’affaire a fait davantage de bruit en Australie. Après qu’elle a éclaté, le président de la fédération nationale de basket-ball a promis de revoir, pour l’avenir, les règles régissant les déplacement des équipes olympiques. Tout en soulignant qu’historiquement le basket féminin australien a reçu plus de financements que le basket masculin.

Mais à l’issue de la compétition, des joueuses ont critiqué la discrimination dont elles se sentent victimes, « en permanence, pas seulement aux Jeux olympiques », soulignant notamment la nécessité de mettre en place un syndicat des joueuses.
La ministre australienne des sports a elle aussi réagi à la polémique, à la veille de la cérémonie de clôture à Londres : « Il n’y a pas que le basket », a jugé Kate Lundy, parlant de « discrimination systémique ». La ministre a promis de se livrer à un « examen approfondi sur le rôle des femmes dans le système sportif australien ».

Comme les footballeuses japonaises, les basketteuses australiennes (les Opals) ont un palmarès bien plus riche que leurs homologues masculins – elles restaient notamment sur 3 médailles d’argent aux Jeux olympiques et ont décroché le bronze à Londres.

 

Lire aussi : notre dossier JEUX OLYMPIQUES 2012

 

 

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