Accueil Politique & SociétéÉducation 3 000 postes (seulement) pour scolariser les moins de 3 ans

3 000 postes (seulement) pour scolariser les moins de 3 ans

par La rédaction

Les recrutements en maternelle prévus par le ministère ne couvriront pas plus d’un cinquième des besoins pour l’accueil de la petite enfance.


La relance de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. C’était une volonté affichée depuis des mois par le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon. Le projet de loi pour la refondation de l’école, qui vient d’être dévoilé, confirme cet objectif en réintégrant dans le Code de l’éducation la scolarisation « dès l’âge de 2 ans révolus ».

Pour ce faire, le ministère s’appuie sur le recrutement de 60 000 enseignants supplémentaires durant le quinquennat – un engagement de campagne de François Hollande. Le projet de loi précise que, sur ces 60 000 postes, 3 000 seront dévolus à l’école maternelle. Et plus précisément, pour permettre « un développement de l’accueil des enfants de moins de trois ans, en particulier dans les zones d’éducation prioritaire ou dans les territoires ruraux isolés les moins bien pourvus, ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer. »

 Mode d’accueil

La scolarisation précoce, dont le taux a été divisé par trois en 10 ans, répond à un objectif d’égalité sociale. « Scolariser les enfants avant trois ans, c’est lutter contre les inégalités d’accès à la langue, au langage, à la culture », soulignait ainsi Vincent Peillon au mois d’août. Elle s’inscrit également dans le cadre de la politique d’accueil de la petite enfance.

L’objectif de la ministre de la Famille est que « dans les 5 ans qui viennent, chaque famille puisse se voir proposer au moins un mode d’accueil ». La relance de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans « participera aussi de cette démarche », annonçait Dominique Bertinotti le mois dernier (Lire : Petite enfance, des politiques et des chiffres).

Loin du niveau d’il y a 10 ans

Mais la relance de la scolarisation précoce telle qu’elle est précisée aujourd’hui ne comblerait pas plus d’un cinquième des besoins. Selon les estimations, il manque entre 300 000 et 500 000 places d’accueil pour les moins de 3 ans.
Sachant que le taux d’encadrement à l’école maternelle est de 20 élèves par enseignant (en 2009, chiffres OCDE), les 3 000 créations de postes permettraient de scolariser 60 000 jeunes enfants supplémentaires d’ici à la fin du quinquennat.

De quoi inverser la tendance à la déscolarisation, en cours depuis 10 ans. Mais pas de quoi revenir au niveau de scolarisation de l’an 2000 : il était alors de 35,5 %, contre 11 % en 2011. Revenir à ce niveau « impliquerait d’accueillir 198 000 enfants supplémentaires à l’école, à démographie inchangée », calculait en juillet dernier l’économiste Hélène Périvier (Lire : Le prix d’un service public de la petite enfance). Pour cela, il faudrait donc trois fois plus de créations de postes en maternelle.

Lire aussi sur Les nouvelles NEWS :

L’égalité filles/garçons au cœur de la refondation de l’école

Les bons et mauvais comptes de l’accueil de la petite enfance

 

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1 commenter

athena 6 décembre 2012 - 15:56

Quand je lis cela, j’ai envie d’envoyer des boules puantes à Matignon.
Le gouvernement de droite a été lamentable, mais les autres d’avant aussi ! C est cette réalité violente et intolérable pour des femmes qui n’ont connu que l’activité professionnelle avant de devoir se confronter à la peine de devoir faire garder ses enfants pour pouvoir garder le cas échéant sa place et surtout, son SALAIRE pour payer son loyer, et ses impôts 🙂 messieurs les argentiers court termistes.

Par la suite, en plus des problèmes de garde que VOUS avez favorisés dans votre grande stupidité de gérer le chômage en entravant la vie des femmes, il y a la précarité, la crèche qui ne donne une place qu’à celle qui est encore en fonction, il y a les divorces car les mères explosent sous cette violence d’un choix qui n’est pas le leur mais IMPOSE par cette pénurie ORGANISEE par les mysos politiques.

Puis, le coup de grâce, les idiotes ou idiots de tous bords, sans enfants, qui vous assènent des « il suffit de s’organiser » ou autres imbécilités de ce genre du style « il faut être mobile » quand vous cherchez à nouveau un emploi compatible avec votre famille, qui recrutent la gueule plein de préjugés pour des non moins stupides employeurs qui se disent « moi je veux pas de pbs de garde : ». Je dis aux recruteurs ; attendez de voir votre job le jour où vous aurez des mômes 🙂 on rira ensemble de vos propos d’imbéciles, quand votre enfant sera malade, vous réveillera toutes les nuits sur deux ans, et vomira sur votre veste de tailleur le jour où la nounou au black ne voudra plus remettre les pieds chez vous.
J’attends car vous faites tous des sacrés bandes, avec vos copains les politiques de parasites qui vivent des autres, forcés de se demerder sans retours des services publics qui vivent pourtant bien de leur fric et de leurs impôts sans scrupules là non plus ! la révolution aura lieu à l assemblée et ds les agences de recrutement !

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