L’association En avant toute(s) propose un « voyage dans le temps où le patriarcat n’existe que dans un musée »

« A l’époque, quand les femmes ne travaillaient pas, c’était pour travailler » dit une affiche illustrée par une « housewife » des années 50, extatique. Une plaquette de pilule invite à « découvrir un monde où la contraception était exclusivement féminine.» La photo des jambes confortablement écartées d’un homme à côté de celles serrées d’une femme veut rappeler « un temps où la place des femmes se comptait en centimètres »… Ce sont quelques unes des œuvres que vous pourrez découvrir dans le musée national du patriarcat créé par l’association « En avant toute (s) » qui lutte contre les violences de genre. « Plongez dans un futur où le patriarcat n’est plus qu’un lointain souvenir. Ici, on explore ses vestiges, on célèbre les victoires féministes et on se rappelle que chaque avancée est le fruit de nos engagements. Entre archives, objets symboliques et témoignages inédits, découvrez les luttes qui ont rendu possible un monde plus égalitaire. » invite l’association sur Instagram. Une invitation à noter sur l’agenda de… 2035. Ou pas.
Car le musée du patriarcat est une invention d’une agence de publicité qui a participé à un concours du Club des Directeurs Artistiques, explique le magazine INfluencia : « ‘Futurs désirables’ appelait les créatifs à imaginer un futur sobre et optimiste. » La campagne réalisée par Jean-Christophe Royer et Margaux Ferrand, de l’agence Artefact, a remporté le premier prix et a décidé d’offrir la campagne à l’association En avant tout(e).
L’annonce de l’ouverture du musée est affichée sur le site MuséeduPatriarcat.com et, en cliquant sur la « billetterie » , une invitation à soutenir l’association apparaît : «hélas, ce musée n’existe pas encore. Alors avec « En avant toute(s) » luttons aujourd’hui pour que le patriarcat disparaisse pour de bon.» L’association, membre de la Fédération Nationale Solidarité Femmes,« lutte contre les violences sexistes et sexuelles à travers des actions de prévention et accompagne les personnes victimes et témoins sur le premier tchat dédié »
Cette initiative rappelle le Musée du harcèlement de rue ouvert à Lausanne, en Suisse en 2018
Lire : Un musée du harcèlement de rue bientôt à Lausanne ?
