La présidente de Moldavie, pro-européenne, est encouragée par la présidente de la Commission Européenne. Deux femmes de pouvoir pour dessiner l’avenir. Inédit.
Dimanche 28 septembre le parti proeuropéen PAS dirigé par la présidente moldave, Maia Sandu a remporté plus de 50% des voix devançant largement le Bloc patriotique prorusse, qui affiche un score de 24,26%.
Celle qui a été la première femme présidente de ce petit pays post-soviétique, voisin de l’Ukraine s’était engagée à lutter contre la corruption lors de son élection en 2020
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Dans son discours, lundi, elle a salué le refus des électeurs d’être « achetés » par Moscou. « Nous ne nous sommes pas laissés acheter, intimider ou effrayer », a-t-elle déclaré. « Nous nous sommes mobilisés et avons défendu notre pays par un choix honnête et démocratique. »
Son parti a dénoncé les « ingérences de la Russie » qui ont perturbé la campagne en déversant des centaines de millions d’euros pour acheter des voix et orchestrer la désinformation en ligne.
La présidente réélue a déclaré que le vote, dans ce pays de 2,5 millions d’habitants, constituait un « mandat fort » pour adhérer à l’UE.
Maia Sandu et Ursula von der Leyen
Les résultats des élections en Moldavie ont été accueillis avec soulagement à Bruxelles et dans d’autres capitales européennes, où l’on craignait que Moscou puisse reprendre pied dans une région stratégique.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a écrit sur X : « Moldavie, vous avez récidivé. Aucune tentative de semer la peur ou la division ne saurait ébranler votre détermination. Vous avez clairement exprimé votre choix : l’Europe. La démocratie. La liberté. Notre porte vous est ouverte. Et nous vous accompagnerons à chaque étape. »
La France a, de son côté salué « en fraternité le choix souverain du peuple moldave de confirmer sa volonté de se tourner vers l’Europe » selon les mots du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot
L’adhésion de la Moldavie à l’UE, reste cependant incertaine. Le pays doit encore mener à bien une série de réformes. Mais en remportant un second mandat, Maia Sandu permet d’ouvrir plus largement cette perspective.
Cette phase de politique internationale fait avancer l’image des femmes de pouvoir. Une présidente réélue, félicitée une présidente de la Commission européenne. Deux femmes dirigeantes politiques très visibles… qui ne sont pas d’extrême droite. Voilà qui mérite d’être souligné !

