Lancé par Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, en juillet, le RSA fait l’objet de 900.000 demandes. Plusieurs questions restent en suspens. L’incitation financière suffit-elle ? Elle ne peut pallier le manque d’emploi. L’accompagnement du bénéficiaire est-elle la panacée ? L’obligation de revoir à la baisse ses prétentions au fil du temps peut conduire le chercheur à accepter des emplois précarisés subventionnés par le système. Quels jobs ? Principalement des emplois de service à la personne précaires provoquant des syndromes dépressifs.L’incitation financière est-elle la solution ?
Quel est l’accompagnement prévu ?
Quels sont les emplois du RSA ?
Le RSA pour mener au temps partiel, et le temps partiel pour mener au temps complet ? « C’est la difficulté de toutes ces politiques. Et on n’est jamais complètement sûr de soi, car quelque chose peut toujours se retourner au détriment de ces personnes qui devaient être aidées », répond Martin Hirsch. « Il ne faut pas avoir trop de certitudes là-dessus, et il faut être capable de regarder régulièrement, et de changer si ça cloche. C’est pour ça qu’il peut y avoir du bon temps partiel, si je puis dire, qui est du temps partiel intermédiaire. Et il peut y avoir du mauvais temps partiel. Il peut y avoir un mauvais RSA. Il peut y avoir des mésusages du RSA. C’est comme les médicaments, il peut y avoir des mésusages des médicaments. » Le problème, avec le RSA, c’est que la notice n’est pas complète.
