Dans « Pas de panique ! Assistante sociale aux Urgences », Caroline Vareille raconte, avec Natacha Henry, le quotidien d’une assistante sociale au cœur d’un service d’urgences parisien. Un métier essentiel et pourtant invisible.
Caroline Vareille est assistante sociale au service des urgences d’un grand hôpital parisien depuis 20 ans. Avec l’historienne et essayiste Natacha Henry, elle a voulu raconter les coulisses de son métier qui fait partie intégrante des soins. Les deux autrices se sont rencontrées en réalisant, ensemble, des formations sur la prévention et la prise en charge des femmes victimes de violence conjugale.
« Pas de panique ! » raconte un quotidien effréné, beaucoup d’humanité, des situations qui peuvent faire sourire, d’autres plus dramatiques, des victoires réjouissantes mais aussi des situations inextricables ou désespérées. Et au final une photographie de la société qui oscille entre profonde solidarité et – plus rarement- brutalité.
Loin d’exercer un métier administratif, Caroline Vareille ne compte pas ses heures pour faire face aux situations les plus rocambolesques comme faire le tour de Paris et frapper à toutes les portes possibles pour assurer la prise en charge du chien d’une patiente hospitalisée pour un bon moment. L’assistante sociale devient volontiers enquêtrice pour retrouver la famille d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer à plusieurs centaines de kilomètres de l’hôpital. Ou pour élucider la situation d’une adolescente couverte de bleus accusant son père de maltraitance. Elle sait aussi remettre à sa place le cadre arrogant qui prend le personnel de l’hôpital pour ses domestiques.
Mais il y a aussi ces personnes sans domicile fixe qui finissent par être familières des urgences et pour lesquelles peu de solutions peuvent être trouvées. Et bien sûr, ces victimes de violences conjugales qui ne peuvent pas toujours être mises à l’abri de leurs bourreaux malgré toute l’énergie déployée par l’assistante sociale.
Encore un métier d’ « invisibles » sans lesquelles la société ne tiendrait pas debout. Un métier exercé majoritairement par des femmes que se livre permet de découvrir.
Questions à Caroline Vareille :

