Accueil Politique & SociétéFamilles L’Australie s’excuse pour ses adoptions forcées

L’Australie s’excuse pour ses adoptions forcées

par La rédaction

Jusque dans les années 70, des milliers de mères non mariées se sont vues retirer leurs bébés de force, pour qu’ils soient adoptés par des couples bien sous tous rapports.


 

La Première ministre australienne Julia Gillard a présenté, jeudi 21 mars, des excuses nationales au nom de l’État pour l’enlèvement forcé de bébés à leurs parents.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1970, ce sont des milliers (sans doute des dizaines de milliers) de mères non mariées qui ont été poussées, souvent par la menace, à abandonner leurs bébés. Et ce, afin de permettre l’adoption des nourrissons par des couples mariés, au nom de l’intérêt de l’enfant. Et, dans la ligne des théories de l’époque, aucun contact n’était ensuite autorisé entre la mère biologique et l’enfant.

Dans son discours, Julia Gillard a déploré des « pratiques honteuses », une « période sombre de l’histoire australienne ». Et dit « pardon » aux familles, aux enfants, aux pères, et à ces mères « contraintes de subir la coercition et la brutalité de pratiques immorales, malhonnêtes et, dans de nombreux cas, illégales ».

En 2010, un rapport de l’Institut australien pour la famille s’était penché en détail sur cette pratique. Et en février 2012 un rapport parlementaire recommandait des excuses nationales. A l’été 2011, déjà, l’Église catholique australienne avait présenté des excuses pour avoir encouragé – et dans de nombreux cas, dans les hôpitaux qu’elle gérait, paticipé à – ces adoptions forcées.

 

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1 commenter

andrieu sonia 21 mars 2013 - 11:48

On retrouve toujours l’Église au coeur de ces actions qui « déciment » des familles sur des générations, dans les pays qui se trouvent, à un moment de leur histoire en situation de sous-développement.

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