Un Conseil d’analyse économique remodelé, mais pas féminisé

par La rédaction

Le Conseil d’analyse économique (CAE), un « aréopage d’économistes créé en 1997 et chargé d’éclairer et d’aider le gouvernement dans ses politiques », comme le présente Le Monde, vient d’être profondément remodelé.

Cette refonte, soulignait récemment Rue89, a notamment pour but de répondre aux accusations de conflits d’intérêt et de pourvoyeur de pensée unique économique portées ces dernières années contre les membres du CAE.

L’avenir dira si sa pensée sera renouvelée ; en tout cas, elle se conjuguera toujours essentiellement au masculin. Sa composition passe de 27 à 15 membres permanents. Quinze membres dont les noms ont été nommés, pour deux ans, par arrêté le 12 novembre. C’est certes une femme, Agnès Benassy-Quéré, qui en est la présidente déléguée, depuis le 1er octobre. Mais sur les 14 autres membres du CAE, on ne compte que deux femmes : Brigitte Dormont et l’Espagnole Cecilia Garcia-Penalosa.

Ce n’est pas que symbolique. Les vues des économistes, selon qu’ils sont hommes ou femmes, « peuvent différer sur d’importantes questions de politique économique », et notamment sur la question du rôle de l’Etat : c’est ce que concluait une récente étude menée aux Etats-Unis.

Une autre haute instance d’éclairage économique, le Haut conseil des finances publiques, nouvellement créée, sera quant à elle plus féminisée. La loi prévoit qu’elle compte au moins 4 femmes parmi ses 11 membres.

 

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