Le dico des clichés sexistes de l’Éducation nationale

par La rédaction
DicoMere

Illustration du mot ‘mère’ (détail) dans le Dictionnaire des écoliers.

Le père ? « C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. » Voilà l’une des nombreuses définitions d’un autre âge proposées par le très officiel « dictionnaire des écoliers ». Le ministère a entendu les critiques.


 

Vague d’indignation ces dernières heures sur les réseaux sociaux contre le « dictionnaire des écoliers ».  Cet outil mis en ligne par le CNDP (Centre national de documentation pédagogique), dépendant du ministère de l’Éducation nationale, fourmille de clichés sexistes. Il avait d’abord été pointé du doigt le 28 octobre, lors de l’université d’automne du SNUipp, syndicat des professeurs des écoles. Plusieurs définitions laissent rêveurs…

[Mise à jour – quelques heures de mobilisation ont suffi pour que la vague fasse réagir le ministère de l’Education nationale : lundi en fin d’après-midi, le site était devenu « momentanément indisponible ».  Il restera « provisoirement fermé », a indiqué le ministère, contacté par @rrêt sur images. Ajoutant que « certaines définitions ne sont pas admissibles et doivent être réécrites ». Le ministère a même requis « une évaluation de l’inspection générale du travail qui a été faite en classe avec les élèves. »]

Le ‘père‘ ? « C’est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. »

La ‘femme‘ ? « Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine. » Et elle doit mesurer plus d’1m70, si l’on en croit la phrase d’exemple : « Miss France est la plus belle femme de France. »

Tout aussi remarquables, l’exemple d’emploi du mot ‘féminin‘ – « Cendrillon redevient féminine quand elle se retrouve dans sa belle robe pour le bal » – ou celui de ‘mère‘ : « Ma mère repasse les affaires de toute la famille. »

Ce « dictionnaire des écoliers » ne vient pourtant pas d’un autre siècle. La présentation du projet nous apprend qu’il « a été rédigé par des enfants des écoles maternelles et élémentaires au cours de l’année scolaire 2010 – 2011. Cette œuvre lexicographique est le fruit de l’imagination et du travail de milliers d’élèves guidés par leurs maîtres. » Ou comment faire la preuve que les jeunes enfants sont imprégnés de clichés sexistes, et que leurs maîtres (et leurs maîtresses…) n’ont rien fait pour y répondre.

Les modules obligatoires « égalité femmes – hommes » pour « déconstruire les stéréotypes », qui feront leur apparition l’an prochain dans la formation des enseignants – ainsi que l’a récemment annoncé le ministre Vincent Peillon – ne seront pas de trop…

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

L’enseignement féminisé par le bas

 

 

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31 commentaires

Gaëlle 5 novembre 2012 - 11:43

N’hésitez pas à utiliser leur formulaire de contact pour exprimer vos pensées à ce sujet: http://www.cndp.fr/dictionnaire-des-ecoliers/contact.html

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clmasse 5 novembre 2012 - 12:40

Hé ho, vous savez pas lire:
http://www.cndp.fr/dictionnaire-des-ecoliers/presentation.html

C’est la définition que donnent les enfants du CP. Calmez-vous un peu…

Et ça prouve peut-être aussi que c’est pas que des clichés mais que ça reflette un peu la réalité. Alors tout doux avec les rééducation idéologiques.

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clmasse 5 novembre 2012 - 12:40

« clmasse »
Hé ho, vous savez pas lire:
http://www.cndp.fr/dictionnaire-des-ecoliers/presentation.html

C’est la définition que donnent les enfants du CP. Calmez-vous un peu…

Et ça prouve peut-être aussi que c’est pas que des clichés mais que ça reflette un peu la réalité. Alors tout doux avec les rééducation idéologiques.

Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants?

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arnaudbihel 5 novembre 2012 - 12:48

« clmasse »
Hé ho, vous savez pas lire:
http://www.cndp.fr/dictionnaire-des-ecoliers/presentation.html
C’est la définition que donnent les enfants du CP. Calmez-vous un peu…

Hum… si, nous savons lire. Et vous conseillons d’apprendre à lire les articles jusqu’au bout…

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Ly Ly 5 novembre 2012 - 13:39

En effet, une réalité mais tellement partielle.
Je propose donc qu’on ajoute « choux » et « rose » pour la définition du mot « naissance » puisque la vérité sort de la bouche des enfants.
Donc, une maman qui ne repasse pas le linge, ce n’est plus une maman. Un papa qui repasse le linge, c’est une maman. Le papa peut avoir des enfants sans la maman et pas l’inverse. La maman est incapable de protéger ses enfants, si elle le fait, c’est un papa…
Plus sérieusement, voici le courrier que j’ai envoyé au « Dictionnaire des écoliers » au sujet de la définition du mot « femme ».

« 
Je suis enseignante et je me permets de vous faire savoir que je suis restée sans voix en lisant la définition que vous proposez du mot « femme ».
Vous dites que « c’est une maman, une mamie ou une jeune fille », ce qui exclut les femmes qui ne sont plus « jeunes filles » tout en restant sans enfants (avec ou contre leur gré).
Vous ajoutez ensuite: « Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes », ce qui sousentend que les hommes ne le peuvent pas (puisque c’est cela qui devrait permettre de distinguer une femme d’un homme, d’après la définition). Pourtant, beaucoup d’hommes portent des bijoux, certains des jupes ou des robes (c’est même très commun dans d’autres pays). Et vous finissez par préciser: »Elle a de la poitrine », excluant donc celle qui ont dû se faire amputer pour raisons médicales ou celles qui en ont « trop peu » pour que cela soit visible. Je trouve cette dernière indication d’autant plus déplacée qu’elle implique que le regard doit se porter sur cette partie du corps. Enfin, certains hommes donnent l’impression qu’ils « ont de la poitrine » de par leur physionomie. »

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prout 5 novembre 2012 - 13:43

c’est quand même super drôle de voir qu’on en est toujours à ce stade. z’êtes sur que ce sont des enfants et non les membres du gouvernements qui on écrit ceci?

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Philippe 5 novembre 2012 - 14:07

Comme le dit clmasse, ce sont les propos des enfants. C’est bien là le souci! Les enfants ont encore des clichés bien précis sur les mamans et les papas.
En plus il y a du y avoir un gros tri car ma compagne qui travaille dans le social a deja eu des commentaires du style : Papa y fait palette/ Papa y fait rien/ Maman elle aime mes oncles/ Papa il a voulu mettre son kiki dans le cucu de ma soeur…Alors que maman repasse et a des lolos, que papa protege sa famille… On s’attendait à quoi? « Papa et maman sont égaux et nous élèvent dans le bonheur et le respect fondamental d’autrui???Ca reste des enfants et ce qu’ils ont dit reflète une partie de notre monde, une si petite partie…

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Cndp 5 novembre 2012 - 15:44

S’il n’y avait que ce dossier qui fasse problème avec le Cndp…

Pour ceux que la « ligne éditoriale » du Cndp intéresse, et sa façon très particulière de concevoir des « produits » pédagogiques, voir cet article sur le blog du journaliste Guy Birenbaum :
http://guybirenbaum.com/20110930/moi-je-suis-un-dictateur-ici-cest-pas-la-democratie/

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MarkLeNet 5 novembre 2012 - 16:17

qui sont longs chez les filles, et courts chez les garçons, c’est bien connu. Moi qui les ai de longueur variable selon l’humeur et la saison, j’ai eu vite fait de ramener à plus de mesure mes p’tits (dès la maternelle) sur ce sujet.

Cependant ne montez pas trop vite au créneau. Parce qu’à l’opposé (si je puis dire, c’est pourtant pas du tout une opposition) je pourrais, moi homme qui sais comme tant d’autres  »m’occuper d’un ménage », râler parce que je sais lancer des machines sans mélanger fibres et/ou couleurs sensibles, repasser, et plein d’autres choses qui en passant étaient (ré)apprises au service militaire (que j’eus préféré national (i.e. civil) et incluant les femmes) alors que là en tant qu’homme on en est exclu. Cliché aussi!

J’ai bien compris que votre propos est de dénoncer le sexisme ambiant, je voudrais juste préciser qu’il n’est pas  »que » contre vous mesdames !
Essayez donc en tant qu’homme d’aller essayer une chemise, là où vous, avez 50 modèles nous, on en a 1 ou 2 et sous cello, dans 90% des magasins.

Les clichés ont pour but de *proposer* voire *imposer* une image, mais ici c’est ce que notre progéniture *voit* majoritairement de leur société. ça commence à la maison, chez les copains… et à la télé surtout (avant tout le reste).
Si on commençait par y faire du ménage, on aurait moins de  »clichés » ! Genre  »Plus belle la vie »!

On se demande ce que font les chiennes de garde quand on passe devant une pharmacie, vous ne croyez pas ? Et il y a beaucoup + d’enfants qui passent devant ces vitrines ou devant le petit écran (et le grand qui ne vaut pas mieux sur ce genre d’image que vous critiquez autant que moi) que sur ce site foireux.

Alors ne nous trompons pas de combat, voulez-vous?
Luttons pour la complémentarité, plutôt. Chaque couple est unique, et les simplifications sont forcément réductrices. À preuve, ces  »définitions ».

Bien à vous,
M.

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MarkLeNet 5 novembre 2012 - 16:22

(note: on peut écrire que 1900 car. environ!?)

P.S. Malgré le résultat déplorable de ce dico (il le serait d’après d’autres personnes si les définitions étaient différentes, de toute manière), tâchons de voir la bonne volonté qu’il y a derrière. Et puis après tout, c’est utile –si tant est que ce reflet soit exact– de voir comment les futurs adultes voient le monde d’après leurs enseignants…

P.P.S. Si seulement les hommes pouvaient tous protéger leur femme et leurs enfants, tout comme les femmes devraient protéger leur homme et leurs enfants ! Protéger n’est pas accorder au « protecteur » un niveau supérieur. Le penser serait avoir un complexe d’infériorité. Protéger, c’est se mettre au service de l’autre.

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MarkLeNet 5 novembre 2012 - 16:26

Ah, et pour finir : quand j’ai découvert ça en 2008 (pour moi c’était fini depuis 1956), ça m’a scié : savez-vous qu’il y a trois sexes en France, chez Médiamétrie à cause de la publicité ? Homme, Femme, et Ménagère de moins de 50 ans. Dans cette dernière catégorie, on classe les femmes ayant ou non un homme à la maison, femme signifiant être féminin de 16 à 50 ans. Donc un veuf avec son fils de 18 ans et sa fille de 16, c’est pas le chef de famille, c’est sa fille.
Si ça c’est pas du sexisme…
La raison ? Simple : les annonceurs considèrent que c’est elle qui fait les courses. Alors si vous voulez remonter le mal à la racine, vous savez où taper, maintenant.

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rivi 5 novembre 2012 - 20:40

« MarkLeNet »
Donc un veuf avec son fils de 18 ans et sa fille de 16, c’est pas le chef de famille, c’est sa fille.
Si ça c’est pas du sexisme…
La raison ? Simple : les annonceurs considèrent que c’est elle qui fait les courses.

Décidément, jamais contentes. Ca veut dire qu’ils considèrent que c’est elle qui possède le pouvoir économique. L’homme doit travailler pour gagner l’argent mais c’est la femme qui en dispose.

Et pour vous c’est une preuve d' »oppression »…

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Ly Ly 5 novembre 2012 - 21:27

Et oui, le sexisme existe dans les deux sens. Ce n’est pas une question d’oppression, c’est une question d’égalité et de justice. Et moi aussi je rêve d’un monde où on n’aurait plus à se plaindre…
Merci MarkLeNetle pour ces reflexions.

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Kaleb 5 novembre 2012 - 22:20

Une phrase comme « l’homme gagne l’argent, la femme en dispose », est particulièrement sexiste, ne serait-ce que parce que vous attribuez des caractéristiques universelles en fonction du sexe.

Cette phrase, appliquée à ce qui se passe GENERALEMENT dans le monde, est totalement fausse… Vous donnez l’impression que « la » femme est un être inutile et inactif, qui utilise en toute liberté l’argent de « l » homme exactement comme elle le souhaite et pour elle-même, sans avoir besoin de le consulter, alors que lui-même n’utilise jamais son argent.

Peut -être effectivement, existe-t-il quelques couples Sado-Maso qui fonctionnent comme ceci dans le monde, mais ils doivent être extrêmement rares, et non pas universels.

A Marklenet : vous ne citez que des exemples de familles et qui-plus-est de familles hétérosexuelles. Il y a beaucoup d’autres façons de vivre, et d’être des « hommes », des « femmes », en dehors de la famille, comme en dehors de l’hétérosexualité. Enfin, il existe aussi des personnes intersexuées, des trans, et des transgenres, des personnes qui ne se reconnaissent ni dans le mot « femme », ni dans le mot « homme » – un dictionnaire qui ne les nomme pas, nie leur existence, et la possibilité d’un avenir semblable pour les enfants.

Il y a une nécessité pour l’Education Nationale, d’éduquer ; ce qui n’a jamais signifié « assurer la permanence d’idées réductrices », du type « les femmes sont des mamans », ou bien « les femmes ont des seins et les cheveux longs ». Il y a des femmes qui ne sont pas des mamans, il y a des femmes qui n’ont pas de seins et des hommes qui en ont.

Pour un enfant, grandir avec une définition aussi réductrice d' »homme » et de « femme », c’est se construire avec un éventail quasi fermé de possibilités. C’est, dès le départ, chercher à savoir si on rentre bien dans la norme, se comparer, se mesurer, s’inquiéter… Quelle pression !

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Kaleb 5 novembre 2012 - 22:22

Pour un enfant, grandir avec une définition aussi réductrice d' »homme » et de « femme », c’est se construire avec un éventail quasi fermé de possibilités. C’est, dès le départ, chercher à savoir si on rentre bien dans la norme, se comparer, se mesurer, s’inquiéter… Quelle pression.

Rédiger une définition, c’est prendre énormément de pouvoir sur le monde, et les minorités, qui subissent les définitions que la majorité fait d’elles, le savent.

Alors, autant que les enfants (et les adultes) réfléchissent vraiment avant d’essayer de définir – qu’ils partent dans la vie avec le plus de liberté, le plus de confiance en eux possible.

PS : à Marklenet, si vous estimez que les chiennes de garde ne travaillent pas assez au sujet des « images dans les pharmacies », pourquoi ne faites-vous pas le travail vous-même ? Penser que les femmes doivent , et elles seules, lutter pour les droits des femmes ; que les arabes et les noirs doivent, et eux seuls, lutter contre le racisme ; que les prolétaires, et eux seuls, doivent lutter contre les classes sociales… et etc, c’est encore une façon de faire de l’ostracisme. ChacunE d’entre nous est concernéE par les jeux de pouvoirs dans la société.

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hic 5 novembre 2012 - 22:33

« Kaleb »
Une phrase comme « l’homme gagne l’argent, la femme en dispose », est particulièrement sexiste, ne serait-ce que parce que vous attribuez des caractéristiques universelles en fonction du sexe.

Cette phrase, appliquée à ce qui se passe GENERALEMENT dans le monde, est totalement fausse… Vous donnez l’impression que « la » femme est un être inutile et inactif, qui utilise en toute liberté l’argent de « l » homme exactement comme elle le souhaite et pour elle-même, sans avoir besoin de le consulter, alors que lui-même n’utilise jamais son argent.

+1 kaleb
Il faudrait aussi ajouter, pour contrebalancer ce cliché de la femme-cette-dépensière, aussi le travail non rémunéré au sein de la famille, fait, TRES souvent par des femmes (même si elles ont une activité rémunéré).
Et qui permet à l’autre conjoint-e de gagner sa vie, en ayant le pouvoir de l’argent (cotise donc pour sa retraite lorsque c’est possible, ne risque pas de se retrouver à la rue en cas de séparation etc…).

« autant que les enfants (et les adultes) »
et: autant qu’ici, les enfants AIDÉS par des adultes, comme c’était censé être le cas, pour la fabrication de ce dictionnaire

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lirelle 6 novembre 2012 - 14:29

déjà le titre « dico des écoliers » et les écolières ? bien sûr c’est un détail, comme le masculin qui l’emporte… C’est étrange comme les responsables de ce projet sont tout à fait capables de lisser les propos racistes ou contre les handicapés (il a bien dû y en avoir dans le lot des classes) mais laissent paraître les pires caricatures sexistes, franchement c’est tellement gros que j’ai du mal à croire que les enfants aient pu en commettre autant. Pour avoir eu des enfants, être revenue pendant des années avec des groupes d’enfants, je n’ai jamais entendu de sexisme à ce point là. J’ai l’impression que le pire a été sélectionné. Qui a fait la sélection officielle, décidé de retenir ces phrases là ? à mon avis c’est là qu’il y a comme qui dirait « un souci »…

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Jean MiMi 9 novembre 2012 - 18:51

« lirelle »
Qui a fait la sélection officielle, décidé de retenir ces phrases là ? à mon avis c’est là qu’il y a comme qui dirait « un souci »…

Des équipes éditoriales au-dessus de tout soupçon probablement.
Est-ce qu’un jour, quelqu’un se préoccupera du coût de ces projets ? et surtout de leur utilité réelle dans les écoles élémentaires (dont beaucoup ont été fortement ‘incitées’ à participer à ce ‘dictionnaire’), vous savez ces endroits bien bien loin des préoccupations du CNDP et assimilés ?

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Alice 12 novembre 2012 - 07:01

Attention la théorie du genre est très dangereuse. Un enfant a besoin de repère pour se construire. Il y a un bonheur extrême à vivre la complémentarité dans le couple!!!! Il faut développer le respect de l’homme et de la femme et ne pas lutter les uns contre les autres. Nous arrivons aujourd’hui dans une société ou les hommes ne trouvent pas leur place. Les hommes ont ils le droit à la garde de l’enfant aussi facilement que les femmes!!!! je ne crois pas. Ne nous trompons pas de combat. Effacez les différences n’est pas une lutte contre le sexisme, mais plutôt une destruction de la société!!!! Luttons plutôt pour le respect commun!!!!!!

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Lène 12 novembre 2012 - 08:21

« Alice »
Attention la théorie du genre est très dangereuse. Un enfant a besoin de repère pour se construire. Il y a un bonheur extrême à vivre la complémentarité dans le couple!!!!(…) Effacez les différences n’est pas une lutte contre le sexisme, mais plutôt une destruction de la société!!!! Luttons plutôt pour le respect commun!!!!!!

Attention les points d’exclamations ne remplacent pas l’argumentation!!!!!!!
Et sinon, qui parle d’effacer les différences? La complémentarité où la femme fait le ménage et l’homme le bricolage vaut elle plus que la femme qui bricole et l’homme qui s’occuppe de l’enfant (si enfant il y a)? Avez-vous peur que votre corps change radicalement, du jour au lendemain, si l’on cesse d’assigner un rôle qui enferme hommes et femmes dans des catégories immuables? Moi, je troque volontiers le « bonheur esstrêêême de la complémentarité » pour le bonheur extrême de ne pas me poser la question de mon sexe quand je fais une activité qui me plaît.

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achille 12 novembre 2012 - 15:42

Malheureusement ce sont générallement les femmes qui demandent ‘un * rose » « un truc bleu » pour la fille ou le garçon…

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Ninon 14 novembre 2012 - 04:59

« Lène »

« Alice »
Attention la théorie du genre est très dangereuse. Un enfant a besoin de repère pour se construire. Il y a un bonheur extrême à vivre la complémentarité dans le couple!!!!(…) Effacez les différences n’est pas une lutte contre le sexisme, mais plutôt une destruction de la société!!!! Luttons plutôt pour le respect commun!!!!!!

Attention les points d’exclamations ne remplacent pas l’argumentation!!!!!!!
Et sinon, qui parle d’effacer les différences? La complémentarité où la femme fait le ménage et l’homme le bricolage vaut elle plus que la femme qui bricole et l’homme qui s’occuppe de l’enfant (si enfant il y a)? Avez-vous peur que votre corps change radicalement, du jour au lendemain, si l’on cesse d’assigner un rôle qui enferme hommes et femmes dans des catégories immuables? Moi, je troque volontiers le « bonheur esstrêêême de la complémentarité » pour le bonheur extrême de ne pas me poser la question de mon sexe quand je fais une activité qui me plaît.

Merci pour cette réponse, elle est parfaite.

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Kaleb 14 novembre 2012 - 13:21

« Alice »
Attention la théorie du genre est très dangereuse.

La théorie du genre est « dangereuse », dans le sens où elle est pertinente, et pousse chacunE à s’interroger sur ce qu’il/elle prenait pour acquis ; elle pourrait donc changer le monde – je l’espère bien, d’ailleurs :).

« Alice »
Un enfant a besoin de repère pour se construire.

Tout à fait… aussi il me semble important de lui donner des repères INTELLIGENTS et JUSTES.

« Alice »
l y a un bonheur extrême à vivre la complémentarité dans le couple!!!!

Ah bon ? Ce présent de vérité générale me semble être utilisé de façon fortement abusive. Je préfère imaginer un monde où les individus se sentent libre de s’entraider MEME EN DEHORS DU COUPLE, et où chaque individu est le plus complet possible, en lui-même, sans avoir à s’amputer pour correspondre à un modèle. Avoir un pénis n’est pas suffisamment encombrant pour empêcher quiconque de saisir le manche d’une casserole ; avoir un vagin ne signifie pas qu’on n’arrivera pas à viser avec une perceuse.

« Alice »
Il faut développer le respect de l’homme et de la femme et ne pas lutter les uns contre les autres.

Je pense que si « il faut » quelque chose, s’est développer le respect des êtres les uns pour les autres, qu’ils soient des hommes, des femmes, ou des lapins de garenne.
Je ne vois pas pourquoi vous répondez à la théorie su genre qu’il ne faut pas « lutter les uns contre les autres » – puisque justement, elle lutte pour la liberté de touTEs.

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Kaleb 14 novembre 2012 - 13:27

« Alice »
Nous arrivons aujourd’hui dans une société ou les hommes ne trouvent pas leur place. Les hommes ont ils le droit à la garde de l’enfant aussi facilement que les femmes!!!! je ne crois pas. Ne nous trompons pas de combat.

Non, ne vous inquiétez pas, « nous » ne nous trompons pas – vous, oui, par contre – car je ne comprends pas comment on peut écrire que les hommes ne trouvent pas leur place, dans une société comme la notre ! Ce n’est un mystère pour personne, la parité n’est pas respectée. Et le sexisme va bien plus loin qu’une histoire de poste et de salaire – mais je laisse ça de côté, je n’ai pas envie de ma lancer dans une encyclopédie des privilèges dévolus au masculin.

Si les hommes vivent le drame de ne pas avoir la garde de leurs enfants, c’est qu’ils sont victimes d’un contrecoup social. Dans une société où l’on réserve les postes les plus « importants » aux hommes, on estime qu’on ne peut pas, en plus, leur réserver la charge d’élever une famille…

Finalement, voyez-vous, votre exemple va dans le sens de la « dangereuse théorie du genre » : dans une société plus libre, qui ne séparerait plus les hommes et les femmes en les enfermant dans des rôles stricts, on accorderait emploi et garde d’enfants en fonction des possibilités de chaque individu, et non en fonction de ses organes génitaux…

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Kaleb 14 novembre 2012 - 13:28

« Alice »
Effacez les différences n’est pas une lutte contre le sexisme, mais plutôt une destruction de la société!Luttons plutôt pour le respect commun!

Mais la théorie du genre ne cherche pas à effacer les différences, bien au contraire !
Ne trouvez vous pas que c’est bien pauvre en différences, de séparer l’humanité en seulement DEUX genres, alors qu’on pourrait s’émerveiller devant les particularités de 7 milliards de personnes ?
Et il ne s’agit pas d’interdire à quiconque d’être des femmes et des hommes ; si vous voulez rester dans ce schéma, faites-le donc ! mais en remerciement de ce respect qu’on vous accorde, et pour faire oeuvre réelle de « respect commun », laissez faire ceux et celles qui veulent en sortir. La société que nous construirons alors me semble bien plus riche, plus belle et plus libre.

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Martin Scriblerus 16 novembre 2012 - 11:57

Je suis plutôt consterné de voir tant de gens se tromper ainsi de cible; et demander esentiellement à l’institution de corriger la déplorable image qu’elle a maladroitement donné d’elle même.
Il ne s’agit après tout ici que d’une n-ième publication issue de ce vieil organe de formatage et d’apprentissage de la docilité nommé « éducation nationale » (précisons à toutes fin utile et pour les non-comprenant que l’enseignement dit libre vise au même résultat), un lieu où le respect des rôles socialement établis est fondamental.
Ah oui, le gouvernement a senti que son progressisme perdait en crédibilité s’il ne réagissait pas. Il va donc revoir la copie. Et puis après?

Si l’on veut se libérer ne serait ce que de la triste assignation au genre, et à ses deux impératives identités bancales appuyées l’une à l’autre, et l’une sur l’autre, il va falloir songer à apprendre à ne plus espérer compter parmi ses alliés de tels organes de conditionnement, et à éviter de faire montre de trop d’étonnement lorsqu’ils font ce qu’ils savent, et doivent, étant ce qu’ils sont, faire.

Autrement dit, il est dérisoire de ne parvenir à voir l’archaïsme grossier des conceptions étalées dans ce dictionnaire qu’en feignant d’ignorer l’archaïsme tout aussi grossier qui fonde ce que l’on nomme « éducation » (essentiellement, la reproduction d’une génération tout aussi, sinon plus, exploitable, docile et soumise que la précédente) dans la société libérale.

Ce dictionnaire est bien d’un « autre siècle », en effet: du même siècle que l’ensemble des institutions et du contexte social que nous produisons et subissons, du même que l’étonnement et l’indignation qu’ils suscitent.
Il faudra bien mieux que semblable naïveté impuissante pour changer de siècle.

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Alice 19 novembre 2012 - 10:08

Je vois que mon post ne vous a pas laissé indifférent: Ce qui me peine dans la théorie du genre, c’est que l’on en arrive à faire des crèches ou pour ne pas influencer un enfant, on l’habille en tenue asexuée. On ne lui donne pas de prénom de garçon ou de fille , on ne dit pas il ou elle mais « on »? Et oui à Parie, on fait des états généraux pour lutter « contre les stéréotypes »: Quoi être un garçon, être une fille est un stéréotype?

Je ne veux pas éduquer mes enfants de la sorte, les français ne le veulent pas et une minorité intellectuelle remplie d’idéologie est en train de déraper fortement et d’imposer  » sans le dire franchement » sa pensée. Ceci n’est pas honnête. Disons la vérité aux français et n’influençons pas la société en douce s’il vous plait!!!

Par rapport au métier qui nous plait: peut être que être femme de ménage vous déplaît, mais qu’en est il des travaux de force!! Il faut mettre en valeur les métiers dévalorisés voilà tout…

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pluvalu 20 novembre 2012 - 20:19

« Alice »
(…)Ce qui me peine dans la théorie du genre, c’est que l’on en arrive à faire des crèches ou pour ne pas influencer un enfant, on l’habille en tenue asexuée.
Je ne veux pas éduquer mes enfants de la sorte, (…) et une minorité intellectuelle remplie d’idéologie (…)Disons la vérité aux français et n’influençons pas la société en douce s’il vous plait!!!
Par rapport au métier qui nous plait: peut être que être femme de ménage vous déplaît, mais qu’en est il des travaux de force!! Il faut mettre en valeur les métiers dévalorisés voilà tout…

Tout d’abord j’espère que vous aurez remarqué que le slogan du site des Nouvelles News est « l’autre genre de l’info ». Pour quelqu’un qui tente de réfuter cette théorie (avec aucun argument autre que des idées reçues), c’est un peu curieux.
J’ai beaucoup souffert de ne pas être conforme aux normes en vigueur pendant mon enfance. Et je ne comprends toujours pas pourquoi on m’imposerait d’aimer telle ou telle chose en raison de mon sexe. Vos craintes me paraissent irraisonnées, et surtout infondées: qu’est-ce qui vous dérange tant dans le fait qu’une femme puisse ne pas être douce ou aimer l’informatique? Ce faisant, vous imposez VOS normes, VOTRE façon de penser, qui m’a l’air pour le moins arbitraire… et réductrice. Savez-vous que ce qui définit la masculinité aujourd’hui a bien changé depuis le XVIIème siècle (par exemple)? Les hommes, à cette époque, portaient bas de soie et perruques (dans l’aristocratie, il est vrai).
Une dernière chose: un théorie scientifique ne défend en aucun cas une idéologie. Libre à vous de refuser la théorie du genre; mais j’espère que vous ne faites pas de même pour la mécanique newtonienne. Cependant, la gravitation universelle s’exerce toujours et partout, et le genre n’en reste pas moins une construction sociale… que nous demeurons libre de questionner.

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09 Aziza 21 mai 2016 - 09:07

Mais enfin, on parle ici de l’Arlésienne: LA THÉORIE DU GENRE N’EXISTE PAS!!!! Il s’agit d’ÉTUDES SUR LE GENRE

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09 Aziza 21 mai 2016 - 09:15

Mais enfin, on parle ici de l’Arlésienne: LA THÉORIE DU GENRE N’EXISTE PAS!!!! Il s’agit d’ÉTUDES SUR LE GENRE, menées par différentes tuteures de toutes nationalités…..sauf à considérer la malheureuse Judith Butler comme la seule théoricienne, ce que font beaucoup de gens par simple ignorance de tout ce qui s’est écrit depuis plus de 40 ans! Nier la différence des sexes, personne n’y songe! Mes filles ont été habillées à la crèche de manière »neutre » car comme leurs copains garçons: salopette et T shirt, pour moins se salir: elles sont des adultes qui ne s’interrogent pas sur leur identité sexuelle, merci! Et les arguments sur le « travail de force » ne tiennent pas si l’on regarde les postes qu’avaient les femmes dans l’ex URSS….et même les combattantes de Stalingrad!
Ceci dit, attention , en effet, que ce qui est dénoncé reflète la réalité d’enfants….qui est que la division du travail persiste.
Et c’est bien la preuve que la division du travail est source de stéréotypes enfermants!

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09 Aziza 21 mai 2016 - 09:16

Mon correcteur d’orthographe aussi est sexiste: il n’accepte pas « auteure » et a écrit « tuteures »!

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