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Homophobie, sexisme et tolérance

par Isabelle Germain

Olympe, qui a une bonne mémoire, met côte à côte deux réactions de la Ligue des Droits de l’homme. Très compréhensive avec celui qui hurlait « sale pute », la ligue aujourd’hui demande l’arrêt des concerts de Sexion d’Assaut. Et elle n’est pas la seule. Les prises de position sont telles  que le groupe de rap a fini par présenter des excuses pour ne pas être interdit de salles de spectacle. Orelsan, lui, s’était contenté de dire que les plaignant(e)s ne comprenaient rien à son art. Et des responsables politiques, ministre de la Culture en tête, avaient comparé le rappeur à Rimbaud. Pour lui, ce que les opposants à Orelsan considéraient comme de l’incitation à la violence machiste ou de l’insulte relevait tout simplement  la liberté d’expression. Le niveau de tolérance à l’homophobie a enfin fini par baisser d’un cran. Celui concernant la violence faite aux femmes a du mal à reculer.

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5 commentaires

Leeloo 12 octobre 2010 - 15:55

Je ne pense pas que la violence faite aux femmes ait moins d’importance que l’homophobie. Le combat n’est pas le même pour les deux cas que vous mettez en paralèlle.

On a blâmé Orelsan pour des propos tenus dans ses textes, des créations, de la fiction.
On blâme Sexion d’Assaut pour des propos tenus en interview, exprimant un point de vue personnel et réel de quelqu’un qui s’avère être un artiste fortement écouté par la jeunesse actuelle.

Le problème n’est pas qu’on s’insurge plus pour l’homophobie que pour la violence faite aux femmes, le problème est dans la nature des propos tenus. Pour moi, le texte d’une chanson, ce n’est pas la réalité alors qu’une interview, ça l’est. Et c’est pour ça que j’ai été plus choquée par les propos de Sexion d’Assaut que par le texte d’Orelsan.

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isabelle germain 13 octobre 2010 - 08:45

Leeloo, vous croyez vraiment que si Sexion d’Assaut s’était contenté de tenir des propos homophobes dans ses chansons les réactions auraient été différentes ?

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CharlotteR 18 octobre 2010 - 16:12

Ainsi, on pourrait accepter l innommable dans la fiction, pas dans les interviews? Jusqu où se niche l hypocrisie intellectuelle. Lire le livre de Raphaele Simone sur le Monstre doux qui nous gouverne( Gallimard), sa réflexion souleve quelques,lièvres sur ce sujet entre fiction et réalité. Qui peut croire qu un auteur, sous pretexte qu il raconte une histoire inventée, même en chanson, n y adhère pas? Pourquoi la chanter alors? A laisser certains jouer avec les stéréotypes machistes, sous pretexte qu ils sont des artistes, on rend évident, voir banal,ce qui ne l est évidemment pas.

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Dzonkha 21 octobre 2010 - 21:26

Merci pour ce texte !
Je m’offusquait dans mon coin du traitement par « Les Inrocks » (je sais, en matière de parité, on a trouvé mieux, c’est sûr) entre Orelsan à qui à l’époque ils avaient offert une tribune dans le magazine et Sexion d’Assaut qui devait s’expliquer sur leurs propos homophobes. C’est sûr que dans le traitement de la censure, l’homophobie est nettement moins sujet à discussion que la violence faite aux femmes. Car je voudrais quand même rappeler à certain/es, et en particulier à Leeloo, qu’Orelsan a poussé le cynisme dans deux de ses textes à faire référence à l’affaire Cantat (dans « Sale pute » il chantait : « j’te collerai contre un radiateur en te chantant Tostaky  » et dans « la Saint Valentin » « Mais ferme ta gueule ou tu vas t’faire marie-trintigner ».
Si ce n’est pas ancré dans le réel ça (et avec quel cynisme)? Et pour celles et ceux qui auraient la mémoire courte, voici quelques autres extraits de la chanson : «  »T’es juste bonne à te faire péter le rectum (…) tu mérites ta place à l’abattoir, (…) on verra comment tu suces quand j’te déboiterai la mâchoire, (…) je rêve de la pénétrer pour lui déchirer l’abdomen, (…) je vais te mettre en cloque, sale pute, Et t’avorter à l’opinel »,
Là, on n’est pas dans du sexisme, à mon sens, mais dans de l’incitation à la barbarie et à la torture envers autrui. Alors, de quelle censure parle-t-on?

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