Métiers « féminins » dévalorisés : justice pour des employées britanniques

par La rédaction

C’est une décision « historique », selon leurs avocats. En Grande-Bretagne, 174 anciennes employées de la municipalité de Birmingham (dont quelques hommes, mais pour la plupart des femmes), ont obtenu l’aval de la Cour suprême pour intenter une action en justice contre la mairie. Elles se disent victimes de discrimination salariale.

En toile de fond de l’affaire, comme le rapporte la BBC, apparaît la plus faible valeur accordée aux métiers « traditionnellement féminins » : employées de cantine, blanchisseuses, pourvoyeuses de soins. Celles-ci recevaient certes des salaires équivalents à ceux des employés municipaux qui pratiquaient des métiers « masculins » (cantonniers, éboueurs ou fossoyeurs)… mais seuls ces derniers bénéficiaient de primes. Des primes très avantageuses qui, au final, leur permettaient de gagner jusqu’à deux fois plus.

La décision de la Cour suprême, rendue le 24 octobre, met un terme à trois ans de bataille de procédure. Elle implique que les poursuites pour discrimination salariale peuvent être conduites devant les tribunaux civils, et pas seulement devant l’équivalent britannique des prud’hommes.

L’association Fawcett society, tout en se félicitant de cette décision, rappelle que, « bien que la législation pour assurer l’égalité salariale soit en place depuis plus de 40 ans, l’écart entre hommes et femmes en Grande-Bretagne reste parmi les plus élevés de l’Union européenne ».

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Berenice 29 octobre 2012 - 18:53

Il me semble que la France est 116ème mondial concernant cet écart entre salaire masculin et féminin…
Et on se pense un pays développé!

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