Philippe Le Ray, nouveau nominé pour le « prix du beauf misogyne »

par Arnaud Bihel

LeRayLe député UMP, lors de l’intervention d’une consœur, n’a rien trouvé de plus subtil que d’imiter la poule. Pas forcément sobre, et pas forcément le seul. Nouvelle illustration du sexisme ordinaire chez les parlementaires.


 

Mise à jour : Philippe Le Ray a été sanctionné pour ce comportement.
Voir : Le sexisme à l’Assemblée coûte 1378 euros

Dérapage sexiste à l’Assemblée nationale. Un de plus. C’est l’assistant parlementaire Pierre Januel qui l’évoque sur son blog. Mardi 8 octobre à 22h30, lors du débat sur la réforme des retraites, la députée Ecologiste Véronique Massonneau intervenait pour expliquer son opposition à l’allongement de la durée de cotisation. Pendant sa prise de parole, le député apparenté UMP Philippe Le Ray s’est mis « à caqueter et faire la poule en pleine séance ».

Le compte rendu officiel de la séance évoque quant à lui « plusieurs députés du groupe UMP » auteurs de l’onomatopée : « Cot, cot, cot codec ! » Et ce commentaire du rapporteur Michel Issindoux : « Ils sont complètement avinés ! »

Sanction ?

Visiblement exaspérée sur le moment, Véronique Massonneau a ensuite commenté : « Visiblement, Philippe Le Ray était éméché ». Pierre Januel va dans le même sens : « Apparemment la buvette et la séance de nuit ne profitent pas à tous. »

Plusieurs voix, comme celles du ministre écologiste Pascal Canfin pour qui « ce sexisme dégradant pour la République ne peut rester impuni », se sont élevées pour demander des sanctions à l’encontre du député. Les présidents de groupe de l’Assemblée doivent en débattre dans la journée. « Si une sanction est prise contre Philippe Le Ray, l’annonce n’interviendra, normalement, pas avant la semaine prochaine. Le temps pour l’élu de s’expliquer. Et pour le groupe UMP de se positionner, lui qui est resté pour l’instant muet », note Le Lab d’Europe 1.

Le Forum Femmes & Pouvoir a lancé une pétition pour que les comportements sexistes à l’Assemblée Nationale et au Sénat soient systématiquement sanctionnés.

Sexisme en série

Effets de l’alcool ou pas, ce n’est pas la première fois que les débats parlementaires permettent d’observer ce genre d’attitude sexiste.

En février, la ministre Yamina Benguigui expliquait trouver « très choquant le machisme ambiant à l’Assemblée nationale. Vous allez [là-bas] pour vous exprimer, vous avez l’impression d’être toute nue et que c’est graveleux. (…) »

Quelques jours auparavant, les députés socialistes dénonçaient les « machos » de l’UMP qui s’en étaient pris à la députée Laurence Dumont lorsqu’elle avait présidé une séance lors du débat sur le mariage pour tous ».

Et on se souvient des sifflets provoqués en juillet 2012 par la robe à fleurs de la ministre Cécile Duflot.

Le Sénat n’est pas en reste, avec ces dérapages misogynes en janvier lors des débats sur le « binôme paritaire ». La sénatrice socialiste Laurence Rossignol décernait alors à son confrère UMP Bruno Sido « la palme du misogyne beauf ». Aujourd’hui, relève-t-elle sur Twitter, Philippe Le Ray est « nominé pour partager avec le sénateur Sido le prix du beauf misogyne ».

 

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45 commentaires

DestyNova 9 octobre 2013 - 08:54

En tant que personne pour qui le travail et l’attitude professionnelle sont des valeurs importantes je suis particulièrement hallucinée par ce genre de chose.

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Lili 9 octobre 2013 - 09:12

Question restée sans réponse : c’est bien les recadrages de Bartolone, les articles dénonciateurs et autres. Bien que dans le cas présent, le député en question n’ait pas jugé utile de s’excuser.

Mais enfin quand est-ce que le règlement du parlement prévoira la possibilité d’une sanction pour ce genre de chose !!! (et aussi les insultes racistes, homophobes, etc.)

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Natacha Henry 9 octobre 2013 - 09:19

Il faut une sanction de la part du président de l’Assemblée nationale. Qu’est-ce qu’il attend?

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Jean-Marc 9 octobre 2013 - 11:05

en tout cas sur wikipedia, ils ont été réactifs !

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niriri 9 octobre 2013 - 14:10

Ce qui est choquant c’et qu’il n’y ait pas la moindre sanction : il devrait être renvoyé + sanction financière et incapacité à se présenter comme élu.

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florence 9 octobre 2013 - 17:08

la sanction est tombée… un quart de l’indemnité parlementaire en moins pendant un mois ! Les coqs ont fini de rire

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une femme 9 octobre 2013 - 18:57

Ses collègues de l’intercommu sont juste « baisables » alors depuis qu’il est député , il a laissé la génitrice de ses enfants pour prendre une de ces femmes et quelques autres…
Voilà la vie de nos élus …

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une femme 9 octobre 2013 - 19:06

Depuis qu’il est député, il a laissé la génitrice de ses enfants pour en prendre une parmi toutes celles qui ‘il trouvait « bonne à rien mais juste baisables » à l’intercommunalité dont il prévoit d’être président… en cas de trop grosse sanction…
Voilà qui est l’homme qui s’est vite corrompu avec le pouvoir, l’argent comme beaucoup de politiques qui nous oublient et mène le pays à la misère lentement mais sûrement avec leur futilité. Moi je veux de politiques qui se servent de leurs « couilles » pour redresser le pays et pas autre chose !

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HERY 10 octobre 2013 - 06:47

ces élus qui devraient être intelligents, sont scandaleusement payés et bénéficient d’avantages énormes pour se comporter comme des ados effarouchés par une femme

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Nelly 10 octobre 2013 - 09:33

Ce qui me choque aussi beaucoup dans l’histoire c’est Bartolone qui rigole à moitié, au lieu de vraiment s’indigner de ce comportement et de suspendre l’Assemblée. Lui-même aurait pu être de ceux qui ont caqueter… C’est pitoyable leur misogynie. Une femme à l’Assemblée aurait pu avoir lieu, et en fait non… Pffff

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guehu 10 octobre 2013 - 10:36

Etre con et misogyne n’est pas illégal. Les Morbiannais doivent avoir honte mais c’est la démocratie…
Par contre l’alcool est interdit sur le lieux de travail dans de nombreux secteurs, il faut exiger que ce soit le cas aussi à l’Assemblée Nationale ! Pas de passe droit.
Et qu’ils se soumettent à des contrôles d’alcoolémie s’il y a un doute. Sur les chantiers c’est comme ça que ça se passe.

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Brigitte, Mélanie... 10 octobre 2013 - 12:58

Que Philippe LE RAY reste caqueter dans ses poulaillers de Plumergat et non à l’Assemblée Nationale où il vient de nous faire honte, nous, femmes ou pour lui « poules » de paysans. Il est vrai que la rémunération n’est pas la même, c’est facile de faire la fête avec l’argent du contribuable.
Nous espérons qu’il aura la décence de refuser la présidence de l’intercommunalité comme il le prévoit.
Nous souhaitons qu’aucune femme ne vote pour lui à l’avenir.

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LE NEVEN Gérard 10 octobre 2013 - 18:06

La honte pour la représentation nationale et la Bretagne .
Et l’alcool est une circonstance aggravante !
Un Morbihannais indigné.

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Eric Ciechanowicz 12 octobre 2013 - 11:10

Et quand Henri Emmanuelli adresse un doigt d’honneur à ses collègues de l’AN c’est correct ?

Et si faire la poule était une façon Bio de participer à un débat factice ? Car au fond on sait bien que les discours d’EELV à l’assemblée n’ont aucune portée réelle. Rien de franchement sexiste là dedans. En revanche Dans ce lynchage médiatique d’un député du peuple, dont le seul tord et de détendre l’atmosphère guindée de la gauche caviar et de l’écologie de bureau, on voit le peu d’humour et de sagacité dont la gauche française semble vouloir manquer pour mieux cacher la vacuité de ses propos ? Car au fond faire le procès d’un homme dont le seul tord et de vouloir détendre l’atmosphère, ce n’est pas défendre l’égalité des sexes. C’est juste cacher la superficialité du débat et la pauvreté de notre démocratie en utilisant des procédés staliniens bien connus…
http://www.20minutes.fr/politique/737349-henri-emmanuelli-adresse-doigt-honneur-francois-fillon

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melodynelson 12 octobre 2013 - 21:36

Pas sexiste? Je conseille le retour a la ferme…. pour ce delegue! Cela sera plus a son niveau.

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melodynelson 12 octobre 2013 - 21:37

Je conseille le retour a la ferme, cela sera plus a son niveau…. « La Barbe »!

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domnine123 13 octobre 2013 - 08:50

J’aimerais que les beaufs de gauche soient dénoncés tout comme les beaufs de droite par les féministes: la sortie de Bedos contre Nadine Morano, qu’il a traitée publiquement de conne et de salope, n’est pas plus défendable que les caquetements du député UMP morbihanais.
Si l’on veut être audible dans notre dénonciation du sexisme, il faut le dénoncer quel que soit le bord politique: on perd toute crédibilité féministe si on s’inféode à un parti .
Bedos, de gauche mais qui tient souvent des propos misogynes et ayant défendu la prostitution, n’est pas exactement un personnage qui mérite d’être traité avec des gants par les féministes.

En tant que féministe radicale, je considère que je dois défendre toutes les femmes politiques qui sont la cible d’attaques sexistes, aussi peu sympathiques qu’elles et leurs idées puissent m’être personnellement.

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germaki1 5 juillet 2016 - 09:22

bravo,je suis entièrement d’accord avec vous

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germaki1 5 juillet 2016 - 09:23

avec domnine 123

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Seb. 13 octobre 2013 - 13:50

Indignation sélective !

Je ne comprend pas bien pourquoi on réduit ce problème à un problème de sexisme. Ce type de comportement est monnaie courante à l’assemblé nationale tant à l’égard des hommes qu’à l’égard des femmes, et sont pratiqués tant par des hommes que par des femmes. Effectivement on peut le regretter car ces attitudes ne sont pas à la hauteur des enjeux, ni digne d’un débat démocratique, mais parler de sexisme c’est tout simplement de l’instrumentalisation. Ce serait du sexisme si seules les femmes en étaient victimes, ce qui n’est pas le cas.

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Prune 14 octobre 2013 - 10:23

« Seb. »
Indignation sélective !

Je ne comprend pas bien pourquoi on réduit ce problème à un problème de sexisme. Ce type de comportement est monnaie courante à l’assemblé nationale tant à l’égard des hommes qu’à l’égard des femmes, et sont pratiqués tant par des hommes que par des femmes. Effectivement on peut le regretter car ces attitudes ne sont pas à la hauteur des enjeux, ni digne d’un débat démocratique, mais parler de sexisme c’est tout simplement de l’instrumentalisation. Ce serait du sexisme si seules les femmes en étaient victimes, ce qui n’est pas le cas.

C’est vrai, c’est comme s’il avait pousser des cris de singes ou jeter des bananes à un/e député/e noir/e cela n’aurait rien eu à voir du tout avec du racisme…

Toujours aussi pertinentes vos interventions

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Seb.. 14 octobre 2013 - 10:44

Je ne sais pas ce qui vous permet d’associer l’imitation du caquètement d’une poule au sexe de l’intervenante. Autant que je sache ce type d’imitation vise surtout à exprimer l’idée de lâcheté, ou éventuellement à dire « cause toujours tu m’intéresses ». Aussi bête et puérile que puisse être ce type de manifestation, il me semble qu’elle puisse être opposée autant à un homme qu’à une femme, et en l’état, hormis un parti pris un peu trop systématique et simplificateur, rien ne vous permet d’avancer qu’elle a été opposée à cette parlementaire en raison de son sexe.

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taranis 14 octobre 2013 - 11:22

[quote name= »Seb.. »]Je ne sais pas ce qui vous permet d’associer l’imitation du caquètement d’une poule au sexe de l’intervenante. Une poule est la femelle du coq mais aussi en double sens une jeune femme idiote , ou alors un homme pusillanime ( poule mouillée = une femmelette) dites merci professeur !! Que notre débat politique s’apparente aux jeux du cirque? Que nos Assemblées soient des défouloirs où la potacherie (nom convivial donné à la grossièreté) s’érige en style? Que nos représentant-es soient de bonnes grosses brutes capables de taper fort et aptes à recevoir en retour les coups sans grimacer? Ou bien, est-ce qu’on peut commencer enfin (tiens maintenant tout de suite, puisqu’on entre en année électorale) à exiger de nos élu-es qu’ils et elles jouent au minimum fair-play?C’est à eux et elles, en tant que politiques, de donner des gages de leur volonté de faire autrement, de s’obliger au respect mutuel, à l’image du respect qu’ils nous doivent et de s’interdire donc de se traiter les un-es les autres avec une agressivité primaire.

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Seb.. 14 octobre 2013 - 13:32

On ne dit pas poule mouillée en référence à la femme de cette espèce, mais en référence au caractère peureux des poules. De la même manière que faire le coq est une référence au caractère fière et bagarreur de cet animal. Autant que je sache, personne n’a jamais organisé de combat de poule. Je connais effectivement l’expression Poule pour qualifier des femmes jugées sans cervelle et très apprêtées. Pour autant, je n’ai jamais entendu quiconque mimer un caquètement pour exprimer cette idée. Cet exercice vise à exprimer l’idée de lâcheté ou à dire « cause toujours tu m’intéresses.

Vous m’avez mal lu. Je ne cautionne absolument pas ce type de comportement mais je suis en désaccord avec l’interprétation que vous en faites. Je suis d’ailleurs souvent ici, lorsque je me fais copieusement insulter, à demander à ce que l’on en reste au débat d’idée.

On nous a déjà fais le coup il y a quelques mois. Une députée verte qui était en difficulté car elle n’avait pas réussi à mobiliser sur son texte a trouvé un échappatoire en attribuant la palme du misogyne beauf à un parlementaire qui lui faisait signe de se taire. C’est de notoriété publique que les parlementaires hommes et femmes ne sont pas très respectueux de la parole de leurs opposants qui s’expriment, que ceci soient des hommes et des femmes, et que les insultent fusent.

C’est comme si dans un bagarre généralisée, mêlant noir et blanc de parts et d’autres, vous preniez en photo la photo d’un blanc frappant un noir, et que vous la présentiez comme l’illustration du racisme.

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taranis 14 octobre 2013 - 14:46

« Pour autant, je n’ai jamais entendu quiconque mimer un caquètement pour exprimer cette idée »
Si vous vous intéressiez un peu au femmes, car ce site est sensé parlez de nos problèmes , ces choses la arrivent tous les jours , les témoignages débordent de nos blogs de toutes sortes d’animaux « petit animal fragile », « souris », « poule » ou « chienne », « vache » ou « truie », « autre absolu » : les femmes sont-elles des êtres humains à part entière ? Des placards à poules où on les entasse pour les faire engraisser. Eh bien, sachez qu’il existe aussi le terme « batterie girls ». Je vous épargne la description de la chose…Vous ignorez tout de notre vie cela suffit pas à dire que rien ne s’y passe..Incident sexiste à l’Assemblée » ont titré Le Monde, Europe 1, Le Point, Metronews, « dérapage sexiste » ont préféré le JDD, le Parisien ou Ouest France pour qualifier la scène pitoyable de la séance de mardi soir à l’Assemblée lors de laquelle un député morbihannais a cru drôle (sinon pertinent, intelligent ou nécessaire) de caqueter comme une poule tandis que sa consoeur Véronique Massonneau contribuait au débat sur la réforme des retraites. Ou vous êtes de mauvaise foi ou vous avez un cerveau de volatile ou plus sur les 2 difficile d’en extraire une idée Il y a les imbéciles utiles et aussi les imbéciles inutiles. Vous faites partie de la deuxième catégorie. En Italie, en Corse, dans les stades, quand un footballeur noir touche le ballon, des supporters font le singe. Bien sur vous n’y trouverez aucun rapport. Un député UMP, se met à faire la poule. Il caquette. Député UMP, supporters imbibés, même univers de crétins patentés. Les poules n’ont pas mérité ça, elles sont des petites bêtes fort utiles. Plus que certains élus, faut croire. Margaret Thatcher: disait »Les coqs font cocorico, les poules pondent les oeufs ».

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Seb.. 14 octobre 2013 - 15:30

Je ne sais pas ce qui vous permets d’avancer que je m’intéresse pas aux femmes, ou du moins que je m’y intéresse moins qu’aux autres humains. Serais-je là sinon ? Contrairement à ce que vous pensez je ne vis pas hors-sol, dans un vase clôt.

Cette attitude aurait pu être tout aussi bien opposée à un homme. Et d’ailleurs dans ce cas personne n’en aurait entendu parler. C’est pour cette raison que je ne la considère pas comme sexiste. Pourquoi d’ailleurs, alors que quotidiennement au parlement il y a des interpellations des orateurs en des termes outranciers, ne parle-t-on que de celui-là ? Maintenant, ce n’est pas la première fois que la presse fait ses choux gras d’un non événement, c’est même de plus en plus fréquent.

D’ailleurs, on a un précédent que j’évoquais précédemment, le député qui a reçu la palme du beauf misogyne pour avoir fait signe de taire à une parlementaire. Pensez-vous que comparativement à toutes les choses désagréables qui sont balancées aux gens qui s’expriment aux parlement, le fait de faire signe de se taire se distingue particulièrement ? Est-ce inenvisageable qu’une élue qui sait qu’une accusation en sexisme sera repris dans la presse ne soit pas un tout petit peu tentée d’instrumentaliser le sujet ? Ou alors les femmes sont toutes des saintes.

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taranis 15 octobre 2013 - 09:27

Bien sur que nous le savons toutes qui vous êtes et en plus vous nous prenez pour des connes de ne pas comprendre un sujet qui pourtant fait l’unanimité sauf 1 – Vous êtes un misogyne – Sur ce site vous faites de l’imposture, vous n’êtes la que pour « casser de la femme » “Bats ta femme tous les matins : si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait “( proverbe arabe )…Vous êtes un agresseur sexuel. Tout ce que vous êtes contribue à entretenir la violence envers les femmes en particulier. Vous n’avez aucune valeur morale, ni empathie , ni humanisme. Dire d’une discrimination qu’elle est « autorisée » revient à expliquer qu’elle est tolérée et que rien n’est fait pour lutter contre. C’est vrai en France où il n’existe aucune législation antisexiste -symétrique de la loi antiraciste- qui constituerait un outil pour dénoncer et sanctionner les discriminations spécifiques dont les femmes sont victimes. Disons simplement que je monte la garde pour réagir contre le retour de l’ennemi de sexe, même  » recouvert d’une peau d’agneau « , comme disent les Ecritures. Le paternalisme est aussi une autre façon d’asseoir la domination masculine. Souvent, l’intention est bonne : conseiller, expliquer etc… Mais l’effet produit est bien souvent l’inverse : le type se met alors dans la posture dominante de « celui qui sait » et crée une hiérarchie étouffante : Vos élucubrations du sexisme ne nous intéressent nullement. Les propos sexistes ou attitudes directs interviennent quand les implicites n’opèrent plus. Cela s’exprime par une négation de leur légitimité politique et de leur compétence, ce qui est particulièrement efficace puisque les femmes sont socialement conditionnées à s’interroger sur ces deux questions.

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Seb. 16 octobre 2013 - 06:31

Vous disiez ne pas me jugez, vous m’aurez pas résisté bien longtemps. Lorsque l’on exprime son opinion, d’autant plus dans un espace dédié à l’expression, on ne cherche à « casser qui que ce soit ». On n’en a d’ailleurs pas le pouvoir.

Vous voudriez en faire un débat hommes versus femmes, seulement il y a des hommes qui sont en désaccord avec moi, il y a des femmes qui sont en accord avec ce que j’exprime. Je trouve inquiétant ce langage qu’on pourrait croire sorti de la bouche du précédent président des Etats-Unis, car en gros soit on est d’accord avec vous, soit on est votre ennemi. Mon opinion n’est pas la votre, j’essai de l’exprimer le plus honnêtement possible. Mon but n’est pas de me faire des amis, ni des ennemis.

Qu’est ce que ce délire ! Lorsque je rédige je ne peux plus ne pas imaginer vos réactions passionnées, mais mon but n’est ni de les provoquer, ni de les éviter.

Je ne prétend pas être supérieur à qui que soit, j’essai seulement d’être égal à moi-même, c’est-à-dire d’exprimer les choses conformément à ce que je pense, à ce que je perçois, à ce que je comprend, à ce que j’interprète, à ce que j’analyse. D’ailleurs ce n’est pas moi qui insulte mes interlocuteurs. Si je vous insultais en retour, estimeriez-vous que c’est du sexisme ?

C’est incroyable cette façon de projeter des émotions et des intentions dans ce que j’écris mais cette interprétation de mon propos n’engage que vous. Je peux répondre de ce que j’écris, mais je ne vois pas comment répondre de choses que je n’ai pas écrites. Lorsque vous me répondez systématiquement que je suis sexiste, je ne vois rien d’autre à vous répondre que je ne suis pas sexiste, et de vous demander de citer la ou les phrases que j’ai écrites qui vous permettent d’affirmer le contraire.

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Seb. 16 octobre 2013 - 06:32

Je ne crois pas à la supériorité d’un sexe. Je ne crois pas que le sexe d’un être humain soit le fondement naturel d’une prédisposition à certaines qualités. Reste que, lorsqu’une personne est insultée par une personne du sexe opposé dans un lieu où les gens, indépendamment de leur sexe, s’insultent copieusement, je ne pense pas qu’il s’agisse de sexisme. Le sexisme suppose un comportement qui s’exerce sur une personne en raison de son appartenance à tel ou tel sexe, et non un comportement qui s’exerce sur les personnes appartenant aux deux sexes.

Le féminisme tel que je le conçois n’a pas pour objet de qualifier tout est n’importe quoi de sexisme dès lors qu’une femme est concernée. Le féminisme tel que je le conçois a pour objet et pour devoir d’être pertinent dans sa qualification du sexisme.

Le féminisme tel que je le conçois n’est pas hermétique à la discussion, à la contradiction, à la remise en cause. Sans discussion, sans contradiction, sans remise en cause, il n’y a pas de discours rationnel. Il n’y a pas de vérité énonçable sans discussion, sans contradiction, sans remise en cause. Le féminisme tel que je le conçois est plus juge que procureur.

C’est plus facile de croire qu’il y a des gentils et des méchants. J’ai un peu de mal avec le féminisme mainstream, avec son populisme dans ce que ce terme a de péjoratif, mais bon il est aussi victime de son époque, de son goût pour le buzz, pour l’indignation spectaculaire et à bas prix, du narcissisme et de l’égocentrisme ambiant. Et j’ai au final le sentiment que de cette manière il va dans le mur, et pas certain qu’il en demeure grand-chose de défendable. Je pense que le populisme ne profite jamais qu’aux populistes, pas à la société ou à ses membres.

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taranis 16 octobre 2013 - 11:35

L’ère est à la banalisation de tous les abus au nom de la tolérance, de l’anti-rectitud e politique ou de la liberté d’expression. Aux yeux de certains, tout se vaut, toute protestation contre des comportements abusifs représente un jugement inadmissible, absence d’humour, volonté de censure, attitude répressive, voire antidémocratiqu e. Il n’est pas sans intérêt de souligner que ces abus ne ciblent pas également tout le monde. Dans le contexte actuel, les femmes et les féministes sont des cibles privilégiées Banalisés dans les médias de masse, l’antiféminisme et le sexisme imprègnent désormais des milieux qui se veulent objectifs. Ils ne s’expriment pas toujours sous leur vrai visage, ils se camouflent souvent sous le manteau de la liberté d’expression, ou l’intelligence qu’on prétend avoir. Certains prétendent parler au nom des hommes et qui opposent à toute conscience de la condition féminine la notion d’une « condition masculine ». Et ce au mépris de l’évidence d’une discrimination systémique qui privilégie encore les hommes et marginalise encore les femmes, dans une inégalité non seulement de fait mais également de droit On savait la haine diffusée par le patriarcat via les monothéismes, depuis 6000 ans. Mais on passait sous silence « la guerre des sexes » au pays qui a inventé « l’amour courtois » et la « galanterie ». La révolution informatique a délié la parole misogyne et libéré les actes sexistes, sans frein et sans contrôle. La pornographie et le rapp ont constitué la forme nouvelle d’éducation sexuelle des jeunes générations. Ils modèlent l’esprit des garçons en banalisant leur violence et constituent un puissant ferment de rupture entre les sexes, d’incitation à la haine sexiste et sexuelle, invitation à toutes les formes de bestialité et de barbarie à l’égard des femmes.

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Seb. 17 octobre 2013 - 06:50

On est loi de l’ère de la banalisation au nom de la liberté d’expression, nous sommes dans l’ère de la primauté de l’émotionnel sur le rationnel, d’un retour de la censure.

Je veux bien que vous illustriez davantage votre propos lorsque vous dites que le l’antiféminisme investis des milieux qui se veulent objectifs, car moi en revanche, si vous êtes prêtes à en parler, je peux vous citer une multitudes d’exemples où un féminisme simpliste et caricaturale a primé sur des analyses objectives et cohérentes. On parle aujourd’hui je crois d’un « populisme liquide » en raison duquel la politique du signe prime sur la politique du sens. C’est l’époque qui veut cela, mais bon on est pas obligé de s’y résigner.

Je ne sais pas si je dois me sentir concerté par ce « certains prétendre parler au nom des hommes », mais si vous m’avez bien lu, je ne prétend parler qu’en mon nom. Je n’oppose pas davantage une condition masculine à une condition féminine, ce qui m’intéresse c’est la condition humaine.

Vous parler d’une augmentation de la bestialité, seulement tous les chiffres vous donnent tord. On peux toujours citer des faits divers, comme certains ont tenté de nous faire croire suite à l’affaire du bijoutier de Nice qu’il y avait une augmentation significative de l’insécurité. D’ailleurs on remplis les prisons en raison d’un sentiment d’insécurité, et vous voudriez que votre sentiment, indépendamment de son adéquation au réel, justifie des privations et des limitations de liberté.

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taranis 17 octobre 2013 - 10:49

Je ne vois pas pourquoi je continuerai à essayer de comprendre un intégriste qui ne pense qu’annihiler toute pensées ou actes d’émancipateurs. Je ne vous ai pas jugé, je n’ai pas cette compétence, j’ai simplement analysé tous vos commentaires sur ce site, tous vont dans le même sens, contredire et démonter, aucun fait, étude ou acte n’a eu grâce a vos yeux misogynes. Tous nous sont renvoyés dans la figure. C’est moi qui vous demande si vous étiez objectif ou vous avez prôné l’égalité des sexes en prenant partie pour nous car c’est cela la seule chose qui soit rationnelle tout le reste est de la discrimination et donc du sexisme tant que nous seront les dominées. L’ idée selon laquelle les femmes seraient en quelque sorte inférieures aux hommes n’est pas le propre d’une seule religion ou croyance. Beaucoup de confessions interdisent aux femmes de jouer un rôle égal à celui des hommes. Fort malheureusement, cette opinion a également cours à l’extérieur des murs des églises, mosquées, synagogues ou temples. Depuis des siècles, cette discrimination qu’on attribue de façon injustifiable à une Puissance supérieure sert de prétexte pour priver les femmes de droits égaux à ceux des hommes partout dans le monde Ce système d’organisation sociale qui est fondé sur des rapports de pouvoir, bi-catégorise et hiérarchise les sexes à l’avantage des hommes et des attributs référés au masculin, tant symboliquement que matériellement. Mettre en œuvre une stratégie de promotion de l’égalité, agir sur les pratiques et les représentations.et lutter contre les stéréotypes sexués n’a rien d’abstrait contrairement à ce que je viens de decrire

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taranis 17 octobre 2013 - 10:50

Le dogme de la fixité des caractères masculins (ou féminins) est en effet une pièce essentielle de la boîte à outils des réactionnaires du genre, que leur langage soit pseudo-scientifique ou pseudo-religieux. Nous pouvons désormais démontrer, preuves à l’appui, l’absurdité de ce dogme. S’il est vrai que femmes et hommes ont tendance à avoir des comportements stéréotypés, c’est bien plus à cause de leur socialisation qui leur enjoint de se comporter de telle manière que du sexe avec lequel elles et ils sont né-e-s.

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Seb 18 octobre 2013 - 06:51

Vous ne me jugez pas ? Je vous cite : « Vous êtes un misogyne (…)Vous êtes un agresseur sexuel. »

Je ne sais toujours pas qui est ce « nous ». Je ne prends pas parti pour les hommes ou pour les femmes, j’évite ces systématismes, cette partialité. On n’est jamais vraiment impartial mais on a droit d’essayer de l’être lorsque l’on aborde des sujets de société, ou du moins des sujets qui font l’actualité.

Il y a des règles simples, le sexisme, la discrimination suppose un comportement qui s’exerce sur une catégorie de la population en raison de son appartenance à cette catégorie. Lorsqu’un comportement ne s’exerce pas seulement sur une seule partie de la population en raison de son appartenance à une catégorie déterminée, ca ne peut pas être du sexisme ou de la discrimination, quand bien même le comportement visé concerne une personne appartenant à une catégorie de la population à laquelle vous appartenez également. C’est une règle rigide et froide, mais c’est une règle objective et impartiale.

Il ne s’agit pas d’être contre les hommes ou contre les femmes. Il ne s’agit pas d’être pour les hommes, ou pour les femmes. Il y a des hommes qui sont en tord. Il y a des femmes qui sont en tord. Il y a des hommes qui sont dans leur droit. Il y a des femmes qui sont dans leur droit. Il y a des hommes qui sont en difficulté, et d’autres qui n’ont pas besoin d’aide. Il y a des femmes qui sont en difficulté, et d’autres qui n’ont pas besoin d’aide. Pour faire le tri entre tous ces gens, je ne connais qu’une méthode, l’application d’une règle objective et impartiale.

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Seb 18 octobre 2013 - 06:51

Dès lors qu’on postule, que la seule appartenance à une catégorie de la population justifie l’application de présomptions et de règles favorables, et qu’a contrario doit s’appliquer des présomptions et règles défavorables à ceux qui n’appartiennent pas à cette catégorie, on génère de l’injustice, de la frustration, du clivage, et de la discrimination même si on affuble cette dernière du qualificatif de « positive ».

Je ne vois pas l’intérêt de remplacer une injustice supposée ou réelle, par une injustice réelle. D’autant plus que si cette « substitution » d’injustices vise des catégories globales de la population, au plan individuel personne ne peut prédire que les personnes qui vont en profiter sont réellement des victimes desdites injustices que l’on cherche ainsi à corriger, ni que ceux à qui elles vont nuire sont ceux qui bénéficient desdites injustices. C’est même hautement improbable. Comme dit le proverbe, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière.

Relisez notre échange tranquillement. Ce n’est pas moi qui ai un problème avec le sexe opposé. Je ne considère pas que dans une situation donnée, il faille donner systématiquement raison à un sexe plutôt qu’à un autre. Ce n’est pas moi axe le débat sur l’appartenance de mon interlocuteur au sexe opposé.

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taranis 21 octobre 2013 - 15:30

Le féminisme c’est l’école de la lucidité et d’exigence personnelle, une démarche volontaire, progressive, progressiste et solidaire. Une pratique non-violente. est qui répond à un système d’une extrême violence. Penser comme un être humain libre et non comme une femme relative à un homme. Penser contre les préjugés dans lesquels nous avons été élevées. Pratiquer l’examen systématique, le doute méthodique avant d’adhérer à quoi que ce soi. Ne rien accepter comme allant de soi, ni l’hétérosexualité, ni la tyrannie de la minceur. On nous a conditionnées à penser aux autres avant de penser à nous-mêmes. Comment accepter aujourd’hui que dans le monde les 2/3 des analphabètes soient des filles et des femmes. Cette entrave au développement intellectuel est un crime contre l’humanité. Elle encourage les femmes à se méfier de ceux qui prétendent savoir ce qui est mieux pour elles, tels les clergés qui, presque tous, légitiment l’infériorisation Qu’il s’agisse de toutes les formes de machisme que les féministes dénoncent et combattent : pornographie, publicité sexiste, excision, exploitation des femmes dans les pays pauvres, etc. Ou encore qu’il s’agisse de viol individuel, dont on ne compte plus les victimes à chaque minute, même si certains pays ont passé des lois pour en faire un crime, ou du viol collectif comme arme de guerre, condamné en 1993 comme crime contre l’humanité par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ou qu’il s’agisse de crimes contre les femmes en vertu du fondamentalisme religieux qui exige la condamnation à mort des victimes de viol ou la lapidation des femmes accusées d’adultère. Ou encore qu’il s’agisse des phallocrates qui rendent les féministes responsables de tous leurs maux. Partout des hommes, au nom de leurs plaisirs, de leurs profits, de leur soif de pouvoir, cherchent à garder leur emprise sur les femmes par la violence ou la discrimination systémique et systématique.

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Seb. 22 octobre 2013 - 09:34

Il l’a sans doute été, il ne l’est plus. L’école de la lucidité et de l’exigence personnelle, laissez moi rire. C’est devenu un communautarisme parmi d’autres, porté exclusivement par des femmes, et visant exclusivement des femmes à qui ont dit « demain on rase gratis » et qui acclament. Les membres du féminisme mainstream sont convaincus de détenir la vérité, bien qu’il soit incapable d’en entendre une autre, convaincus d’être détenteur du bien et que dès lors tout leur est permis, même le pire.
Dès lors qu’une question, qu’un fait divers, oppose un homme et une femme, pour ces féminismes l’affaire et vite réglée, sans qu’il soit besoin de débat, et qui osent malgré tout se revendiquer d’une forme d’humanisme alors que l’humanisme c’est tout le contraire de cela.

Vous me qualifiez régulièrement de « masculiniste » ou « d’hoministe ». Seulement vous leur ressembler bien plus que moi. Le masculinisme, l’hominisme est le produit, la créature du féminisme que vous représentez, de sa dérive communautariste. Pensiez vous que les féministes femmes allaient pouvoir continuer à revendiquer un monde nouveau qui tournerai autour d’elles sans tenir compte d’une moitié de l’humanité, sans que des hommes en demandent autant. Alors effectivement on franchi une étape dans le pathétique, dans l’égocentrisme, dans le nombrilisme, dans la victimisation, mais le féminisme que vous défendez les avait précédé. C’est votre retour sur investissement.

Pour ma part je suis pour un féminisme qui soit capable de transcender ces intérêts catégoriels et pathétiques. Je ne suis pas pour un féminisme qui ait pour finalité unique la condition des femmes, mais pour un féminisme qui ait pour finalité la condition humaine et qui ne sacrifie ni les hommes et ni les femmes pour parvenir à ce but.

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Seb. 22 octobre 2013 - 09:35

Vous prôner une société où les hommes doivent expier, et j’ignore s’il faut imputer ce désir d’expiation à des réminiscences d’un catholicisme culpabilisateur ou à un goût pour les séances d’autocritique du totalitarisme soviétique.

Je l’admets le féminisme par le passé a permis de lutter contre des préjugés, mais le courant dominant du féminisme actuel en produit maintenant davantage parce qu’il mêle simplisme et opportunisme. Ainsi, il saute sur toutes les occasions, bonnes ou mauvaises, mais hélas surtout mauvaises, pour crier que les fâââmmes sont les plus discriminées de tous les discriminées. Et tout ceux qui se permettent un tant soit peu de remettre un peu de nuance et de complexité dans le débat sont accusés de tous les tords.

Je ne condamne pas le féminisme dans son ensemble, mais bien une forme de féminisme qui est hélas devenu dominant. Le féminisme est plus riche que cette bouillie prédigérée pour adolescente en crise. Il y a de la pornographie féministe, il y d’ailleurs certains de ces films qui ont été subventionnés en Suède je crois. Et on peut d’ailleurs être d’accord ou en désaccord avec cela, pour différentes raisons. Il y eu, et il y a, des débats sur la prostitution dans le mouvements pro-choix, avec des positions contraires, allez voir aussi ce que dit Judith Butler sur le même sujet.

Cessez de croire que le féminisme est un bloc monolithique dont tous ceux qui s’écartent sont soit des ennemis, soit des traitres. Arrêtez de vous accrochez à cette vision étriquée du féminisme comme certain s’accroche à la bible ou au petit livre rouge. Vous ne pourrez pas éternellement vivre dans un dessin animés ou dans une série pour ado, peuplés soit de gentils, soit de méchants. Et si vous ne voulez pas demeurer une victime, il faudra affronter la complexité du monde.

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Seb. 22 octobre 2013 - 09:35

Je vous ai tendu une perche, en vous disant que j’étais prêt à vous citer une multitude d’exemples où des analyses issues d’un féminisme simpliste et caricatural ont primé sur des analyses objectives et cohérentes, et j’ajouterai sur des règles préexistantes, justes et impartiales. Je constate que vous n’avez pas saisie la perche. Je n’avais pas vraiment d’illusion, de la contradiction de surcroit portée par un homme, c’en était sûrement trop pour vous

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taranis 22 octobre 2013 - 12:48

Non, MONSIEUR l’idéologue, il ne s agit pas de défendre les intérêts de « la fâââme », mais bien de lutter pour les droits des femmes. Si nous faisons le bilan des conquêtes arrachées courageusement par les féministes, nous mesurerons aussi le chemin qu il reste à parcourir jusqu à une digne condition des femmes, jusqu à l égalité femmes-hommes, et les obstacles qu il faudra déjouer. A travers le monde, un milliard de femmes sont violées ou battues au cours de leur vie selon l ONU (1 femme sur 3). Nous refusons d attendre passivement quand plus d un milliard de femmes sont violentées dans le monde. Le féminisme, comme théorie et comme pratique, est au fondement de tout processus révolutionnaire. Le féminisme n est donc pas qu un « apport » pour une » alternative », il est l une des conditions fondamentales d éradication des dispositifs de domination et d exploitation dont fait partie le patriarcat, système d oppression qui n a pas de frontière. La reproduction du système de la domination masculine est inscrite dans toutes les structures institutionnelles et de pouvoir aussi bien autoritaires que démocratiques À première vue, le féminisme d un homme semble aussi cohérent que l antiracisme d un blanc, la solidarité d un goy contre l antisémitisme ou les convictions de gauche d un riche. Sauf que nous savons toutes que ce n est pas si simple. De même qu on « ne nait pas femme, on le devient », on ne nait pas homme, on le devient

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taranis 22 octobre 2013 - 12:49

L oppression a un ancrage concret dans le monde. Elle a souvent été inscrite dans le développement et la culture même de chaque pays. Ce n est pas juste un concept théorique ; c est une réalité avec des bases et des conditions tangibles. L oppression opère le plus souvent comme une dynamique entre les groupes. Dans le sexisme, le racisme, le classisme, etc, un groupe, le groupe dominant, marginalise et avilit l autre. Les membres du groupe dominant sont souvent totalement inconscients de cette dynamique. En revanche, celles et ceux du groupe marginalisé sont blessé-es, discriminé-es et nié-es dans leurs droits les plus fondamentaux et sont presque toujours conscient-es et lucide vis à vis de l oppression qui s exercear contre, les réalités de l oppression sont évidentes et visibles pour les personnes opprimées. Leur survie même exige une connaissance intime de la dynamique de l oppression exercée contre elles. Il importe de voir en elles les leaders des mouvements pour mettre fin à l oppression. Elles savent mieux ce que signifie le fait d être la cible de l oppression et elles savent mieux quelles stratégies seront les plus efficaces pour mettre fin à cette oppression.Ecouter les voix des femmes ne signifie pas écouter cette femme-ci ou cette autre femme là-bas, ou essayer de comprendre quel groupe de femmes écouter. Il s agit plutôt de comprendre comment entendre la voix collective des femmes battues et du mouvement regroupant ces femmes. Effectuée judicieusement, cette pratique fournira un corpus de pensée, d expérience, de théorie et d analyses issues de milliers de femmes pendant des décennies de luttes. En y mettant de l attention et de l application, ce n est pas si dur de comprendre ce que les voix collectives de femmes battues disent

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Seb. 22 octobre 2013 - 14:16

« Non, MONSIEUR l’idéologue, il ne s agit pas de défendre les intérêts de « la fâââme », mais bien de lutter pour les droits des femmes. » Parce que pour vous lutter pour les droits des femmes ce n’est pas défendre leurs intérêts ? Moi je m’intéresse aux droits, à ceux des hommes comme à ceux des femmes.

Il est préoccupant que pour vous il ne soit pas cohérant qu’un blanc soit antiraciste, ou qu’un goy soit contre l’antisémitisme. C’est même navrant, je ne vois pas comment un quelconque humanisme est possible avec une pareille vision des choses. Martin Luther King, pour ne citer que lui, a joué sur cette cohérence justement. Vous dites que les hommes ne sont pas oppressés, mais si tel était le cas et si on suit votre raisonnement vous ne pourriez l’admettre.

Le terme d’oppression est très excessif pour ce qui est des femmes aujourd’hui en France. Quand on parle d’oppression, on parle de tyrannie et de dictature. Il faut remettre les choses dans leur contexte, et arrêter cette surenchère aux superlatifs. Auparavant vous parliez de crime contre l’humanité, il y a eu crime contre l’humanité lorsque l’on a conduit des juifs dans des camps, qu’on leur a rasé le crâne, battus, déshabillé, humilié, affamé, avant de les exécuter en masse. Il y a eu crime contre l’humanité à l’occasion du génocide Rwandais, en Argentine, au Cambodge, au Libéria. Il y a sans doute eu crime contre l’humanité en Algérie, et bien que le terme n’existait pas encore, à l’occasion de la colonisation africaine, étasunienne et australienne. Vous percevez les nuances ? Les lydiens, les irakiens sous Saddam était opprimés. Les hommes et les femmes ne sont pas sociabilisés de la même manière, même si cela est moins vrai aujourd’hui qu’hier. Toute socialisation exerce une forme de coercition, et comme cette socialisation est différenciée, très logiquement la coercition l’est également.

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Seb. 22 octobre 2013 - 14:17

Vous pouvez vous rattachez au sort des femmes à travers le monde, mais si vous faites une comparaison, mais dans la majorité des pays la torture, les détentions arbitraire, l’extrême misère existent encore. Les occidentaux font partie d’une petite partie de privilégiés, et si le sort des femmes n’est pas toujours enviable dans une grande partie du monde, vous ne troqueriez pas votre sort de femme ici contre un sort équivalent à celui de la majorité des hommes non occidentaux. Donc une fois encore, comparez ce qui est comparable.

Ecouter c’est effectivement nécessaire pour comprendre, mais écouter tout le monde, sinon cela ne marche pas.

Vous pouvez vous enfermer dans vos éléments de langage ou répondre à la proposition que je vous ai faite d’écouter des exemples où les dérives du féminisme mainstream ont conduit à remettre en cause des règles neutres, juste, équitables applicables à tous.

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StreetKnight 12 novembre 2013 - 12:18

J’en ai plus que marre qu’on noues renvoie toujours au sort des Afghanes et des Yéménites. Oui je suis très préoccupée par leur sort, mais ce n’est pas aux femmes des autres pays qu’ils noues faut noues comparer, mais à celui des hommes de notre pays. Il n’y a aucune légitimité à noues dissocier ainsi de nos comparses masculins, si ce n’est de dire « Allez allez les féministes, regardez comment sont traitées vos soeurs au Moyen-Orient et en Asie, et venez pas nous les briser pour notre sexisme à nous. »
Le sexisme à l’Assemblée n’est pas plus tolérable parce qu’il est moins violent. Nous n’avons pas à tolérer vos élucubrations misogynisantes sous prétexte que quelque part, ailleurs des femmes souffrent plus que noues. Je veux l’égalité dans MON pays, dans MON Assemblée, sans recevoir de leçons moralisatrices d’hommes confortablement installés dans le patriarcat qui viennent me casser les ovaires dès qu’on l’ouvre sous prétexte qu’il y a l’Afghanistan, et qu’on devrait déjà être bien contentes de pas se faire lapider, on va pas se plaindre parce qu’on a 30% de salaire en moins et des cris de poule en plus.
L’égalité mais pas trop, non mais !

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Seb. 19 novembre 2013 - 10:38

Ce n’est pas moi qui parle des Afghanes mais ma contradictrice qui m’explique pour démontrer les propos de ce parlementaire sont sexistes qu’il y a des femmes qui sont lapidées en, Afghanistan. Nous sommes au moins d’accord pour dire que cet argument n’a pas de raison d’être.

Les échanges à l’assemblée sont violents. Je ne le cautionne pas, mais c’est un fait. Il est assez habituel lorsque quelqu’un parle, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, que les autres parlementaires, hommes et femmes insultent la personne qui parle. Donc effectivement, je considère qu’il y a ici une certaine mauvaise foi à considérer qu’il s’agit de sexisme au prétexte que la personne qui parle est une femme, et que la personne qui insulte est un homme, d’autant que l’on nous a déjà créé une polémique du même genre fort opportunément par une parlementaire qui était en difficulté sur un texte car elle n’avait pas réussit à mobiliser. C’est une instrumentalisation politique de la question féministe.

Pour ce qui est de la différence de salaire, elle est de 8% et non de 30% : http://www.lesnouvellesnews.fr/un-tiers-ecart-de-salaire-hommes-femmes-reste-inexplique

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