La rigueur britannique cible encore les femmes

par La rédaction
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George Osborne et David Cameron le 5 décembre à la Chambre des Communes. Capture d’écran www.parliament.uk

L’opposition et plusieurs associations dénoncent les nouvelles mesures d’austérité du gouvernement de David Cameron, qui pèseront très majoritairement sur les plus pauvres, et sur les femmes.


 

« Les femmes vont être touchées trois fois plus durement que les hommes, par un gouvernement qui compte trois fois plus d’hommes ».

C’est ainsi qu’Yvette Cooper, députée travailliste chargée des femmes et de l’égalité dans le « gouvernement fantôme » de l’opposition, dénonce (ici en anglais) les dernières mesures de rigueur annoncées le 5 décembre par le gouvernement britannique. Ce plan, dit « Autumn Statement » d’après le discours du ministre des Finances, George Osborne, passe notamment par une baisse des crédits d’impôts et des prestations sociales. Selon l’opposition, et plusieurs associations, ce sont les plus pauvres qui pâtiront principalement de ces mesures.

Et d’après les calculs d’Yvette Cooper, sur le gros milliard de Livres d’économies ainsi envisagé, pas moins de 867 millions (soit plus de 80%) concernent les femmes. Notamment parce qu’une grande partie de ces prestations allait aux mères célibataires. Et, en comptant les mesures de rigueur prises auparavant, elles restent trois fois plus touchées que les hommes.

La Fawcett Society, association de lutte pour l’égalité femmes/hommes, estime pour sa part que « les femmes ont payé pour les deux tiers les économies » réalisées par le gouvernement depuis 2010. Et voit avec l’Autumn Statement la  « confirmation que les femmes vont continuer à jouer les pare-chocs du train de la rigueur ».

Ce sont aussi les enfants qui vont en subir les effets. C’est ce que dénoncent plusieurs associations, comme le « Child Poverty Action Group ». Pour sa responsable Alison Garnham, ces nouvelles mesures d’austérité « vont plonger des dizaines de milliers d’enfants supplémentaires dans la pauvreté ».

A peine trois semaines plus tôt, le Premier ministre David Cameron s’était déjà attiré de vives critiques en annonçant son intention d’abandonner la politique d’études d’impacts sur l’égalité hommes/femmes.

 

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