Christiane Taubira, insoumission ou altérité ?

par Isabelle Germain
Christiane Taubira

Christiane Taubira

Taubira : « Je ne supporte pas d’avoir un patron », c’est ainsi que les journaux français traduisent le portrait de la ministre dans le New York Times, qui insistait plus sur son « altérité ».


 

« Christiane Taubira, une ministre insoumise » titre BFM. Les autres journaux reprennent en boucle une citation extraite d’un grand portrait de la garde des Sceaux dans le New York Times : « Je ne supporte pas d’avoir un patron. » Le journal américain pourtant, focalisait son attention sur « l’altérité » de la ministre : « Ascending Heights of French Power, Trailed by Her ‘Otherness’ ».

Une ministre que la droite avait choisi pour cible au début de son mandat et qui a montré qu’on pouvait faire de la politique autrement, avec de la poésie, beaucoup d’acharnement à convaincre, de l’humour… et peu de coups de mentons péremptoires.

Mais en France, la petite phrase est utilisée pour viser François Hollande, dont l’autorité est mise en doute. Christiane Taubira répondait à des interrogations sur sa non-appartenance à un parti politique : « Ma conscience est mon patron. Et ma conscience me dicte des règles qui sont, je dirais, extrêmement grandes. Elles sont rudes, mais belles. (…) J’ai toujours eu une grande liberté. J’ai toujours eu du mal avec l’endoctrinement. »

La ministre, qui ne rate jamais une occasion d’inviter la poésie, explique son action avec l’aide des poètes de la négritude le Guyanais Léon-Gontran Damas, le Martiniquais Aimé Césaire ou encore le Sénégalais Léopold Sédar Senghor. Elle veut faire « comprendre que la justice n’est pas la vengeance ». « Nous allons chercher, au plus profond des gens, leur capacité à rejeter toute une série de médiocrités, de stéréotypes, de clichés », affirme-t-elle.

Elle ne cherche « pas tellement à protéger les plus vulnérables, mais, dit-elle, à les rendre plus forts » remarque le New York Times.

 

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florence 14 août 2013 - 12:26

La quasi totalité des journaux français ayant titré « je ne supporte pas d’avoir un patron », j’en conclue qu’une petite phrase polémique est plus racoleuse et vendeuse qu’un titre énonçant « le concept d’altérité vu par Mme Taubira »

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