Vers l’interdiction totale du bisphénol A

par La rédaction

Bisphenol_A_h150Ce perturbateur endocrinien est déjà interdit dans les biberons. Le Sénat et le gouvernement relancent, enfin, le texte de loi visant à bannir le bisphénol A de tous les conditionnements alimentaires.


Le bisphénol A devrait être totalement interdit en France en 2014. Dans son discours de clôture de la Conférence environnementale, le 15 septembre, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement soutient la proposition de loi visant l’interdiction de tout conditionnement alimentaire contenant ce composant chimique.

Le texte du député PS Gérard Bapt a été adopté par l’Assemblée nationale en octobre 2011 mais, depuis, il restait bloqué au Sénat. Ce n’est que quelques jours avant l’annonce de Jean-Marc Ayrault, le 12 septembre, que la commission des Affaires sociales du Sénat a lancé la procédure en vue de son examen. C’est la socialiste Patricia Schillinger qui en a été nommée rapporteure. La proposition de loi sera examinée en commission le 3 octobre.

Pas que les bébés

Le bisphénol A est un composé chimique qui entre dans la composition de plastiques et de résines. Plusieurs études récentes ont mis en avant son caractère de « perturbateur endocrinien » et son rôle dans divers problèmes de santé : cancer, diabète, atteinte à la reproduction ou troubles neurocomportementaux.

La fabrication et la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A sont interdites depuis juin 2010 en France, et depuis janvier 2011 en Europe. Mais le composé reste utilisé dans de nombreux produits, des canettes et bouteilles jusqu’à certains tickets de caisse.

« Si les femmes enceintes ou allaitantes et les jeunes enfants constituent les populations les plus sensibles, l’interdiction du bisphénol A dans les biberons laisse intactes un grand nombre d’autres sources d’expositions » notait Michèle Delaunay, qui était la rapporteure du texte à l’Assemblée.

Substitution

La proposition de loi « votée l’an dernier par les députés prévoit la suspension de tout conditionnement contenant du bisphénol A à compter du 1er janvier 2014 (et dès 2013 pour les produits destinés aux enfants en bas âge) ; un délai destiné à laisser les industriels opter pour des produits de substitution. Lesquels « devront avoir fait la preuve de leur innocuité », a souligné le Premier ministre. Bonne nouvelle : des chercheurs de l’Inserm et du CNRS viennent justement d’annoncer des avancées en ce sens.

 

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Image : structure chimique en 3D du bisphénol A

 

 

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