
C’est ce qu’observe la dernière étude du cabinet 20-First. Pour la féminisation de ces instances de décision, l’Europe est très à la traîne par rapport aux États-Unis.
Une nouvelle étude vient souligner la faible féminisation des comités exécutifs des grandes entreprises. Et, surtout, le retard de l’Europe par rapport aux États-Unis dans ce domaine.
Selon la 4ème étude annuelle ‘Global Gender Balance Scorecard‘ du cabinet 20-First, la féminisation des conseils d’administration (CA) est sensiblement la même des deux côtés de l’Atlantique (tandis que l’Asie est à la traîne) : 78% des 100 plus grandes entreprises US, et 75% des 100 principales sociétés européennes, comptent au moins deux femmes dans leur CA.
En Europe, la mise en place de quotas, ou leur menace, a permis de faire avancer la féminisation des Conseils d’administration, comme le montrent les derniers chiffres de la commission européenne. « Mais l’Europe n’a fait des progrès que dans les CA, laissant les comités exécutifs aussi déséquilibrés qu’avant », souligne la patronne de 20-First Aviva Witenberg-Cox.
Ces comités exécutifs sont les vraies instances de décision des entreprises. Et dans ce domaine, les États-Unis ont une large avance : 55 des 100 plus grandes entreprises US y comptent au moins deux femmes. En Europe, elles ne sont que 25 à avoir avoir atteint ce seuil. Globalement, les comités exécutifs comptent 90% d’hommes, et même 93% en Europe.
Selon 20-First, en ce début d’année 2013, pas moins de 43 des ces 100 plus grandes entreprises européennes « sont dirigées par une équipe exclusivement masculine », souligne l’étude. Parmi celles-ci : Shell, Volkswagen, Novartis, Arcelor Mittal ou encore Auchan. Elles ne sont que 6 à avoir atteint une « masse critique ». Parmi lesquelles les françaises SNCF et CNP Assurances.
Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :
Quotas dans les CA : le risque du « paravent »
Féminisation toujours attendue à la tête des grandes entreprises
