Un accord signé entre direction et syndicats de la SNCF s’en prend à la culture du ‘présentéisme’. Plus globalement, il propose diverses mesures en faveur de l’égalité entre hommes et femmes dans l’entreprise.
Mardi 18 septembre dans L’Express, Marie Thaeron, membre du collectif pour l’égalité à la CGT-cheminots, évoque un accord signé récemment à la SNCF qui évoque « la fin du culte du présentéisme ». Elle explique : « Quelqu’un qui part toujours à l’heure aura un rapport d’évaluation moins bon, ce qui influence toute une carrière. Et ce problème touche encore plus les femmes que les hommes, parce que ce sont elles qui gèrent la vie de famille. Leurs collègues masculins ont plus de facilité à se réunir le soir, en dehors des horaires de bureau. Et au cours de ces réunions informelles, les idées fusent, des décisions sont parfois prises, et elles excluent la salariée qui revient le lendemain. »
Cet accord sur « l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la mixité » a en fait été signé en juillet par les syndicats de la SNCF. Pour favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, il stipule que « la Direction s’engage à organiser les réunions dans les horaires de travail des agents concerné(e)s. »
Parentalité et mixité
L’accord, qui s’appliquera sur une durée de 3 ans, comporte bien d’autres points. Il prévoit ainsi de « mieux intégrer la parentalité dans les parcours de carrière », pour les pères comme pour les mères. Il implique également de se pencher de manière plus précise sur les écarts de rémunération entre hommes et femmes, et de lancer une étude sur le « plafond de verre ».
Un autre axe sera de renforcer la mixité du recrutement : il prévoit que « le recrutement des femmes sera axé sur les métiers majoritairement occupés par des hommes » et « la part des femmes recrutées devra refléter au minimum la part des candidatures féminines reçues avec la volonté d’aller au-delà. » Une étude relevait en 2010 que la « lente féminisation de l’entreprise, qui n’a pas encore atteint les 20 %, a aujourd’hui tendance à stagner. De plus, elle concerne encore très peu de filières, les coeurs de métier de la SNCF restant majoritairement aux mains des hommes. »
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