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Katerína Sakellaropoúlou, présidente de la Grèce

par La rédaction

Magistrate, féministe, défenseure de l’environnement, elle est la première femme présidente de la République hellénique 

261 députés sur les 300 que compte la Vouli, le Parlement Grec, ont voté pour elle. Ses électeurs se comptent autant parmi les conservateurs que de membres des partis de l’opposition de gauche. Présentée comme la candidate de « l’unité » et du « progrès » par le chef du gouvernement conservateur, Katerína Sakellaropoúlou  a été élue dès le premier tour du scrutin, pour un mandat de cinq ans, sur proposition du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Certes, en Grèce la présidence de la République est un poste essentiellement honorifique mais celle qui l’incarne est un symbole. D’abord parce qu’elle succède à un conservateur. Elle ne représente aucun parti politique. Mais son élection marque un tournant vers la modernité avec des ambitions écologistes fortes. Elle « symbolise la transition vers une nouvelle ère », s’est félicité Kyriakos Mitsotakis.

C’est une femme, une féministe, ce qui devrait bousculer les habitudes dans ce pays dont le gouvernement ne compte que deux femmes. Avec elle, l’Europe fait un nouveau pas vers l’accession des femmes au pouvoir. Elle est la huitième à la tête d’un Etat de l’Union Européenne après l’accession récente de Sanna Marin à la présidence de la Finlande qui suivait de peu celle de Sophie Wilmès en Belgique. (Les autres Etats européens dirigés par des femmes étant l’Allemagne, l’Estonie, la Croatie et le Danemark)

La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a d’ailleurs félicité Katerína Sakellaropoúlou pour son élection « à une très large majorité » dans un tweet. « La Grèce avance vers une nouvelle ère d’égalité » a-t-elle ajouté.

A 63 ans, la nouvelle présidente n’en est pas à son coup d’essai dans des postes jusqu’ici réservés aux hommes. En 2018, elle devenait la première femme présidente du Conseil d’État grec, la plus haute cour du pays. Elle était nommée alors sur proposition du premier ministre de l’époque, Alexis Tsipras aujourd’hui chef de l’opposition de gauche

  Diplômée de droit constitutionnel et de droit de l’environnement à Athènes et à Paris-Sorbonne, cette juge de la Cour suprême a défendu les droits des réfugiés, des minorités et les libertés civiles. Elle s’est aussi distinguée sur plusieurs dossiers de défense de l’environnement. Elle s’est par exemple dressée contre un barrage hydraulique en Thessalie dangereux pour l’alimentation en eau.

Elue, elle a dit vouloir relever les « défis du XXIe siècle » depuis la « crise économique ou le changement climatique aux mouvements massifs de populations et la crise humanitaire » qui exigent « une coopération internationale ». Elle est un modèle pour le gouvernement conservateur, qui compte sur l’énergie verte pour redresser la Grèce.

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