Entreprises dans le « déni » sur l’égalité femmes/hommes

par La rédaction

Selon une étude de l’APEC, les entreprises sont conscientes des inégalités entre hommes et femmes, mais estiment que tout va bien chez elles.


 

« L’égalité professionnelle femme/homme, une priorité secondaire pour les entreprises ». Tel est le bilan que tire l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) de son étude « Attitudes et comportements des entreprises en matière d’égalité professionnelle », publiée mardi 16 mai.

Les trois quarts (76%) des répondants jugent la situation d’une femme cadre moins facile que celle d’un homme du même statut. L’enjeu de la promotion est ce « qui cristallise le plus les inégalités » : les deux tiers des entreprises reconnaissent que les postes les plus élevés sont davantage occupés par des hommes que par des femmes. En revanche, l’étude note « un certain avancement sur les questions de recrutement ».

La question de la parentalité reste la plus sensible. « Les entreprises considèrent toujours que les femmes s’investissent moins en termes d’horaires. Des freins persistent à l’égard des femmes mères ou potentiellement mères », observe l’APEC. Dans un quart des entreprises, il est mal vu pour un homme de prendre un congé parental.

 Et, problème, il reste un gouffre entre ces constats et les réponses qui y sont apportées. Car l’état d’esprit qui domine, au vu de l’enquête, est le suivant : les inégalités existent, mais pas chez moi. En effet, lorsqu’il s’agit de leur propre cas, les entreprises déclarent très majoritairement que la situation n’est pas plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Conséquence, seulement 39% d’entre elles pensent qu’elles doivent agir en priorité en faveur de l’égalité femmes/hommes. L’APEC voit là une « posture de déni » et dénonce un « repli de la part de l’ensemble des acteurs de l’entreprise : dirigeants, managers, syndicats, salariés(ées). »

APEC

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