Recul. Les villes de plus de 100.000 habitants comptent moins de femmes maires qu’en 2020. En 2026, deux femmes sont maires d’une des 10 plus grandes villes de France contre cinq, élues en 2020.
A l’issue du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, les comptes ne sont pas bons pour la parité entre femmes et hommes au pouvoir. Certes, dans les communes de moins de 1.000 habitants, le changement du mode de scrutin a eu un effet visible. Ces communes devaient présenter des listes paritaires et les femmes occupent désormais 52% des places dans les conseils municipaux contre 37% en 2020.
Une seule nouvelle tête
MAIS. Mais au total, les femmes ne représentent que 23 % des maires en France. Et, dans les grandes villes, elles sont encore moins nombreuses qu’en 2020. Sur les 42 communes de plus de 100 000 habitants, huit maires sont des femmes contre 12 élues en 2020.
Lire : Elections municipales : un pas vers la parité (2020)
L’élection de Laurence Ruffin à Grenoble, qui succède à un homme, ne compense pas les changements à la tête de Paris, Besançon et Mulhouse. Catherine Trautmann qui a fait son retour à Strasbourg, vingt-cinq ans après son dernier mandat, succède à une femme, Jeanne Barseghian. Et toutes les autres ont été reconduites. Nathalie Koenders à Dijon, Ericka Bareigts à Saint-Denis (La Réunion), Nathalie Appéré à Rennes, et Johanna Rolland à Nantes pour les socialistes. Josée Massi à Toulon et Sophie Joissains à Aix-en-Provence pour les divers droite.
Mais les femmes ont perdu trois villes. Paris, où un homme, Emmanuel Grégoire, succède à Anne Hidalgo, tous deux socialistes. A Besançon, la maire sortante écologiste Anne Vignot a été battue par le LR Ludovic Faugaut. A Mulhouse, c’est un candidat indépendant Frédéric Marquet qui succède à Michèle Lutz (divers droite).
Sorties des plus grandes villes
Pire : à la tête des 10 plus grandes villes, on ne trouve plus que deux femmes à Nantes et Strasbourg contre cinq à l’issue du scrutin en 2020. Deux de ces femmes ont, au cours de leur mandat, cédé la place à des hommes : l’écologiste Michèle Rubirola, alors élue à Marseille, s’était retirée six mois plus tard au profit de Benoît Payan pour des raisons de santé et Martine Aubry à Lille, a laissé sa place en 2025 à Arnaud Deslandes.
Ainsi, la courbe de progression des femmes au sommet du pouvoir municipal est stoppée net.
Le trombinoscope des maires des 20 plus grandes villes du Sud-Ouest réalisé par le quotidien régional Sud-Ouest est saisissant…


