Ce week-end, à Orléans, s’est tenu le congrès du Rassemblement national. Pour empêcher toute action de protestation lors de l’événement, le service de sécurité a reçu comme consigne de vérifier que les femmes portaient bien un soutien-gorge.
On aurait préféré croire à une fake news… mais non. Ce week-end, c’était le grand rendez-vous du Rassemblement national à Orléans. Le samedi 24 octobre, le parti a tenu son congrès, lors duquel Jordan Bardella a été réélu à la tête du parti d’extrême droite. Lors des contrôles d’accès au meeting, plusieurs médias rapportent que le service de sécurité a vérifié que les femmes portaient bien un soutien-gorge. Le but ? Éviter l’intrusion de militantes Femen.
Fouille intrusive
Plusieurs médias présents sur place affirment avoir assisté à ces contrôles. « Les agents glissent une main dans le dos des femmes pour savoir si vous portez un soutif », rapporte Marylou Magal, journaliste à L’Express. Une consoeur de France Inter témoigne également avoir vu le département protection sécurité (DPS), le service d’ordre du RN, s’assurer que « les femmes portent un soutien-gorge » avant d’entrer dans le Zénith d’Orléans.
Sur X, Laure Lavalette, la députée du RN du Var, dément et tente de discréditer la parole des journalistes : « Marylou Magal raconte n’importe quoi. C’est d’ailleurs l’essentiel de son activité ». Toutefois, les journalistes présents ont obtenu confirmation auprès de « plusieurs personnes chargées des contrôles d’accès au meeting sous haute surveillance organisé par le parti d’extrême droite », précise 20minutes. Le journal Le Parisien ajoute que « le DPS a bien reçu cette consigne ».
Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que le RN impose de tels contrôles. Lors du discours de rentrée de Marine Le Pen, qui s’est tenu à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en septembre, « deux militantes qui ne portaient pas de soutif ont dû montrer aux toilettes qu’elles n’avaient rien de tatoué sur le corps », détaille Victoria Koussa, journaliste pour France Inter, sur X.
Manifester contre l’extrême droite
Il y a quelques mois, le 10 mai 2026, la mairie de Carcassonne (Aude), dirigée par le maire RN Christophe Barthès, avait organisé une cérémonie d’hommage à Jeanne d’Arc. Pendant l’événement, le discours du maire avait été interrompu par quatre militantes Femen venues dénoncer la politique menée par la municipalité. Sur leur torse, elles revendiquaient : « Féministes, pas fascistes ! » ou « Femen, pas RN ! », comme le détaille France 3 Occitanie.
Lire : Femen relaxée à Lille : « Notre acte est politique, ce n’est pas de l’exhibition sexuelle »
Ce week-end, alors que le Zénith d’Orléans hébergeait le congrès du RN, un grand rassemblement s’est tenu dans la ville pour protester contre l’extrême droite. Plusieurs personnalités politiques de gauche étaient présentes, comme le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, la députée de gauche/écologiste Clémentine Autain ou encore le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko. À l’unisson, ils dénoncent « un climat délétère, raciste et xénophobe » alimenté par le RN. La préfecture du Loiret estime que 13 000 personnes ont manifesté ce jour-là. Les organisateurs en comptent 26 000.
À lire dans LesNouvellesNews.fr :
MOBILISATION LYCÉENNE : UNE PLAINTE POUR AGRESSION SEXUELLE CONTRE UN POLICIER
LE PLANNING FAMILIAL PRIVÉ DE SUBVENTIONS PAR LA MAIRIE RN DE CARPENTRAS
ALLEMAGNE : DES MILLIERS DE “MAMIES“ MOBILISÉES CONTRE L’EXTRÊME DROITE
LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR PARTAGE LE COMBAT DU GROUPE D’EXTRÊME DROITE NÉMÉSIS
CES FRONTS FÉMINISTES QUI FONT FACE À L’EXTRÊME DROITE ET AU PATRIARCAT

