Selon une étude, les pères réussissent autant que les mères à reconnaître les pleurs de leur bébé parmi d’autres. Ce n’est pas une question d’instinct mais d’expérience.
« Les pères sont tout aussi bons que les mères pour reconnaître les pleurs de leur bébé » : c’est la conclusion – et le titre – d’une étude publiée mardi 16 avril dans la revue Nature Communications (accès payant). Voilà qui met à mal l’idée reçue selon laquelle la maman serait plus attentive que le papa aux cris de bébé. Une idée reçue véhiculée par le concept de « l’instinct maternel » et effectivement intériorisée par les parents : « Lors d’une enquête conduite à l’université de Saint-Étienne auprès de 500 personnes, la moitié des gens interrogés estimaient que les parents sont incapables de reconnaître les pleurs de leur bébé parmi d’autres. Et ceux qui pensaient que c’était possible affirmaient que seule la mère en serait capable », note Le Figaro.
Rien de tout cela, selon les résultats de cette étude franco-britannique. Le panel étudié par les chercheurs était certes restreint : 27 pères et 29 mères, en France et en République démocratique du Congo, devaient reconnaître les pleurs de leurs bébés parmi quatre autres cris. Mais les résultats sont forts : dans 90% des cas, les parents ont reconnu leur progéniture à l’oreille. Et les pères autant que les mères.
Les plus réceptifs étaient les parents- pères comme mères là encore – qui disent passer au moins quatre heures par jour auprès de leur enfant. Cette capacité d’attention n’est donc pas une affaire d’instinct mais d’expérience, concluent les chercheurs. L’équipe compte poursuivre ses travaux pour identifier d’éventuelles différences entre père et mère quant à leur capacité à comprendre la raison des pleurs de bébé.
