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A Sciences Po, des hommes à tous les étages

par La rédaction

SciencesPoLes luttes de pouvoir qui agitent le prestigieux établissement parisien mettent en évidence la quasi absence de femmes dans ses bureaux.


 

Sciences Po, et ses hommes, dans la tourmente. Profitant de ce que la Cour des Comptes y a relevé des « anomalies et dysfonctionnements », la ministre de l’Enseignement supérieur reprend la main pour faire cesser la « crise », sur fond de lutte pour le pouvoir, qui agite le prestigieux Institut d’études politiques parisien. Geneviève Fioraso a annoncé, jeudi 22 novembre, qu’elle nommera « dans quelques jours un nouvel administrateur provisoire ». Et pourquoi pas une administratrice ?

Car une spécificité de Sciences Po a souvent été relevée ces dernières semaines : la lutte pour la succession de Richard Descoing à la tête de l’établissement n’a fait apparaître aucune femme. Et ce n’est pas tout. La journaliste de Libération Véronique Soulé la résumait le 19 novembre :

« Qui dirige Sciences Po Paris ? Réponse : des hommes. Il suffit de regarder l’organigramme de la direction pour constater le désastre. » A tous les niveaux de l’administration, mais aussi à la tête des unités de recherches, les femmes sont presque invisibles. La revue de détail effectuée par Véronique Soulé est implacable.

Certes, Richard Descoings semblait avoir pris conscience de cette situation, et fait en sorte que les comités de sélection des enseignants et chercheurs comprennent désormais des femmes. Mais cela ne concerne pas les postes administratifs. Voilà un an, Sciences Po a aussi lancé le programme PRESAGE, consacré aux études de genre. « Un programme très intéressant mais qui n’a guère influencé les mœurs locales », constate la journaliste.

 

 

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