Pas une femme parmi les 14 dirigeants de la Caisse des dépôts et consignations. Mediapart y voit un symbole de la « République misogyne ».
Une belle brochette d’hommes blancs. Une de plus. Mediapart dénonce avec force, mardi 28 novembre, la « République misogyne » qu’illustre la composition de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), « la plus puissante institution financière publique ».
Outre son directeur général (Emmanuel Macron a nommé Eric Lombard à ce poste le 16 novembre), les 13 membres de la commission de surveillance – instance dirigeante de la CDC – sont tous des hommes. « Pas une seule femme, alors que cette instance en comptait deux jusqu’au printemps dernier ».
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Le journal en ligne rappelle que les nominations dans cette commission de surveillance dépendent des principales institutions de la République : l’Assemblée nationale, le Sénat, la Cour des comptes, le Conseil d’État et la direction du Trésor. Autant d’instances de la République dont les choix se sont portés uniquement sur des hommes. Le 19 juillet, le président de l’Assemblée nationale a ainsi nommé Gilles Le Gendre, Jacques Savatier et Gilles Carrez.
Ces institutions républicaines, rappelle Mediapart, « avaient la possibilité d’inverser ces derniers mois la composition exclusivement masculine de cette instance, mais ils n’en ont rien fait. Ils ont même aggravé la situation ».
Pas de chance, la Caisse des Dépôts n’entre pas dans le cadre des ces instances et autres Autorités pour lesquelles des règles de parité s’appliquent. Elle n’est pas non plus tenue de respecter la loi qui fixe un quota minimum de 40% d’administrateurs ou administratrices du sexe sous-représenté : la règle ne s’applique qu’aux grandes entreprises, pas aux établissement publics comme l’est la Caisse des Dépôts. Et tant pis pour « l’exemplarité », dénonce Mediapart, qui voit là un « pied de nez symbolique aux droits des femmes et au principe républicain d’égalité. »
Laurence Parisot fustige une « faute de gouvernance, faute morale, faute politique ». Pour l’ancienne patronne du Medef, « Ils sont incapables de se défaire des schémas mentaux intériorisés depuis toujours, et notamment celui d’une répartition sexuelle des tâches. Aux hommes, la finance ! À fortiori la finance d’État ! »
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