Nominations toujours déséquilibrées

par La rédaction

Depuis le début du quinquennat, seules 14% de femmes ont été nommées dans les hautes administrations. Quand ça ne veut pas…


 

Les nominations de hauts fonctionnaires se suivent et se ressemblent. Lors du dernier Conseil des ministres, mercredi 24 octobre, huit nominations ont été annoncées : huit hommes.

Il y a un mois, nous relayions ce calcul d’un « citoyen engagé » : entre mai et septembre, il a été procédé en Conseil des ministres à 134 nominations dans différentes hautes administrations (préfets, recteurs, ambassadeurs…). Parmi celles-ci, seules 15 femmes ont été nommées, soit 11%.

Un mois plus tard, léger progrès tout de même, au vu d’un nouveau calcul, réalisé par Les Echos : sur les 170 nominations annoncées en Conseil des ministres depuis le début du quinquennat, 24 ont concerné des femmes, soit 14 %.

Les nominations devront se rééquilibrer à partir de 2013, quand entrera en vigueur la loi sur les nominations équilibrées dans la haute fonction publique : au moins 20% de femmes devront être nommées en 2013, puis 30% en 2015 et 40% en 2018.
Et c’est paradoxalement ce qui explique le peu de nominations de femmes à l’heure actuelle : « Le quota arrive après la vague de nominations en début de quinquennat et des ministères gardent ‘‘en réserve » leurs candidates pour rentrer dans les clous en 2013 », peste « un proche du dossier » cité par le quotidien économique.

 

 

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2 commentaires

SALIERE 25 octobre 2012 - 15:45

cela prouve qu’il faut des lois pour faire avancer les choses… et que ces messieurs sont très peu surs de trouver un nombre suffisants de femmes en qui ils feront confiance!
Stéréotypes ou méconnaissance du tissu social français? Les deux, sans doute.

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Lili 26 octobre 2012 - 12:34

Il n ‘y a donc pas assez de femmes pour pouvoir assurer l’équité maintenant et dans 2 ans, tu parles….

Peut-être ni stéréotype ni pessimisme. Les nominations de hauts fonctionnaires par les ministères concernent des postes très élevés dans la hiérarchie auxquels n’ont accès que les personnels déjà arrivés au grade juste inférieur.
Or il est probable que le nombre de femmes qui accèdent à ces grades qui sont tout de même déjà élevés soit faible.

Exemple : un préfet est nommé en général vers les 45 ans. Auparavant, il est souvent sous-préfet ou l’équivalent dans un autre ministère. Or déjà à ce niveau les femmes sont victimes du plafond de verre… Le vivier est dont réduit.

Une enquête à suggérer : le nombre d’échelons de la fonction publique gravi par les hommes et les femmes sur toute leur carrière et le niveau maximum atteint par sexe.

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